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 Flashback: la guerre d'Ishbal

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Rolando Balkman
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MessageSujet: Flashback: la guerre d'Ishbal   Lun 2 Aoû - 22:55

Sud d’Ishbal, avril 1907. Il pleuvait des cordes, depuis quelques jours le soleil avait laissé place à des orages fréquents, perçus comme une bénédiction par les soldats d’Amestris au début, ils étaient bien vite devenus insupportables. Les fortes pluies qui s’abattaient d’un coup n’étaient pas absorbées correctement par un sol devenu beaucoup trop sec. Ce-dernier se transformait donc en véritable bourbier. Lorsque les orages n’étaient pas présents le sol s’asséché de nouveau rapidement formant une fine pellicule de terre sur la boue qui se fissurait sous les pas se qui rendait le sol encore plus collant la boue devenant plus compacte en dessous. Bref se déplacer en voiture, à cheval et même à pied devenait rapidement un calvaire. L’air particulièrement lourd faisait que l’on transpirait sans rien faire et que l’on suffoquait facilement lors d’un effort trop important. Et avec de telles conditions une blessure devenait rapidement problématique, d’autant plus que les soins de qualité commençaient à manquer et que la boue épaisse gardait prisonnière bien des cadavres, ce qui lorsque le vent se lever donnait une odeur des plus désagréable et favorisait bien évidemment la propagation de maladie et de mouches en tout genre. Ce climat lourd ne tombait pas la nuit, il faisait trop chaud pour dormir correctement, le seul moment où la température baissée un peu était lorsque les orages s’abattaient la nuit, mais leur violence empêché bien souvent de dormir. Le camp était installé à environ deux kilomètres de la sortie de la ville qui tenait lieu de champs de bataille. Il était aussi boueux que les alentours, les passages de véhicule n’arrangeant rien. Il n’y avait que des tentes, les seuls bâtiments bâtiments en dur étant une sorte de hangar servant d’hôpital de fortune et une maison servant aux réunions du commandement.

Dans ces conditions il était plus que difficile de garder le moral des troupes. D’autant plus que les Ishbals avaient redoublé d’ardeur, sentant surement leur fin proche ils se débattaient d’autant plus qu’ils n’avaient plus rien à perdre. En face la détermination n’était plus le même. Les soldats d’Amestris étaient usés par ces conditions auxquelles ils n’étaient pas habitués, ils se faisaient harcelés par de petits raids lors de patrouilles. Lassés du combat, de voir l’acharnement des Ishbals, lassés de voir tous ces morts, amis, alliés et même ennemis. Lassés par la violence des assauts ordonnés par le commandement du camp qui ne leur laissait que peu de répits, lassés de ne pouvoir passer une heure sans se poser tranquillement, sans entendre les cris d’un blessé, les pleurs de quelqu’un qui vient de perdre un ami. Lassés par le ballet incessant des camions pourtant trop peu nombreux pour emporter les blessés les plus graves et ne ramenant au camp que des soldats à peine en état de se battre car tout juste remis de blessures et n’ayant aucune envie de retourner au combat, lassés par les bruits de combat plus ou moins lointains, bref lassés de la guerre.
Le conflit s’était enlisé depuis près quatre mois. Auparavant le colonel Balkman et les autres membres du commandement avaient menés leurs troupes vers une progression fulgurante. Durant l’automne et le début de l’hiver les troupes d’Amestris avaient avancé de manière irrésistible et rien ne semblait pouvoir stopper leur progression. Jusqu’à leur arrivée mi-décembre aux portes de cette ville, la dernière grande ville de cette région d’Ishbal. Là les Ishbals s’étaient repliés et organisés depuis des mois, ils avaient de quoi tenir un véritable siège et s’était le cas. Le conflit s’était enlisé chaque incursion dans la ville se soldant par un échec, les Ishbals circulant comme des ombres, face à des soldats trop sur d’eux, qui déchantèrent bien vite. S’en était suivit des semaines de pilonnages qui n’avaient pas donné grand-chose, la ville était en ruine, mais il était toujours aussi difficile d’y pénétrer. Depuis deux semaines Balkman et le reste du commandement en charge de la zone avaient décidé de lancer une attaque de grande ampleur dans la ville, depuis les militaires progressés rue après rue, chaque bâtiment pris et tenus semblaient être une victoire. Mais depuis quatre jours les Ishbals s'étaient retranchés dans le centre-ville et ne reculaiebt plus d'un millimètre. Les Ishbals semblaient surgir de nulle part et disparaissaient aussi vite qu’ils étaient apparus. Entre les dédales des ruelles, les planques dans les maisons et immeubles, les caves, voire certains souterrains qu’ils connaissaient ils avaient un avantage certain sur les militaires.

