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 Lior, bureau de fortune du Lieutenant-Colonel Ivo Birkin

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Ivo Birkin
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MessageSujet: Lior, bureau de fortune du Lieutenant-Colonel Ivo Birkin   Ven 30 Avr - 23:08

Ivo avait quitté l'hôpital militaire contre l'avis du médecin...mais, même si sa blessure le faisait souffrir, il était resté trop de temps à East City et allait certainement se faire réprimander par ses supérieurs s'il y restait trop, et encore plus si ces derniers apprenaient qu'il était blessé. L'homme était arrivé le matin même et avait passé en revue ses troupes et cet imbécile de Sergent Mallone qui se prenait pour le chef des opérations. Ivo avait donné ses instructions à tous les hommes de la Onzième et s'était retiré au premier étage d'une maison qui lui servait de QG et aussi de logement. L'officier se traîna péniblement à la chaise qui se trouvait derrière son bureau et s'assit en gémissant de douleur.

« Merde! Quelle plaie. »

Il n'était pas en état de combattre et ses blessures mettraient longtemps à cicatriser, il ne fallait donc pas trop qu'il fasse de folie. Cette femme l'avait vraiment aligné comme il le fallait et dans les règles.

Cette salope ne paie rien pour attendre, je vais l'attraper et ce jour là il n'y aura pas de prisonnier.

Encore une humiliation à l'actif de l'alchimiste, il valait mieux ne pas trop l'ébruiter sinon il allait avoir encore des problèmes. Déjà que les soldats ne le respectaient pas à cause de sa réputation de boucher. Sauf qu'à l'inverse de Kimblee, Ivo n'avait pas une alchimie suffisamment spectaculaire et destructrice pour leur faire peur et se faire respecter...il passait juste pour un haut-gradé qui avait envoyé du monde à l'abattoir et était resté derrière son bureau. Ivo sortit une bouteille de Whisky de sous son bureau et s'en servit un verre qu'il but d'une traite. Sa carrière scientifique avait été un échec, sa vie sentimentale l'était aussi, et sans parler de sa carrière militaire qui commençait elle aussi à se désagréger. Il n'avait pas de chance et cela n'était pas juste, qu'avait il fait pour mériter un tel sort? L'homme se servit un deuxième Whisky et l'avala pareillement. Il fallait qu'il arrête, être soul pendant ses heures de services n'était jamais bon, surtout qu'il n'avait pas vraiment une très bonne presse...Ivo regarda à nouveau son bracelet de détenu. Mieux valait cacher la bouteille avant que Mallone où un autre abruti de son espèce ne fasse irruption dans la salle et ne le surprenne en train de boire. Ivo rangea la bouteille et sortit un plan de la ville, il était temps de se mettre au boulot, même si sa tête tournait légèrement sous l'effet du whisky pur malt. Ivo commença à tracer toutes sorte de symboles dont lui seul connaissait la signification sur le papier et à élaborer un plan de bataille, il modifia la configuration actuelle des groupes de la Onzième.

« Mais quelle bande d'imbéciles, Mallone avait positionné ses hommes en les exposant...un coup de mortier et il n'y aurait plus eu personne... »

Ivo continua à raturer en pestant...
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MessageSujet: Re: Lior, bureau de fortune du Lieutenant-Colonel Ivo Birkin   Sam 8 Mai - 21:41

PNJ : SOLDAT 1ère classe WILLIAM BENNET



    -« Non, mais il se croit où, c’lui là… Il débarque comme ça de la gran’ ville dans son uniforme tout propre, et on doit revoir entièrement nos positions sous prétexte qu’il est de mauvaise humeur ? »
    -« Will, arrêtes de cracher ton venin… On voit bien qu’t’es nouveau, ici… Le lieutenant colonel a été en poste ici quelque temps avant de repartir pour Central… Il sait ce qu’il fait… »
    -« Mouais… Il m’inspire pas confiance… J’aime pas son regard… »
    -« Ben tu vas quand même devoir faire avec, mon pote… C’est à toi de lui apporter le rapport des évènements de la nuit, c’est ton tour… »
    -« … Quelle arnaque ! C’est pas à moi, c’est Barry qui devait s’en occuper ! »
    -« … Il est pas là maintenant, et l’heure du rapport approche ! T’es le suivant sur la liste, moi j’l’ai fait hier !»
    -« … Je suis sûr que t’as magouillé ça avec le sergent… Donne-moi ça, espèce de faux frère, j’te jure que tu vas me le payer… »


L’air sombre, William Bennet arracha le rapport des mains de son camarade. Il savait bien que Barry n’était pas disponible… Une balle tirée par un fusil de rebelle lui avait transpercé la jambe, cette nuit. Il était donc parti grossir les rangs des blessés militaires… Mais il fallait quand même quelqu’un pour apporter ce fichu rapport. Will n’avait jamais aimé côtoyer ses supérieurs. Des ronds de cuir, tout juste capable de rester planqués dans leur bureau au plus fort du conflit, envoyant les soldats se faire hacher menu seuls sur la ligne de front… Autant il respectait le sergent Mallone, qui lui avait déjà sauvé la mise sur le terrain, autant il méprisait ce nouveau lieutenant-colonel et le prenait pour un énième planqué décidant de sa vie ou de sa mort… Il ne l’avait pas vu en action quelques semaines plus tôt, il n’avait donc pas idée des possibilités du bonhomme.

