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 La boulangerie des trois éclairs [Charles Marlow]

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Michishige Kumiko
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MessageSujet: La boulangerie des trois éclairs [Charles Marlow]   Mer 23 Juin - 1:06

°~Chocolat, caramel, café~°
Le logo de la boulangerie en imprimé translucide sur la vitrine commençait à ne plus se distinguer, la nuit tombant plutôt rapidement. La jeune vendeuse se pressait donc a passer un dernier coup de balai devant l'entrée avant de descendre le store et de rentrer chez elle. Son frère devait déjà être rentré vu l'heure. En souriant elle songea :

* J'aimerai bien que pour une fois il cuisine pour moi ce soir.*

Michishige retourna dans l'arrière boutique pour éteindre les derniers éclairages, quand la clochette de la porte raisonna. À cette heure tardive Michi fut prit d'un petit sursaute, car elle ne s'attendait pas à avoir un dernier client. En général les habitués venaient à heure fixe, il devait donc s'agir d'une personne de passage. Faisant demi tour avant d'avoir atteint les interrupteurs, la jeune femme rejoignit le comptoir pour dire à ce client tardif qu'il devrait revenir le lendemain. Un homme plutôt élancé, vêtu assez inhabituellement se tenait raide comme un piquet devant l'étalage de pâtisseries.

- Bonsoir monsieur, je suis désolée mais je suis en train de fermer. La caisse est déjà faite il va falloir que vous repassiez demain.
Elle sourit gentiment pour montrer qu'elle était désolée de l'accueillir ainsi.

L'homme qui semblait ne pas être sorti depuis un certain temps, prit un moment avant de répondre. Il devait surement rechercher ses mots, si micha avait raison le manque de contact humain pouvait-il faire oublier le langage ? Bien qu'il n'est pas l'air d'être dans une très grande forme, Micha ne pouvait rien lui vendre, la caisse ayant été faite. Lorsqu'il parla Micha ne comprit pas tout de suite ce qui se produisait, mais elle sentit son coeur s'emballer à l'écoute d'une voix si enivrante.


Dernière édition par Michishige Kumiko le Ven 16 Juil - 2:02, édité 1 fois
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Charles Marlow
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MessageSujet: Re: La boulangerie des trois éclairs [Charles Marlow]   Jeu 24 Juin - 19:40

Il n'avait pas vu l'heure passer, trop absorbé par ses recherches. Il s'était une fois de plus laissé emporter par son enthousiasme à l'idée de l'aboutissement prochain de son projet. Son entretien avec son directeur de thèse n'avait rien donné de bon ; s'il ne parvenait pas à avancer un tant soit peu d'ici la fin de l'année civile, le vieux professeur reverrait son engagement et alors Charles risquait de se voir retirer ses bourses d'étude et autres subventions. À grand renfort d'arguments, il avait obtenu une extension de budget à la condition que dès lors, il effectue ses expériences dans un laboratoire de l'université. Cette perspective de travailler ainsi dans un espace collectif ne l'enchantait guère, mais il avait dû plier face à l'autorité de son interlocuteur. On lui avait assuré qu'il disposerait d'une armoire personnelle dont il serait le seul à posséder la clef, mais cela ne rendait pas nécessairement la proposition plus alléchante.

Il n'avait, bien entendu, pas pu protester, mais cela le contrariait très fortement de devoir se rendre à l'université tous les jours, le trajet représentant une grosse perte de temps. De plus, s'il ne pouvait plus travailler chez lui, il ne pourrait plus tester ses hypothèses à sa guise, la conscience humaine des universitaires l'empêchant de se servir d'autant d'animaux qu'il le souhaitait. Il avait donc passé le reste de l'après-midi dans son nouveau laboratoire inondé de lumière grâce à de grandes fenêtres. Comment pouvait-il travailler dans un tel environnement ? Jamais ses yeux ne pourraient survivre à tant de clarté !