Tout ceci n’avait que trop duré et Balkman pris la décision de prendre les choses en main. Si les soldats ne parvenaient pas à débusquer les Ishbals, lui le pourrait. En effet avant de partir en guerre il avait commandé tout spécialement pour son escouade des chimères de combat. Celles-ci avaient l’apparence proche des hyènes mais en bien plus hideuses et grandes. Elles devaient faire à peu près 1m20 au garrot et une centaine de kilos. La plus grosse de toutes, noire comme le charbon ne le quittait quasiment jamais et montait la garde attaché devant sa tente. Les autres étaient attachées un peu à l’écart du camp. Elles étaient suffisamment puissantes pour casser leurs chaines, mais tant qu’elles étaient nourries elles restaient relativement calmes, car ces chimères demeuraient tout de même particulièrement agressives. Jusque là Balkman les nourrissait avec ce qu’il trouvait, leur appétit étant énorme il devait même parfois leur donné des cadavres de soldats ou de rebelles tombés au combats. Mais il ne s’en était jamais servit au combat, les réservant pour un jour comme celui-ci. Le soir tombant Balkman décida de passer à l’offensive, il constitua une petite escouade d’une vingtaine de soldats, accompagnés d’autant de chimères. Il prit soin d’emporter avec lui sa pierre philosophale. Il ne lui manquait plus que quelqu’un pour le seconder. Et quoi de mieux que ce nouveau venu au camp. Un certain Mustang, il faisait des prouesses sur les champs de bataille, Balkman l’avait croisé quelques fois à Central le prenant toujours pour un blanc bec idéaliste. Il était surpris de la réputation de Mustang sur les champs de bataille et voulait se faire une opinion par lui-même.

Il alla donc à la tente du colonel accompagné de sa chimère :


« Commandant Roy Mustang, nous partons sur le champs et vous venez avec nous. La mission est simple, trouver où les Ishbals se cachent et en finir avec ça une bonne fois pour toute. »

Balkman posa sa main sur la tête de la chimère qui émit un grondement sourd :

« Avec ces chimères nous n’aurons aucun mal à les trouver. »

Puis regardant le jeune commandant à travers ses lunettes tintées :

« C’est l’occasion de me montré ce que vous valez réellement. »
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Roy Mustang
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MessageSujet: Re: Flashback: la guerre d'Ishbal   Mer 4 Aoû - 0:19

Rouge. Fascinante. Et tellement meurtrière. Le jeune militaire sous la tente faisait tourner dans sa main une bague en or, dans laquelle était enchâssée une petite pierre rouge. La dernière arme ultime découverte par l’armée d’Amestris. C’était incroyable comme elle décuplait la puissance alchimique. Mais elle était employée du pire des moyens possibles. Il n’y a pas si longtemps que les alchimistes d’état l’employaient, et elle avait déjà fait tellement de morts. Ce conflit n’avait plus aucune issue possible à part l’éradication pure et dure d’un des deux clans combattants. Roy avait juré fidélité à l’armée d’Amestris, il irait jusqu’au bout. Mais ce n’était pas de gaieté de cœur.

Il avait failli baisser les bras, il y avait quelques jours. Heureusement que Maes l’avait trouvé à temps. Il aurait pu faire une sacrée bêtise, sinon. Ce conflit l’avait changé à jamais. Toute innocence avait désormais quitté son regard. La réalité du conflit pouvait changer un homme et c’est ce qu’il avait fait avec un grand nombre de militaires. Y compris lui et ses plus proches alliés en Ishbal. Ce séisme avait fortement ébranlé les convictions du militaire. Il ne voyait désormais qu’une seule possibilité pour que l’histoire de se répète pas, plus tard : gravir tous les échelons, jusqu’au dernier. Cela faisait du jeune homme quelqu’un de très ambitieux. Il commençait d’ailleurs à avoir cette réputation sur le front. Mais très peu de personnes connaissaient en réalité tous les tenants et aboutissants concernant Mustang. Cela valait mieux.