Will shoota dans une bouteille vide qui traînait par terre, non loin du baraquement de l’état major. Au loin, on entendait de temps en temps quelques rafales de balles, tirées par les rebelles ou par les militaires en guise de réponse. Ce conflit s’enlisait, et les nerfs étaient à vif des deux cotés du front. Pas plus tard qu’il y a deux jours, Will avait couvert un camarade qui s’était tiré une balle dans le pied pour partir de Lior. Le pauvre ne supportait plus d’être sur le front et commençait à avoir un comportement suicidaire… Là, au moins, il était en vie… Mais si quelqu’un comme Birkin venait à apprendre ce genre de choses, qu’est ce qu’il se passerait ? Il traînerait Will et son camarade devant le tribunal militaire, sans chercher à comprendre la démarche du jeune homme.


    *Espèce de pourri…*


Bennet toqua à la porte de la maison hébergeant le QG. Il déclina son identité à la sentinelle, et demanda à voir le lieutenant-colonel Birkin pour le rapport de la nuit dernière. Le jeune homme se découvrit, mais garda son fusil en bandoulière. Sur une zone en guerre comme Lior, on ne sait jamais. D’un pas lourd, il escalada l’escalier menant à l’étage. Les planches de bois des marches craquaient violemment, et il ne faisait pas grand-chose pour diminuer le bruit. Autant que le rond de cuir l’entende venir de loin, Will ne supporterait pas de le surprendre en train de dormir ou de bailler aux corneilles.

    *Bon, allez… Ce n’est qu’un mauvais moment à passer…*


Juste devant la porte, Will inspira profondément, et expira lentement. Puis il toqua, et attendit « sagement » qu’on lui permette de rentrer dans la pièce, ce qu’il fit sans se faire prier.

Il était là, juste derrière son bureau, en train de gribouiller des trucs bizarres sur une feuille cachée au milieu de nombreux autres rapports. Encore un supérieur qui baille aux corneilles. L’air très désapprobateur, Will se fendit tout de même du salut réglementaire.


    -« Soldat Bennet au rapport, Sir ! Le sergent Mallone m’a chargé de vous apporter le rapport des évènements de la nuit dernière. »


Sans attendre une quelconque réaction, Will s’avança pour poser le rapport juste à coté de son nouveau supérieur. C’est là qu’il la sentit… Cette petite odeur qu’il connaissait bien, mais qui n’avait rien à faire dans un bureau d’un supérieur.

    *Pauvre type… T’as aucune raison de boire toi, à l’abri dans ton bureau douillet… C’est nous qui sommes sous pression… *


Sans un mot, Bennet se remit au garde à vous à coté du bureau, dans l’attente d’un quelconque ordre, ou d’une réaction. Mais il ne pouvait empêcher une profonde désapprobation de s’installer sur son visage…

[HRP : Voilà, si tu as une petite remarque ou une modification à suggérer, n’hésites pas !]

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MessageSujet: Re: Lior, bureau de fortune du Lieutenant-Colonel Ivo Birkin   Sam 8 Mai - 22:32

On tapa à la porte alors que Birkin était en train de corriger les positions. L'officier pesta intérieurement, il avait demandé à Mallone à ce qu'on ne le dérange pas, mais c'était certainement important.

« Entrez. »

Un soldat entra, l'archétype de tous ces hommes qui passent leur vie sur le front : un uniforme sale et couvert de poussière, les traits creusés par les heures de combat. Le soldat ne fut pas des plus avenants avec le Lieutenant-Colonel. Il se mit au garde-à-vous et posa un rapport à côté de l'officier. Le rapport de la nuit, et Birkin allait devoir le lire, comme s'il n'avait pas assez de travail à rattraper les bourdes stratégiques de Mallone. L'officier prit le rapport et le lut attentivement, laissant le soldat Bennet debout et ne lui adressant aucun mot pendant une bonne quinzaine de minutes. L'officier leva enfin la tête de son rapport, un homme s'était pris une balle dans la jambe, ce qui arracha un soupir de colère à Birkin qui secoua la tête de dépit en repensant aux positions qu'avait monté Mallone.

« Un nouveau blessé? Ce n'est pas étonnant, le Sergent Mallone avait laissé sans surveillance les rues qui mènent au quartier Ouest de la ville, et statistiquement c'est là-bas que le plus de militaires ont été abattus. Je ne pourrai pas reprendre la ville en main si je n'ai pas une confiance totale et une obéissance indéfectible du personnel militaire en place. Je ne peux pas tolérer ça, le Sergent m'avait pourtant assuré avant mon départ à Central qu'il respecterai mes instructions...et maintenant nous perdons des hommes à cause d'une bourde stratégique...il ne manquait plus que ça. Je vais contacter Central et demander à ce qu'on prenne des mesures disciplinaires si ça se reproduit... »

La tirade n'était pas vraiment adressée à Bennet, le Lieutenant-Colonel pestait tout seul contre Mallone. Les deux hommes ne s'aimaient pas beaucoup, et c'était évident pour les soldats. Mallone était un homme de terrain que les hommes appréciaient, il avait été blessé au début de la révolte en allant sauver un de ses hommes blessés qu'il ne voulait pas abandonner sous le feu ennemi. Birkin bien au contraire inspirait la méfiance des vétérans d'Ishbal et de ceux qui avaient suivi le procès médiatique du « Boucher d'Ishbal » qui avait fait grand bruit. Ivo leva théâtralement la main en signe de désespoir, faisant teinter le bracelet métallique qui indiquait son matricule de détenu.