Il avait ainsi prit le temps de réfléchir à sa dernière expérience ratée. Assis derrière son bureau, penché sur ses notes, il avait recherché pendant des heures l'erreur de sa formule de renforcement de l'organisme. Depuis des mois qu'il travaillait à obtenir un sérum capable de renforcer le système immunitaire de manière à prévenir toute sorte de maladie, la mort de son cobaye n'avait fait que renforcer son sentiment de frustration de ne pas parvenir à faire aboutir ses recherches. Son directeur de thèse, qui l'avait assisté une partie de l'après-midi, l'avait trouvé impatient et impétueux ; s'il ne se calmait pas un peu, jamais il ne parviendrait à un résultat concluant. Tout vient à point à qui sait attendre lui avait-il répété plusieurs fois en quelques heures à peine ; l'être humain ne s'était pas fait en un jour, il était donc tout à fait naturel qu'un projet aussi ambitieux que son évolution prenne du temps à se mettre en place. Pourtant, Charles était tellement curieux de voir ce qu'apporteraient ses inventions à la société, de vivre enfin dans un monde d'êtres parfaits, qu'il ne pouvait réfréner ses ardeurs. Il ne pouvait envisager que rien ne se fasse de son vivant.

N'ayant pas prévu de rester à l'université tout l'après-midi, il avait pensé s'arrêter faire des courses après son entretien en rentrant chez lui, cependant il était resté plongé dans ses notes et autres comptes rendus d'expérience et avait ainsi laissé filer le temps sans le voir. Se rendant compte que l'heure tournait même s'il n'y prêtait pas attention, il était rapidement sorti de l'établissement ; s'il ne voulait pas mourir de faim ce soir, il fallait absolument qu'il achète quelque chose. Il avait erré un moment à travers les rues d'East City, trouvant porte close à toutes les épiceries. En désespoir de cause il avait résolu d'aller jeter un œil à la gare où les magasins fermaient légèrement plus tard. Toutefois, quand il arriva, il eut le malheur de constater que de nombreuses devantures étaient déjà baissées. Dans un élan d'espoir, il arpenta les allées à la recherche d'une vitrine encore éclairée.

Alors qu'il allait abandonner, il aperçu enfin une boutique devant laquelle le lourd rideau de métal ne barrait pas encore l'entrée. Il s'en approcha rapidement pour constater avec plaisir que malgré l'apparente désertion de l'intérieur, la boulangerie était encore éclairée. Il trouverait bien quelque chose pour ce soir. Sans plus attendre, il entra dans la boutique. À peine avait-il refermé la porte qu'une gamine très certainement aussi pâle que lui arriva de l'arrière boutique pour saluer son client.

« Bonsoir monsieur, je suis désolée mais je suis en train de fermer. La caisse est déjà faite il va falloir que vous repassiez demain. »

Toutefois, Charles ne fit guère attention à elle et continua de scruter les étagères à la recherche d'un survivant qu'il pourrait acheter. Déçu, il releva la tête vers la jeune fille qui lui lançait un regard intrigué. Le jeune scientifique mit quelques secondes à réaliser qu'il avait oublié d'enlever sa blouse tant il avait l'habitude de la porter. Qu'importe ! Après tout il venait juste acheter du pain, il n'avait pas la prétention de lancer un nouvel effet de mode. Malgré ces réflexions, un coin de son esprit enregistra tout de même que la vendeuse lui refusait de lui vendre quelque chose, ce qui le paniqua légèrement. Repasser demain ? La bonne blague ! Si cette commission avait pu attendre un jour de plus il ne serait pas là à cette heure tardive !

« Ah ! Non ! Mademoiselle vous pouvez pas faire ça ! S'il vous plait, j'ai vraiment besoin d'acheter quelque chose à manger ! S'exclama-t-il les mains jointes. Toutes les épiceries de la ville sont fermées, vous êtes mon dernier espoir ! Je prendrai ce qu'il reste, j'suis pas difficile, il doit bien vous rester un sandwich, non ? Vous n'allez pas le jeter ou le laisser rancir ! Et au pire vous n'aurez qu'à enregistrer la vente demain. Ou bien... »

Il se tut un instant et sortit son porte-feuilles sous le regard perplexe de la gamine. Voilà ce qu'il gagnait à tant négliger les tâches domestiques, mais hélas, il savait très bien que ça ne lui servirait pas de leçon et que dans quelques jours, il se retrouverait de nouveau dans la même situation. Il lui fallait absolument trouver un moyen de convaincre cette jeune fille sans quoi il risquait de se voir contraint de tester lui-même la nouvelle formule de son « cocktail ». Il réprima une grimace en pensant à ses rats morts après avoir avalé quelques gouttes seulement de ce substitue de repas. Il ne connaissait pas grand chose du monde extérieur, mais il savait pertinemment que les jeunes gens étaient toujours intéressées lorsqu'il s'agissait de grossir leur salaire, même si dans le cas présent ça ne représentait pas grand chose. Il compta ses pièces de monnaie avant de reporter son attention sur la vendeuse.