Pour le moment, il n’était qu’un simple commandant de l’armée d’Amestris, et alchimiste d’état de surcroit. Obéir aux ordres, même les plus injustes à ses yeux, voilà son lot quotidien. Il ne fallait pas craquer. Pas maintenant. Il y a quelques jours, le commandant Armstrong avait cédé sous la pression. Trop de morts, trop d’assassinat de femmes et d’enfants… Loin d’avoir le cœur de glace de sa délicieuse sœur, l’homme n’avait pu continuer le sordide travail pour lequel les alchimistes d’état étaient appelés sur le front.
L’entrée de la tente fut brusquement soulevée, attirant l’attention du jeune homme. Le Colonel Rolando Balkman venait de faire son apparition, l’air sinistre, comme à son habitude. La présence de l’énorme bête à ses cotés n’arrangeait en rien cette impression. Impassible, Mustang se leva et se fendit d’un salut militaire tout ce qu’il y a de conventionnel.


-« Colonel Balkman… »

L’homme ne venait pas prendre le thé, non… Une mission… Encore une de celles qui finira une fois pour toute l’insurrection en Ishbal. Voilà plusieurs mois que l’on rabattait les oreilles des soldats avec ces promesses de fin prochaine. Mais les résultats n’étaient pas encore au rendez vous malgré la présence des alchimistes d’état. Il fallait frapper plus fort, réprimer dans le sang et l’horreur, d’après les hauts gradés. Pas de concession. Roy aurait pu le deviner rien qu’en regardant l’énorme animal aux cotés de « Tiger » l’impitoyable. Une chimère de deux animaux, au moins. Très peu contrôlable, elle pouvait attaquer autant les alliés que les ennemis dans le feu de l’action. Décidemment, le gouvernement militaire ne reculait devant rien.

A l’annonce de la mission, Roy récupéra sa veste beige, posée sur le lit de fortune présent sous la tente. Il n’y avait rien à discuter, l’homme était on ne peut plus clair.


-« A vos ordres, mon colonel. Dois-je emporter ceci ? »


Il lui montra la petite bague surmontée d’une pierre rouge. Chaque alchimiste militaire en avait reçu une, mais son utilisation nécessitait tout de même l’aval d’un supérieur. Et Roy se refusait à perdre le contrôle sur cet objet, contrairement au Crimson Alchemist… Son regard se reposa sur son supérieur d’un soir. Rolando Balkman. Tiger, comme le surnommaient certains. Il n’était pas dans la catégorie de ceux pour qui le conflit n’était qu’un gâchis immense de vies humaines. Un être dur, prêt à employer tous les moyens pour arriver à ses fins. Il y avait également un peu de provocation, derrière les paroles du géant à la peau sombre. « Me montrer ce que vous valez réellement »… Roy n’avait pas besoin qu’on lui explique que cet homme ne l’appréciait pas vraiment, à première vue. Se sentait-il en danger par la montée des jeunes ? Peut être bien… Mustang glissa sur la dernière réplique du colonel, le regardant à son tour droit dans les yeux.

-« Cette mission semble simple, comme vous dites. Mais je me méfie de la facilité, depuis que je suis ici. Pouvez vous me briefer rapidement, histoire d’ajuster notre stratégie ? »


[Je te laisse mener la danse concernant la mission, c’est toi le supérieur – Je mettrais mon grain de sel dans la trame au besoin]
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Riza Hawkeye
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MessageSujet: Re: Flashback: la guerre d'Ishbal   Jeu 5 Aoû - 11:14

~~It was just a Memory….