« Je crois qu'il va falloir que je donne directement les ordres, et nous allons commencer maintenant. Soldat Bennet, je vois que vous appartenez à l'escouade 7, eh bien vous transmettrez à vos compagnons de déplacer la barricade de la rue que vous occupez actuellement dans la rue du quartier Ouest, et vous êtes tous de garde toute la nuit avec ordre de tirer à vue si un de ces salopards de rebelles se pointe, c'est compris? »

Un ordre comme ça aurait du être reçu plusieurs heures avant l'exécution, afin que les hommes puissent se préparer et transporter chaque sac de sable de la barricade dans la rue en question qui était relativement éloignée de la position actuelle qu'occupait l'escouade 7. Birkin en avait conscience, mais il s'en moquait, il était persuadé de faire ça pour le bien de ses hommes, et il fallait l'avouer, les vapeurs de l'alcool lui montait un peu à la tête, sublimant sa colère. L'officier n'était pas du genre à aimer qu'on lui désobéisse.

« Vous savez, c'est ce genre de petit dysfonctionnement qui mènent une armée à la défaite en temps de guerre. Vous devriez le reporter à vos compagnons, le Sergent Mallone a failli vous mener à une mort certaine...nous sommes ici pour limiter les massacres effectués par les insurgés, pas pour qu'il ait un bain de sang parmi les nôtres. »

Birkin prit un stylo plume et le plongea dans un encrier rempli d'encre de Xing, puis il signa le rapport à contre-coeur, approuvant ainsi qu'il avait pris connaissance de tout ce qui s'était passé la nuit précédente.
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MessageSujet: Re: Lior, bureau de fortune du Lieutenant-Colonel Ivo Birkin   Dim 9 Mai - 11:58

PNJ : SOLDAT 1ère classe WILLIAM BENNET



Combien de temps se déroula depuis l’entrée de Will dans ce bureau ? Bien une demi-heure ! Impossible pour le jeune homme de regarder sa montre à gousset, le moindre mouvement de sa part aurait attiré l’œil du supérieur… Et cette pièce était quasiment vide, il ne voyait pas d’horloge sur le mur qu’il regardait. Les mâchoires serrées, changeant légèrement la répartition de son poids sur ses jambes qui commençaient à souffrir un peu, Bennet tenta de rester de marbre. Mais il ne pouvait s’empêcher de jeter de temps en temps un regard à Birkin. Apparemment, il lisait… Bon sang, il ne fallait pas une demi heure pour lire ce p***** de rapport ! Il le faisait attendre exprès pour le faire craquer, c’était sûr.

Un soupir plutôt irrité finit par sortir du lieutenant-colonel. Will haussa un sourcil : qu’est ce qui pouvait bien encore se passer… Mallone avait fait trop de fautes d’orthographes ? Non, en fait, il s’avéra que son nouveau supérieur déplorait les nouveaux blessés de la nuit et rejetait la faute entièrement sur le sergent Mallone. Bennet serra les poings et se retint de dire ce qu’il pensait. La situation avait sûrement évolué depuis que Birkin était parti… Mallone avait fait ce qu’il pouvait, en tentant de limiter la casse au maximum. Ce n’était pas lui qui devait être blâmé, mais plutôt le supérieur qui partait et laissait ses hommes seuls sur le front…


    « Je crois qu'il va falloir que je donne directement les ordres, et nous allons commencer maintenant. Soldat Bennet, je vois que vous appartenez à l'escouade 7, eh bien vous transmettrez à vos compagnons de déplacer la barricade de la rue que vous occupez actuellement dans la rue du quartier Ouest, et vous êtes tous de garde toute la nuit avec ordre de tirer à vue si un de ces salopards de rebelles se pointe, c'est compris? »

    -« Quoi ?? Cette nuit ? Mais nous… »


Will avait du se mordre la lèvre pour ne pas continuer, il ne voulait pas risquer d’être démobilisé pour des problèmes disciplinaires et laisser ses camarades dans le pétrin. Mais quel ordre injuste et débile ! De garde cette nuit ??? Voilà bientôt 24h que son unité était de service sur la barricade, ils allaient se reposer quand ? Et une barricade de la sorte ne se déplaçait pas aussi facilement ! Et qui allait les remplacer ? L’escouade 8 allait se retrouver toute seule dans leur ancienne zone !

    -« … A vos ordres, MONSIEUR… »

    *Espèce de crétin…, tu vas tous nous tuer cette nuit à ce rythme…*

    -« Nous tirerons sur tous les salopards qui se pointeront dans le secteur… »

    *Avec un peu de chance, il y aura peut être une balle pour toi aussi, si tu lèves tes fesses de derrière ton bureau…*


Ces ordres étaient vraiment débiles, il n’y avait pas d’autres mots. L’alcool que Bennet avait senti dans l’haleine de son supérieur en était-il la cause ? C’était bien possible. Voilà à présent que Birkin demandait à Will de critiquer le sergent Mallone devant ses camarades. Il ne le supporta pas et finit par craquer. Le regard flamboyant, il se tourna complètement vers son supérieur à lunettes.