« S'il le faut je peux même vous payer le double du prix, vos patrons ont pas besoin de le savoir si vous mettez la différence dans votre poche, lui annonça-t-il avec un clin d'œil. »

Mal à l'aise, il tenta d'avoir l'air plus malicieux que suppliant de manière à embobiner la vendeuse sans trop lui faire pitié. Il n'avait pas l'allure d'un sans abri, mais il était suffisamment maigre pour que l'on constate au premier coup d'œil qu'il ne se nourrissait pas convenablement. Peu habitué à ce genre d'exercice, il étira ses lèvres en un sourire hésitant, espérant que cette jeune fille ne soit pas une petite sainte et qu'elle accepte la combine pas tout à fait honnête qu'il lui proposait.
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Michishige Kumiko
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MessageSujet: Re: La boulangerie des trois éclairs [Charles Marlow]   Ven 25 Juin - 1:02

L'homme venait d'entrer dans la boulangerie. Il portait une blouse de laborantin et avait un teins de peau qui se rapprochait étrangement de celui de Micha. La jeune femme l'écouta la supplier de lui donner de quoi se nourrir. Il joignit ses mains, c'est à peine s'il ne se serait pas mit à genoux pour avoir le droit de manger rien qu'un bouchée de pain.
Il était vrai qu'en l'examinant on ne pouvait qu'avoir l'impression qu'il ne survivrait pas sans avaler quelque chose. Ses joues étaient creusées, sa silhouette élancée pouvait tout aussi bien être définie comme proche de débile. Son regard passa sur tout les étalages pour voir s'ils étaient vraiment tous vides.

Micha ne savait pas vraiment comment réagir à une telle situation. Il sortit son porte-feuilles, il voulait la soudoyer ? Il paraissait si mal en point et il pouvait payer elle ne pouvait pas le priver de nourriture ainsi.

« S'il le faut je peux même vous payer le double
du prix, vos patrons ont pas besoin de le savoir si vous mettez la
différence dans votre poche,
lui annonça-t-il avec un clin d'œil. »

Souriant faiblement, l'homme espérait tout de cette tentative. Depuis combien de temps n'avait il rien avalé pour aller jusqu'à perdre toute dignité?

- Monsieur, s'il vous plait rangez cet argent je n'ai plus rien en stocke la seule chose qu'il reste ici c'est la préparation pour le pain de demain et ce n'est même pas mangeable. Si vous êtes vraiment si affamez je peux vous conduite a un restaurant il est ouvert jusqu'à plus de vingt-deux heures si vous avez l'argent pour tenter de me soudoyer, vous aurez surement assez pour vous y payer un repas.

Micha n'hésitait jamais lorsqu'elle faisait de nouvelles rencontres c'était surement là un de ses plus gros défauts. Elle eut un petit moment de détachement puis revint a la réalité, l'homme de l'autre coté du comptoir la regardait fixement.

- Heu donc, si vous êtes ok je vais finir de fermer attendez moi à l'extérieur je vous conduit au restau direct, dans une dizaines de minutes.

Tout en disant cela, la jeune femme se rendit dans l'arrière boutique en haussant le ton au rythme de son éloignement. La clochette de la porte retenti l'homme avait donc suivit sa demande, il n'avait pas bronché.

*Est-il si mal en point que même parler lui demanderai trop d'énergie?... Rien qu'un merci c'est pas possible.*


Elle éteignit les lumière et saisit son sac après avoir retirer son tablier. Elle se dirigea vers la porte où se trouvait l'homme mystérieux.Elle sorti et avec les clés de la boutique, elle enclencha la descente du rideau de fer. Pendant qu'il descendait, Michishige se tourna vers l'homme pour se présenter.

- Au fait, étant donné qu'on va faire une petit bout de chemin ensemble, je pense qu'il est dans les règles de se présenter. Donc je me nomme Michishige et vous?
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MessageSujet: Re: La boulangerie des trois éclairs [Charles Marlow]   Ven 25 Juin - 21:38

La jeune fille le regarda un instant sans rien dire, semblant analyser la situation. Il eut une lueur d'espoir devant son silence, pensant qu'elle était sensible, sinon à son air suppliant, à sa proposition. Le prix du pain n'étant pas très élevé, elle ne se mettrait pas grand chose dans la poche, mais c'était toujours ça, avec un boulot pareil elle devait juste gagner de quoi vivre. D'ailleurs, elle avait l'air bien jeune pour exercer un quelconque emploi, n'avait-elle pas d'ambition ? À moins qu'elle n'eût pas les moyens de se payer des études. Charles se sentit soudainement honteux d'être toujours étudiant à vingt-six ans, mais il se reprit bien vite ; si personne ne prenait le temps d'étudier, l'humanité n'aurait pas autant évolué.