Cinquante et un… Cinquante deux… Cinquante trois. Cinquante trois victimes en une journée, c’était moins que la veille… Mais sûrement plus que demain. Aveuglée par ce fin rideau de pluie, je ne voyais pas grand-chose de mon point de tir, et pourtant, j’arrivais à les abattre après un long moment de concentration. Les membres endoloris par la position que j’avais prise durant des heures, je me relevais lentement, les yeux toujours rivés sur mon champ de bataille. L’envie de m’assoupir était forte mais pas autant que l’envie de quitter cet endroit délabré qui était ma cachette. Restant couverte d’un voile fin, je descendis de mon perchoir afin de rejoindre le camp où se trouvait ma tente. Toujours concentrée, je faisais attention au moindre bruit suspect, à la moindre présence… Se faire tuer maintenant serait très regrettable…

Je marchais donc parmi quelques cadavres Ishbals en pensant aux soldats qui avaient du périr dans la journée. La peur au ventre, je me préparais au pire, comme chaque jour… Ceux que je connaissais étaient forts et je savais pertinemment qu’ils se débrouillaient pour ne pas mourir, mais je ne pouvais m’empêcher d’éprouver ce sentiment d’incertitude… Et si les Ishbals nous avaient pris par surprise…? Et s’ils étaient morts ? Finalement, je regrettai presque d’avoir quitter mon bâtiment en ruine.

La pluie m’aveuglait mais je voyais les tentes au loin. Rien ne semblait anormal à première vue… Il y avait toujours ce bruit assourdissant du aux explosions, des hurlements de douleur… Des pleurs parfois… et cette odeur de sang mélangée à celle de la poudre. J’avais l’habitude d’entendre et de sentir tout cela depuis que j’étais à Ishbal. Et oui, bien que cela soit très traumatisant à première vue, on s’y habitue sans s’en rendre compte. C’est donc la mine déconfite et fatiguée que je pris le chemin de mon petit abri. A priori aucun ami à moi n’était mort aujourd’hui, du moins c’est que les hauts gradés laissaient entendre. Mon visage, alors crispé jusque la, s‘illumina d‘un sourire…Enfin une « bonne nouvelle ». Malheureusement, celui-ci disparu aussitôt lorsque je vis le Colonel Balkman accompagné d’un animal effrayant. Stoppant ma course afin de voir où finissait la sienne, mes sourcils se haussèrent légèrement lorsque je compris qu’il se dirigeait vers la tente de l’Alchimiste de Flamme, Roy Mustang . La mienne se trouvant juste à côté de la sienne, je me demandais si des bribes de conversation n’allaient pas me venir aux oreilles…

L’esprit obnubilé par la créature que je venais de voir, j’exécutais machinalement les gestes que je faisais chaque soir. Ainsi, mon arme alla se poser près de ma couche, mes chaussures boueuses furent laissées devant la porte et mon uniforme fut changé… D’un geste lent, j’allais m’allonger sur mon lit lorsque la voix du Colonel se fit entendre. Les yeux dans le vide, j’écoutais attentivement ses paroles afin de savoir ce qu’il mijotait…. Un moyen d’en finir… Des chimères… Une mission… Le corps figé, j’attendais de savoir ce qu’allait répondre Roy Mustang… Dans un premier temps, il lui demanda s’il pouvait emporter quelque chose… Puis, il voulut que des détails sur la mission lui soient donnés… Ne désirant pas en savoir plus, je pris alors le chemin de la sortie en prenant mon arme et en évitant de faire du bruit de peur que ma présence ne soit remarquée. Dehors, la pluie continuait toujours de tomber, mais ce n’était plus le déluge de tout à l’heure… Raison de plus pour aller prendre l‘air. Certes la vue n’était pas la meilleure, mais au moins, les voix de deux hommes étaient quasiment imperceptibles…

Pourtant la curiosité était à comble. Soupirant naturellement, je n’arrivai pas à sortir cet idée de mission de ma tête… D’après le Colonel Balkman, c’était un moyen d’en finir rapidement. L’envie de quitter cette endroit devenait de plus en plus forte chaque jour et ce genre de discours de me laissait pas indifférente. Mais… Et si elle échouait ? Et s’ils mourraient ?

Pour être rassurée et en même temps renseignée, je devais en connaitre les moindres détails. Quitte à rester dehors pendant des heures, j’allais les écouter parler afin de juger le danger mais aussi le taux de réussite probable… Faisant mine de monter la garde, je pris alors place sur une barrique en bois qui se situait à l‘endroit idéal pour écouter la conversation sans passer pour une fouineuse… Les oreilles aux aguets , j’attendais les détails avec impatience en priant pour que ma présence passe inaperçue.
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Rolando Balkman
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MessageSujet: Re: Flashback: la guerre d'Ishbal   Jeu 5 Aoû - 23:32

Balkman regarda la bague de Mustang et lui fit un léger oui de la tête, puis ajouta après la seonde réflexion du commandant:

"Vous avez raison de vous en méfiez, ici même les choses les plus simples sont difficiles. C'est pour ça que je fais appel à vous. Soyez juste à la hauteur de votre réputation."