    -« Sauf votre respect, Monsieur, je n’ai pas pour habitude de critiquer ouvertement un supérieur direct comme le sergent Mallone face à mes camarades. Cela peut avoir des conséquences désastreuses sur les liens qui nous unissent au sein de l’unité, et vos statistiques sur le nombre de blessés risqueraient d’augmenter... Je sais bien que Central City n’aime pas ce genre de surprise, j’aimerais vous éviter ce genre de tracas, Monsieur… »

    *Par contre, je n’hésiterais pas à te descendre en flèche auprès des copains, toi…*
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Ivo Birkin
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MessageSujet: Re: Lior, bureau de fortune du Lieutenant-Colonel Ivo Birkin   Dim 9 Mai - 14:46

Birkin avait fini par donner ses ordres. Il savait que cette reprise de pouvoir par la force était nécessaire, il devait montrer qui était le chef. Le Sergent Mallone était certainement très compétents aux yeux de ses subordonnés, mais il n'était pas un officier et encore moins celui qui s'occupait de la situation de Lior. Ivo sentit la contestation naître dans les yeux de Bennet, le soldat ressentait certainement une animosité envers Birkin, ce qui était le lot de pas mal de gens. Heureusement, à East City, les gens étaient moins à cheval sur les préjugés et l'avaient accueilli, quoi qu'il en soit, il devait s'imposer.

« Je comprends que cela vous ennuie de démonter et de remonter la barricade, mais si vous vouliez vraiment partir en vacances, il fallait aller travailler dans un club balnéaire à Aquroya et ne pas vous engager. Nous sommes sur le front soldat, seule la victoire m'importe, vos simagrées, je m'en fiche pour rester poli. »

Le ton sec et les paroles incisives de Birkin furent particulièrement cinglants, anéantissant toute répartie naissante. L'officier Birkin avait d'autres priorités, et il se moquait du mécontentement d'un tire-au-flanc qui était effrayé à l'idée de travailler dur, il fallait absolument protéger les autres soldats et minimiser les pertes. Ses hommes pourraient se reposer après, c'était un moment trop crucial pour laisser les rebelles prendre l'avantage. Bradley avait donné une seconde chance à Ivo, et il n'avait pas le droit à l'erreur, il suffisait de voir ce qui s'était passé avec Conelly, ce dernier avait payé de son humanité le fait de ne pas avoir sur gérer les affaires de Lior. Le soldat avait cependant approuvé les ordres, il n'était certainement pas assez fou pour contester les ordres de Birkin qui était un officier supérieur. D'autant plus que Birkin avait remporté de nombreuses victoires avec ses hommes durant Ishbal.
Une ardeur flamboyante rougeoyait dans les yeux de Bennet, comme s'il fixait l'officier supérieur par défi, il était évident que Bennet n'appréciait pas trop son supérieur, restait à savoir si ce dernier allait encore passer la barrière de la provocation. La faible lumière de la pièce se réverbérait sur les verres des lunettes de Birkin, et le Lieutenant-Colonel attendait une réponse de son subalterne, ce dernier hésitait à parler, cela se voyait. Puis la remarque vint, elle n'était pas vraiment ouverte, et le soldat Bennet était certainement trop malin pour se risquer une attaque directe, cependant Birkin n'avait pas à tolérer ça. Les traits de l'officier se plissèrent, lui conférant une mou terrifiante, comme si l'homme avait changé du tout au tout...comme si Ivo Birkin avait revêtu son masque de terreur et que son jumeau obscur avait pris les commande.

« Epargnez-moi vos pirouettes rhétoriques et venons-en au fait Soldat Bennet. »

Birkin se leva d'une traite et approcha son visage à quelques centimètres de celui de William Bennet, de là il pouvait voir toute la colère qui se lisait sur les traits de l'officiers.

« La politique de Central, je la connais et j'en viens. Je suis docteur de l'université de Central et j'ai travaillé dans l'armée en tant que scientifique et à l'office stratégique depuis plusieurs années, donc ne vous inquiétez pas pour moi Soldat, je sais très bien comment mener mes hommes, comme vous pouvez en juger j'ai les qualifications et le grade pour être ici. Si le Sergent Mallone ou quiconque a quelque chose à redire sur mes ordres, qu'il ne se gène pas, je tiens mes ordres de son Excellence King Bradley et traîner l'unité entière devant un tribunal militaire pour insubordination ne me gène absolument pas. Alors maintenant vous allez aller transporter cette putain de barricade dans la rue du quartier Ouest avant que je devienne un peu plus chatouilleux et que je prenne pour argent comptant vos insinuations fallacieuses. Me suis-je bien fait comprendre Soldat Bennet? »

Le ton de Birkin s'était encore durcit, il savait que tout le monde était à cran, et un peu de sévérité remettrait tout le monde à sa place. Il était évident qu'il ne trainerait pas toute l'unité au tribunal militaire, tout comme il jouait un rôle en revêtant ainsi le costume du supérieur intransigeant et très dur, mais s'il ne le faisait pas, ses hommes ne le respecteraient plus, et ils n'obéiraient plus à ses ordres.
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MessageSujet: Re: Lior, bureau de fortune du Lieutenant-Colonel Ivo Birkin   Mar 11 Mai - 18:41

PNJ : SOLDAT 1ère classe WILLIAM BENNET



Le lieutenant Colonel Birkin n’avait apparemment pas l’habitude qu’on le conteste, quelque soit la forme adoptée. Bien campé sur ses deux jambes, le fusil toujours en bandoulière et la casquette coincée sous le bras, Will déglutit et essaya de ne pas bouger lorsque son supérieur se rapprocha de lui. Il y avait quelque chose de terrifiant dans ce visage. Les ombres, décuplées par la faible lumière dansant sur les murs, amplifiaient les rides d’expression, les poussant à l’extrême. Par moments, au gré de l’orientation par rapport à la lumière, les yeux de l’homme disparaissaient derrière les verres des lunettes, qui en devenaient presque éblouissants. Et cette voix. Sèche, sans aucune chaleur. Celle d’un officier sans considération pour ses hommes, ne les voyant seulement comme de braves chiens prêts à n’importe quelle folie, du moment qu’on leur en donnait l’ordre. N’était ce pas le rôle des soldats après tout ? Se la fermer, et obéir, même quand les directives paraissaient absurdes.