Il soutient un instant le regard empli de pitié de la gamine, désespérant qu'elle reprenne la parole. Elle ne semblait pourtant pas tiraillée par un quelconque conflit intérieur, qu'attendait-elle dans ce cas ? Il se fichait pas mal de l'image qu'il renvoyait à cette vendeuse, ses voisins le pensaient déjà fou et son directeur de thèse n'était pas loin de le croire également, donc qu'une de plus adhère à cette idée lui importait peu. L'opinion des autres ne l'intéressait pas, mais même les fous avaient besoin de manger ! Cependant, alors qu'il s'accrochait désespérément à ce dernier espoir, la réponse qu'on lui fit le cloua sur place.

« Monsieur, s'il vous plait rangez cet argent je n'ai plus rien en stock la seule chose qu'il reste ici c'est la préparation pour le pain de demain et ce n'est même pas mangeable.»

Le monde sembla soudainement s'écrouler autour de lui. Il ne restait donc vraiment rien dans cette boulangerie ? Abattu par cette terrible nouvelle, il entendit à peine la vendeuse continuer.

«Si vous êtes vraiment si affamé je peux vous conduire à un restaurant il est ouvert jusqu'à plus de vingt-deux heures si vous avez l'argent pour tenter de me soudoyer, vous aurez surement assez pour vous y payer un repas. »

Charles un sourcil de perplexité. Un restaurant ? C'était pas vraiment ce qui manquait à East City, il n'avait pas vraiment besoin d'elle pour en trouver un. Il sourit tout de même devant cette étrange réflexion ; entre payer le double d'un sandwich et payer un repas dans un restaurant il y avait un océan dont la jeune fille ne semblait pas avoir conscience. Certes il avait obtenu une extension de fonds pour ses recherches et bientôt ses bourses d'étude ne lui serviraient plus à payer une partie de son matériel, mais il ne fallait pas compter dessus avant environ un ou deux mois. Donc s'il avait de quoi acheter deux sandwichs, il n'avait pas nécessairement les moyens de s'offrir le luxe d'un repas au restaurant, sauf s'il renonçait à remplir ses placards pour la semaine à venir.

*Tiens d'ailleurs du coup j'vais être obligé de ressortir demain pour faire les courses. Tsss, mais pourquoi le corps humain est-il assujetti à tant de besoins ?*

Il sortit de ses pensées alors que la vendeuse s'éloignait, lui demandant de l'attendre devant la boutique s'il était d'accord pour qu'elle le conduise. Non, il ne l'était pas vraiment. Il devait bien rester quelque chose chez lui, dans un placard et qui était passé sous sa fouille minutieuse du matin. Son estomac vint alors encourager la proposition de la gamine dans un gargouillement sonore ; il n'avait pas déjeuné à midi et à présent, il avait vraiment faim. S'il ne mangeait pas il ne pourrait pas se concentrer sur son travail et il ne pourrait rien faire de la soirée, il pouvait donc écarter l'idée d'attendre le lendemain matin pour ressortir s'acheter quelque chose.

« Euh... c'est bien aimable à vous mademoiselle, mais y'a des restaurants partout, pour ça je peux en trouver un seul, ne vous dérangez pas pour moi. »

Aucune réponse ne lui parvint, elle ne devait pas l'avoir entendu. Il prit un instant pour humer le parfum du pain chaud qui flottait encore dans l'air ; *Un régal olfactif*. Si le goût égalait l'odeur alors il ferait peut-être un effort pour revenir aux heures d'ouverture. Toutefois, il regretta rapidement son geste lorsque son estomac se mit à gronder de plus belles ; il avait déjà suffisamment faim, inutile d'en rajouter avec de telles provocations. Puisque cette boulangerie ne pouvait plus rien lui apporter, il passa la porte, faisant retentir le son clair de la clochette d'entrée. Que faire à présent ? Il poussa un soupir d'ennui, gonflant ses joues en une moue boudeuse ; il n'avait pas de temps à perdre à errer dans les rues d'East City. Il balaya des yeux l'environnement qui l'entourait, réfléchissant à un endroit où il pourrait encore acheter quelque chose à cette heure. Il se rappela soudainement avoir entendu que certains bars proposaient, outre les consommations habituelles, des sandwichs ou des salades pour régaler leurs clients en un rien de temps. Voilà ce qu'il lui fallait !