Il sortit juste devant la tente et se figea regardant l’horizon et la ville en contre bas.
On la voyait mal, la nuit était quasiment tombée et sans lumière pour l’éclairer elle paraissait fantomatique surtout sous cette pluie, fine contrairement à tout à l’heure mais qui ne discontinuait pas et formait une sorte de léger voile. Très loin quelques flashs de lumière et des grondements à peine perceptibles, on se battait encore au loin. La ville elle semblait calme. Les combats avaient cessé très tôt dans la journée. Balkman avait décidé d’administrer la même médecine aux Ishbals que ceux-ci faisaient subir à ses soldats. Seuls étaient restés des snipers isolés afin d’harceler les Ishbals. Ses tireurs étaient presque aussi fantomatiques que les combattants Ishbals. Mais eux l’étaient par leur immobilité. La nuit tombant les snipers encore vivant rentrés les uns après les autres comme des ombres. Le colonel attendit l’arrivée de son second à sa hauteur :

« C’est calme ce soir, depuis deux jours les combats ont perdu en intensité. Nos hommes sont fatigués mais eux aussi c’est un fait. C’est le moment pour frapper. La nuit la ville n’est absolument pas éclairée, la moindre lumière s’aperçoit. Ils savent parfaitement que l’on ne peut les combattre la nuit, surtout quand on ne connaît pas bien le terrain. »

C’était un fait l’absence d’éclairage empêchait tout combat la nuit. Chacun campé sur ses positions attendant les premières lumières du jour pour de nouveau frapper. De plus les soldats d’Amestris s’aventureraient d’autant moins dans les rues qu’ils risquaient de s’y perdre. Les nuits étaient calme, à tel point qu’elles en devenaient sinistres. Dans un camp peu éclairé chaque personne passant semblait une ombre sinistre déambulée sans but. Seuls les rares grognements lugubres de la chimère de Balkman venaient perturber un silence de mort. Quelque part ce n’était pas étonnant que Balkman choisisse ce moment, ça lui convenait bien, lui qui disait souvent que les âmes torturaient se perdaient dans les heures les plus sombres de la nuit.

« Ils ne s’attendront pas à notre venu, personne n’est assez fou pour se lancer dans se genre de mission suicide. Mais là nous aurons les chimères, avec leur flair et leur instinct il sera impossible de nous perdre et nous trouverons facilement les Ishbals. »

Puis il reporta son attention pour Mustang :

« Le but est d’être le plus discret possible pour en tuer le plus grand nombre et surtout pour débusquer l’endroit où se cache leur commandement. D’où se petit groupe. Donc si vous avez un manteau plus sombre c’est le moment de le mettre. Au fait vous n’utiliserez vos flammes que sur mes ordres, inutile de se faire repérer.»

Puis il regarda les chimères :

« Elles peuvent filer comme des ombres malgré leur taille et n’auront aucun mal à briser les Ishbals. »

Les ténèbres devenant de plus en plus présent au fil des minutes ses mots prenaient tous leur sens. Bien que massif les chimères au poil sombres commençaient à être difficilement visible si l’on ne se tenait pas auprès d’elle. Idem pour Balkman, son long manteau noir le rendait de plus en plus difficile à distinguer. Bientôt les ténèbres les envelopperaient complètement et à moins d’être juste à côté ils seront quasiment invisibles. Balkman s’avança vers le groupe :

« Bien nous ne verrons presque rien là-bas car nous n’allumerons qu’une petite lampe pour progresser et ce uniquement à couvert alors restez toujours près les un des autres et des chimères, nous ne nous fieront qu’à elles, elles sont la clé de notre réussite. Nous avancerons le plus possible dans les ruines et non dans les rues, c’est plus difficile mais aussi plus discret et sur. Utilisez les armes à feu seulement en ultime recours, tout abus sera sévèrement puni. Nous allons descendre jusqu’au point le plus avancé que nous tenons dans la ville et là nous nous mettrons en chasse.»