    -« … »

Voilà les limites de l’armée. Devoir obéissance à quelqu’un que l’on n’estime pas est terrible. Et Will ne pouvait rien face à cet homme, qui pouvait briser sa carrière et sa vie en un claquement de doigts. Il le lui fit bien comprendre en le menaçant, lui et l’unité, du tribunal militaire. Bennet plissa les yeux et fixa sans ciller son supérieur. Le jeune homme était légèrement plus grand que son supérieur, mais il accentua le pencher de tête vers l’avant pour amplifier cette différence. Pourquoi le faisait-il ? Par volonté de provocation, sûrement… N’étant absolument pas libre de sa parole, il ne pouvait que laisser son corps s’exprimer dans une moindre mesure. L’idéal aurait été un bon coup de poing, mais c’était comme appuyer soi même sur la gâchette d’une arme dont on tenait le canon collé sur sa tempe. Will était une tête brulée, mais pas suicidaire. Les mâchoires du jeune homme se contractèrent tandis qu’il faisait le dos rond sous la fin de la tempête de mots. Mais il ne lâcha pas du regard les lunettes de son supérieur.

    « … insinuations fallacieuses. Me suis-je bien fait comprendre Soldat Bennet? »

Dans un premier temps, Will ne dit rien, laissant un silence pesant s’installer dans la pièce. Il y avait de fortes chances que les militaires présents dans les autres pièces aient entendu l’éclat de voix, mais il n’en avait que faire. Le jeune homme baissa un instant les yeux vers les pieds de son supérieur, puis plongea à nouveau son regard dans celui du lieutenant-colonel.

Une faible odeur d’alcool flottait entre eux deux, juste après la tirade de Birkin. Bennet renifla deux fois de façon très peu discrète, sans dévisser le regard.


    -« Tout est parfaitement limpide, Monsieur. La barricade sera transportée comme vous l’avez demandé, il n’a jamais été question du contraire, Monsieur, vous avez du mal comprendre. Je ne me permettrais jamais de remettre en cause un ordre direct venant de la part d’un supérieur sous l’autorité directe de son Excellence King Bradley. »

Will en aurait vomi. Voilà à quoi il était réduit : du vrai cirage de pompe. Quelle vie de merde. Il aurait peut être du rester dans sa campagne natale, dans l’ouest du pays. Mais pour faire quoi ? Agriculteur, comme tous les hommes de sa famille avant lui ? Hors de question. Mais au moins, là bas, il n’aurait pas eu à subir ce genre d’échanges.

    -« Seule la victoire importe, comme vous l’avez dit. Puis je disposer, Monsieur ? Les sacs de sable ne se transporteront pas tous seuls… »

    *Je crois que je préfèrerais déplacer cette p***** de barricade dix fois plutôt que te parler à nouveau… *

Juste après la dernière phrase de Will, quelqu’un toqua à la porte. La personne qui se trouvait derrière avait la tête recouverte par une sorte de châle, enserrant ses longs cheveux et cachant partiellement son visage. Elle ne portait pas d’uniforme, mais plutôt ce qui ressemblait à des habits de voyage, poussiéreux à cause du sable de Lior. Mais la silhouette était tout de même reconnaissable : il s’agissait d’une femme. Personne en bas ne lui avait demandé de se découvrir : le laissez-passer signé de la main même du Généralissime avait dissuadé quiconque de lui poser plus de questions…
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Ivo Birkin
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MessageSujet: Re: Lior, bureau de fortune du Lieutenant-Colonel Ivo Birkin   Mar 11 Mai - 21:50

Le soldat fut visiblement surpris d'une telle réaction. Même si Birkin savait qu'il serait certainement beaucoup moins populaire par cette réaction, il savait aussi qu'à l'avenir, on le respecterait et qu'on obéirait aux ordres. Au moins, les soldats se tiendraient à carreau, le moindre petit dérapage pouvait mener à un échec total de la mission et à des pertes humaines trop importantes. De plus, si l'armée d'Amestris échouait à Lior, d'autres émeutes pourraient très bien se déclencher ailleurs, où des fanatiques pourraient inciter le peuple à la révolte. Le devoir de l'armée était de se montrer irréprochable à tout moment, professionnelle et surtout capable de se montrer invincible envers ses détracteurs. L'uniforme bleu devait en toute circonstance être capable de protéger les honnêtes citoyens et de châtier les voyous, les bandits et les insurgés. Ca serait la leçon du jour pour le Soldat Bennet, qui avait été un peu trop fort en gueule devant un officier supérieur et ses directives. Lorsque le Généralissime avait demandé à Birkin de venir ici pour éliminer les chefs religieux de Lior, il l'avait fait sans poser de question, pourtant il ne s'était plus entraîné depuis longtemps à cause de la prison et la mission était mais il n'avait pas posé de question et avait rempli les objectifs. Le soldat toisait Ivo, mais l'officier n'en fit rien, il savait qu'il avait le dessus quoi qu'il arrive, Bennet respectait la hiérarchie, il ne hasarderait certainement pas à se dresser contre son supérieur. Il y eut un intense duel entre les deux hommes : l'un, soldat qui ne supportait pas l'injustice, au regarde expressif et pénétrant ; l'autre, officier sans scrupule, au regard vide et dément. Le soldat renifla bruyamment, il avait certainement senti l'odeur du whisky, sans doute la connaissait-il bien lui-aussi du fait de son habitude pour les soirées arrosées entre militaires.