Alors qu'il allait se mettre en marche, un tintement se fit entendre derrière lui, sans doute la jeune vendeuse. Peut-être pourrait-elle lui indiquer où trouver l'un de ces bars plutôt qu'un restaurant. Il la regarda baisser le rideau métallique qui barrerait l'entrée jusqu'au lendemain, attendant que le bruit sourd qui accompagnait sa descente et qui ne manquerait pas de noyer ses paroles se taise. Pourtant, la jeune fille, sans doute habituée à ce son désagréable, ne prit pas la peine d'attendre la fin du vacarme mais haussa plutôt la voix pour le couvrir.

« Au fait, étant donné qu'on va faire un petit bout de chemin ensemble, je pense qu'il est dans les règles de se présenter. Donc je me nomme Michishige et vous? »

Charles écarquilla les yeux, surpris par les dires de la gamine. Comment ça ils allaient faire un bout de chemin ensemble ? Comme il s'y attendait, elle n'avait pas dû entendre sa réponse dans la boutique. Pourtant, devant le sourire qu'elle lui adressait, il n'eut pas le cœur de refuser à nouveau sa proposition. Après tout, si ça lui faisait plaisir de lui venir tout de même en aide, ça ne lui coûtait rien de la suivre, il n'était pas tenu de réellement diner au restaurant. Enfin... ça allait lui coûter du temps, son précieux temps qu'il s'efforçait toujours de gérer au mieux de manière à pouvoir travailler le plus possible. Son directeur de thèse trouvait qu'il se surmenait, qu'il ne s'accordait pas assez de temps libre pour se détendre, mais il aimait tellement se creuser la cervelle ! Enfin bon, converser un peu avec un être humain plutôt que monologuer devant un rat ne pouvait pas lui faire de mal.

« Enchantée mademoiselle, lui répondit-il alors qu'ils commençaient à avancer. Je m'appelle Charles. C'est très aimable de votre part de me conduire à un restaurant mais plutôt ne connaitriez-vous pas l'un de ces bars qui servent des encas rapides ? »

Le jeune scientifique essaya de sourire comme il put, craignant de paraître impoli avec une telle requête. Quand quelqu'un vous propose gentiment de vous escorter quelque part a-t-on le droit de lui demander de vous conduire ailleurs ?

« Je sors assez peu alors j'avoue, à ma courte honte, ne pas très bien connaître la ville, ajouta-t-il tout en passa un main sur sa nuque. »

Il ne doutait pas qu'elle puisse facilement discerner son malaise, mais il avait tellement peu de contact humain qu'il venait à douter de savoir encore tenir une conversation. Avec les universitaires c'était facile, ils ne parlaient que de sciences et d'expériences, mais avec elle, une vendeuse en boulangerie, quelle genre de conversation pouvait-il avoir ? Sans compter son âge, il n'avait plus côtoyer de personne aussi jeune depuis qu'il avait lui-même eut cet âge. De quoi parlaient les jeunes filles à présent ? Qu'est-ce qui pouvait bien les intéresser ? Il stoppa ses pensées devant cette soudaine révélation ; une fille, c'était une fille ! Il s'arrêta net en plein milieu de la rue, réalisant qu'il avait à côté de lui une représentante de la gente féminine. Il déglutit difficilement avant de reprendre sa route, assurant à Michishige d'une voix tremblante qu'il allait très bien, qu'il était juste un peu fatigué. Il n'avait jamais eu de contact amical avec une femme et il ne savait trop comment se comporter. Il faisait très bien abstraction du sexe des scientifiques qu'il fréquentait à l'université, mais encore une fois, cette gamine n'était pas de son milieu. Décidément, la situation le mettait de plus en plus mal à l'aise. Il se dit alors que le meilleur moyen pour éviter de se ridiculiser était encore de la faire parler, et puis les filles étaient d'un naturel bavard non ? Enfin c'était ce qu'il avait entendu dire. Pour rompre la glace, mais surtout pour se donner de l'assurance, il décida de la questionner, espérant ne pas paraitre indiscret et que cela suffirait à la faire parler pour deux.

« Excusez moi, mais, je me demandais... enfin, vous portez un prénom bien étrange, de quelle origine est-ce ? »
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