« J'espère que nous nous sommes bien compris. »

Le soldat se fit bien plus docile, voyant que de toute manière, Birkin ne plierait pas et que la bataille était perdue d'avance contre un homme qui avait plus d'étoiles que lui brodées sur ses pattes d'épaule. Birkin écouta les dernières paroles du soldat.

« Oui, vous pouvez disposer Soldat. Soyez sûr que je viendrai inspecter vôtre travail avant la fin de la journée. »

C'était certainement faux, car Birkin avait trop de travail à rattraper, mais s'il pouvait faire un petit peu peur à ce soldat, cela dissuaderait certainement les autres de chercher à négocier les ordres. L'officier revint à sa carte lorsque le soldat fut éloigné, puis il se surprit à jurer pas si silencieusement.

« Mais quel connard! »

Le soldat Bennet avait dépassé les bornes et ses provocations avaient eu un effet assez important sur le Lieutenant-Colonel, cela pouvait lui servir de consolation, l'officier défit les boutons de sa veste d'uniforme et retroussa ses manches pour se mettre à l'aise. Birkin ratura la plupart des positions sur la carte lorsqu'on tapa à nouveau à la porte. Les pupilles de Birkin se dilatèrent, il vit rouge, pensant à une blague ou le retour du Soldat Bennet qui avait trouvé une autre excuse pour essayer de déroger à ses obligations où déranger son supérieur.

« Il commence vraiment à me taper sur le système, en voilà un qui va se faire ramasser...il va s'en souvenir. »

Birkin fulminait de rage, il se dirigea d'un pas énergique à la porte et l'ouvrit à la volée.

« QUOI ENCORE? »

Le Lieutenant-Colonel fut surpris de découvrir une femme dans un châle, un peu comme les femmes de Lior. Une civile, dans le QG provisoire...c'était inadmissible, l'incompétent qui avait fait ça allait en prendre pour son grade, et même pour le grade de ses supérieurs et de toute sa section. Birkin ne se força pas à être aimable.

« Que puis-je faire pour vous? »

Birkin ne ressemblait vraiment pas au militaire conventionnel, mal rasé, cerné et les cheveux mi-longs, il arborait en plus de cela un uniforme non boutonné et des manches retroussées, mais il ignorait qui se tenait en face de lui.
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MessageSujet: Re: Lior, bureau de fortune du Lieutenant-Colonel Ivo Birkin   Ven 9 Juil - 16:23

PNJ : FEMME MYSTÉRIEUSE


Malgré la façon dont elle fut reçue, la femme ne se troubla pas. Un pâle sourire vint éclairer son visage tandis qu’elle resserrait le châle sur ses épaules. Ce n’était qu’une façade, pour donner le change à un humain. Celui ci était décidément bien grossier, et négligé. Mais fallait-il s’attendre à quelque chose d’autre venait d’un officier au front ?

    -« Me laisser entrer serait déjà une bonne idée, Lieutenant-colonel. Ce n’est pas très galant de faire attendre une femme sur le pas de votre porte… Je ne vous dérangerais pas très longtemps, soyez sans crainte… »

Le visage toujours dissimulé par la fine étoffe lui couvrant la tête, la femme mystérieuse n’attendit pas plus et força un peu la main du militaire, en entrant d’elle même dans la pièce. Elle ne pouvait avoir cette conversation sur le palier, il y avait trop de choses en jeu. Une fois à l’intérieur, elle prit le temps de regarder tout autour d’elle. Il y avait de la tension en ce lieu, c’était peut être la raison de la colère qu’elle avait pu lire sur le visage du jeune soldat qui quittait le bâtiment ou moment ou elle y pénétrait. Les esprits s’échauffent, les soldats commencent à douter de leurs supérieurs, les prennent pour responsables du bourbier qu’est devenue la guérilla de Lior. Plus de morts en perspective, c’est ce qui leur fallait.

Une fois que la porte fut fermée, la femme mystérieuse se tourna enfin vers son interlocuteur. D’un geste lent, elle ôta le châle qui lui recouvrait la tête, laissant ses traits apparaître à la lumière tamisée de la pièce. Ainsi vêtue, elle ressemblait quelque peu à Lust. Robe longue d’un seul tenant, cheveux longs détachés tombant sur ses épaules… Et ce tatouage. Birkin avait-il connaissance que l’homonculus de la luxure portait exactement le même ? Elle allait bien vite le savoir. Sa voix était très maternelle, tout comme l'expression de son visage, ce qui contrastait grandement avec ses paroles.


    -« Je viens pour vous rafraichir la mémoire, Lieutenant-colonel. Et vous rappeler à votre promesse envers ma sœur… Vous savez sûrement de qui je veux parler, n’est ce pas ? Quelqu’un qui possède une place spéciale dans votre cœur… »

Elle voulait parler de Lust, évidemment. Bien qu’elle n’ait aucune idée de ce que Lust avait vu raconter sur la « famille », la jeune femme qui se tenait en face de Birkin ne s’encombra pas de ces interrogations.


    -« Elle ne peut se déplacer en personne. Je le fais donc à sa place. Je me permets de vous rappeler à vos devoirs envers elle. Vous vous êtes engagés à lui procurer un objet extrêmement important. Toutes les conditions semblent être réunies, à présent. Qu’attendez-vous ? Douteriez-vous de vos propres capacités ? »

Elle porta une main à sa bouche, comme si un secret qui ne devait être dit venait d’être révélé. Piquer Birkin dans sa fierté d’alchimiste pouvait être une bonne méthode. Lust l’avait dépeint comme quelqu’un de très fier.

    -« Oui, c’est peut être cela… Vous ne vous en sentez pas capable… Vous avez mal vieilli, Birkin… Vous avez eu du temps depuis la dernière tentative pour peaufiner votre technique et finalement, vous vous dégonflez… Lust va être terriblement déçue… Il va falloir compter sur quelqu’un d’autre de plus jeune et de moins effrayé par les risques… Bien, je vous laisse à vos occupations de petit soldat… Adieu… »

Remettant le châle sur ses épaules, la jeune femme s’apprêta à quitter la pièce. Si Birkin voulait réagir, c’était maintenant ou jamais, avant qu’elle ne parte... Sloth, l’homonculus de la paresse, avait fait son travail, il ne tenait qu’à l’homme de réagir, à présent…


[HRP : Désolé de l’attente – 2 solutions possibles : soit c’est le dernier post du pnj , soit une « conversation » s’installe, de 1 post de plus pour le PNJ. A toi de voir. Mais au moins, tu n’es plus bloqué.]
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Ivo Birkin
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MessageSujet: Re: Lior, bureau de fortune du Lieutenant-Colonel Ivo Birkin   Dim 11 Juil - 16:03

Birkin fut tout de suite mis au diapason. Il fallait reconnaître que la jeune femme en face de lui respirait l'autorité. Il s'attendait à voir un soldat mécontent qui viendrait encore lui faire des rapports sur les problèmes de la base. Il fallait reconnaître que le conflit de Lior durait depuis longtemps, et que tout cela commençait à taper sur le système des soldats. La chaleur, les insurgés et les conditions de vie relativement dures commençaient à avoir le dessus sur les soldats. Birkin ne pouvait ignorer cela dans son équation, il allait falloir accélerer les choses, si l'Etat-Major voulait la victoire, il serait bientôt le moment de donner l'assaut. Birkin se poussa, laissant l'entrée de son bureau libre et faisant un signe à la jeune femme de passer. L'homme referma délicatement la porte, la conversation devait certainement rester secrète, du moins c'est ce qui était sous-entendu par une femme qui prenait autant de précautions pour cacher son visage et ne pas être reconnu. Birkin n'osa pas prendre la parole et la laissa parler, il y avait quelque chose qui clochait, il ne s'agissait pas d'une visite standard, et l'homme était suffisamment observateur pour ne pas se tromper sur ce genre de choses.
C'est alors que les pupilles de Birkin se dilatèrent sous la surprise intense de découvrir le visage de la jeune femme. Elle lui ressemblait, et si ça ne s'arrêtait que là, elle avait aussi le même tatouage. Birkin n'avait jamais vraiment compris à quoi il correspondait, l'assimilant à une fantaisie de la part de la jeune femme qu'il voyait à Lior, mais pour lui aujourd'hui cette histoire était terminée. Cette jeune femme avait disparue, et voilà qu'une autre portant le même tatouage réapparaissait, c'était quand même étrange. Birkin eut du mal à faire la part des choses en assistant à une telle scène. Qui était cette femme? Que signifiait ce tatouage, qui semblait être récurrent. Birkin croisa les bras en signe de défense, il ne pouvait pas objectivement en savoir plus, il laissa alors parler la jeune femme, ce qu'elle lui dit le surprit à moitié.

« Promesse, oui effectivement je vois à quoi vous faites allusion. Votre soeur ne s'est cependant plus manifestée depuis plusieurs mois. Je suis cependant conscient qu'il sera bientôt le moment. »

Birkin avait répondu d'une voix beaucoup plus calme. C'était donc ça? Elle voulait la pierre elle aussi. On ne lui avait jamais parlé de la famille de celle qu'il avait considéré comme sa bien-aimée un jour. Mais cela confirmait bien l'obsession de cette dernière pour la pierre philosophale. Birkin avait effectivement prévu de la créer, mais il devait s'en tenir à son plan, ses supérieurs pourraient mal réagir à une telle entreprise, et ça devait rester relativement secret. Le fait que cette jeune femme ait aussi le tatouage pouvait faire penser à une certaine organisation, peut-être une organisation dont le signe distinctif serait ce tatouage. La phrase suivante fut relativement blessante pour le scientifique qui sourit de manière mauvaise.

« J'en déduis donc que vous pensez vous aussi que le moment de créer la pierre est venu. Je suis un scientifique, je connais toutes les modalités de la création de l'artefact et j'ai passé plusieurs années à étudier tous les grimoires sur le sujet, ne me prenez pas pour un débutant ! Je suis la personne de la situation et vous le savez très bien. »

Birkin s'arrêta, il reprit son souffle, ne voulant pas s'emporter. La jeune femme le provoquait certainement pour voir ce qu'il avait dans le ventre. Elle continua en augmentant le poids de ses paroles sur l'âge de Birkin, et le fait qu'il avait certainement mal vieilli. Birkin posa violemment sa main sur la porte pour empêcher la jeune femme de partir comme ça.

« Je ne laisserai pas colporter de telles choses à mon sujet. Si vous voulez prendre quelqu'un d'inconscient sans aucune expérience, faites-le mais sachez qu'il n'arrivera pas à mon niveau d'alchimie et à mes connaissances avant plusieurs années, vous perdrez donc du temps. Je prévois de créer la pierre dans quelques jours, mais cela demande des préparatifs, comme tracer le cercle, et maquiller tout ça en une grosse bataille, mais soyez-en certaine, la pierre sera à moi d'ici quelques jours... »

Birkin avait parlé de manière calme mais décidée, ses yeux injectés de sang par la colère d'être traité comme un débutant.
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MessageSujet: Re: Lior, bureau de fortune du Lieutenant-Colonel Ivo Birkin   Lun 12 Juil - 16:32

PNJ : SLOTH, HOMONCULUS DE LA PARESSE




Birkin était un homme intelligent. Il comprit immédiatement à quel niveau se plaçait cette conversation. Comme Sloth le pensait, il était loin d’avoir oublié la « tâche » qu’il devait accomplir. C’était cependant regrettable que Lust n’ait pas pu accorder plus de temps à son pantin. La Luxure savait parfaitement comment le prendre, sans craindre de le briser plus que nécessaire. Le risque de travailler avec des humains était qu’ils pouvaient vous claquer dans les doigts pour la plus insignifiante des raisons, il valait donc mieux être prudent. Cet homme était précieux pour Dante. Il était l’un des rares alchimistes en Amestris à avoir les connaissances suffisantes pour créer la Pierre. Mais surtout, il en avait l’opportunité, ce qui n’était pas le cas d’Edward Elric actuellement. Le conflit avec Lior devait prendre fin, et quelle meilleure façon pour le clôturer que d’utiliser les âmes des participants en créant l’objet de toutes les convoitises ?

Sloth avait réussi à mettre Birkin dans l’état qu’elle voulait. Blessé dans son orgueil, l’homme réagit avec violence. Son bras s’abattit sur la porte, empêchant l’homonculus de quitter la pièce. Bien. Il voulait mettre les choses au point. La femme se tourna donc vers son interlocuteur pour lui faire face à sa colère. N’importe quel humain à sa place aurait eu peur à cet instant. Mais savait-il qu’elle n’était pas humaine ? Elle pouvait se débarrasser de lui en quelques secondes… Personne ne comprendrait comment diable pouvait-on noyer un officier de l’armée d’Amestris dans une pièce sans eau… Mais cette option n’était pas envisageable. Sloth enleva donc à nouveau son châle pour plonger son regard dans celui de Birkin. L’expression maternelle de tout à l’heure revint flotter sur son visage, déstabilisante dans une telle situation. Elle sourit chaleureusement à l’homme, comme elle avait appris à le faire pour donner le change aux humains. Mais quelque chose au fond d’elle lui laissait sous entendre qu’elle connaissait déjà cette expression bien avant de « naître » en tant qu’homonculus.


    -« Bien sûr que vous êtes l’homme de la situation, Ivo Birkin… Nous n’en avons jamais douté. Je suis juste venue vous tester, et vous me semblez toujours motivé, voilà qui est rassurant. Lust a très bien su s’entourer, elle a eu raison de se tourner vers vous… Vous la reverrez bientôt, une fois qu’elle aura fini de s’occuper de notre Mère. »

Dante était au plus mal, et ses « enfants » étaient en train de lui trouver un nouveau corps. De ce que Sloth savait, c’est que Lust prendrait part à la chasse. Mais Ivo ne pouvait comprendre cela. Inutile de lui expliquer.

    -« Vous êtes maître sur votre terrain, mais attention… Ce que vous vous apprêtez à faire peut attirer les convoitises de certaines personnes… Il existe dans ce pays des gens capables de lire les signes, il ne leur sera pas bien difficile de comprendre ce qui se trame à Lior. Vous n’êtes pas le seul à en savoir autant sur la Pierre, contrairement à ce que vous semblez croire. Soyez prudent, je n’ai pas envie de devoir rapporter la nouvelle de votre mort à ma sœur. »

Dans un geste purement maternel, Sloth vint poser une main sur la joue du lieutenant-colonel, un peu comme on fait face à un enfant, ou à quelqu’un de sa famille auquel on tient. La séduction n’était pas son jeu, elle laissait volontiers cet aspect de l’humanité à Lust.


    -« Au revoir, Lieutenant-colonel. Prenez soin de vous. Saluez ma sœur quand vous la verrez. »

La main de Sloth était froide. Aucune âme ne réchauffait son corps. Elle rompit le contact, remit son châle et ouvrit la porte, forçant doucement Ivo à lâcher prise sur le battant, s’il ne l’avait pas déjà fait. L’obscurité de l’escalier l’avala, et elle disparut du champ de vision du militaire.

Dante serait contente, la fin était plus que proche…


[Fin du PNJ]
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