Il terminait sa phrase lorsque sa chimère se tourna et se mit à grogner de façon inquiétante, Balkman attrapa sa laisse et avança de quelques mètres, la chimère s’était arrêtée devant une jeune femme proche de la tente. Visiblement elle montait la garde, il n’empêche que c’était un drôle d’endroit pour monter la garde. Balkman lâcha sa chimère qui renifla les pieds de la jeune femme, son museau heurtait les chaussures de celle-ci, puis la chimère commença à monter le long des jambes les poussant fortement avec sa tête, on pouvait l’entendre renifler énergiquement, de légers claquements de dents se faisaient aussi entendre, visiblement elle entrechoquait celles-ci en ouvrant et fermant légèrement et rapidement sa gueule, souvent mauvais signe, mais alors que la chimère se faisait de plus en plus pressante Balkman la siffla. Elle retourna à ses pieds sans plus se soucier de la jeune femme. Il regarda un cours instant la jeune femme, puis en retournant vers son groupe :

« Vous êtes fatiguée, vous feriez mieux d’aller vous coucher plutôt que de rester sous la pluie. »
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Roy Mustang
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MessageSujet: Re: Flashback: la guerre d'Ishbal   Lun 9 Aoû - 23:22

Le colonel répondit par l’affirmative concernant la bague. Mustang la glissa rapidement à son doigt sans rien laisser transparaitre. Mais au fond de lui, il savait à présent que l’opération qui se préparait serait un véritable massacre à l’échelle des précédents auxquels il avait participé. C’était pourtant évident. Balkman n’était pas connu pour faire dans la subtilité. Sinon, pourquoi se serait il encombré de ces énormes chimères ? Le jeune homme suivit son supérieur du jour (ou du moins, de la nuit pour être exact) à l’extérieur de la tente.

Inconsciemment, Mustang coula un regard sur le coté, en direction de la tente de l’œil du faucon. Riza Hawkeye. Il avait fini par la reconnaître, et elle n’avait plus grand-chose en commun avec le jeune fille qu’il avait connu à l’époque de son apprentissage auprès de Mr Hawkeye. La douleur de perdre un père et la guerre étaient passés par là, cela se voyait dans son regard. En fait, elle devait arborer le même regard triste que Roy. Triste, résigné, mais pas abattu. Survivre pour des jours meilleurs. Voilà ce qui les motivait, ces jeunes soldats dont l’idéalisme d’une grande nation juste avait volé en éclats aux premiers massacres d’Ishbals, ou d’autres personnes…

Roy fut surpris de trouver le lieutenant Hawkeye en dehors de sa tente, comme si elle montait la garde. Cette jeune femme ne faisait jamais rien au hasard, et il n’y avait pas vraiment de raison pour surveiller cette zone, relativement « protégée » au milieu du camp Amestrien. Il ne manquerait plus que les précieux alchimistes d’état soient attaqués pendant la nuit… Il lui adressa un petit salut de la tête, avant de continuer sur les pas de Balkman. Celui-ci continuait d’expliquer la mission du soir.

Un raid éclair, de nuit, sans aucune lumière. Mustang se demanda quelle serait son utilité. Une fois qu’il se mettrait en œuvre, la luminosité serait telle que tous les snipers Ishbals pourraient s’en prendre au petit groupe, lui en premier. Etait ce une mission suicide ? Il était cependant hors de question de montrer le moindre doute face à cet homme. Ne pas laisser de failles.


-« Nous pourrions peut être nous passer de petite lampe, Colonel. Comme vous l’avez expliqué, il n’y a aucune lumière artificielle sur zone, mais la nuit n’est pas noire d’encre. Nos yeux sont capables de s’adapter. Nous serions beaucoup plus furtifs ainsi. Et vos chimères ne seront pas gênées par cette lumière extérieure, je présume qu’elles sont nyctalopes… »

Il y avait de grandes chances pour qu’aucun Ishbal ne s’éclaire. S’ils voyaient la moindre lumière, ils tireraient sans chercher à savoir sur quoi. Quoi qu’il en soit, Mustang ne le sentait pas. Se fier à des camarades, OK. Mais se fier à des chimères… Ces êtres nées dans la souffrance pouvaient très bien se retourner contre leurs créateurs, les humains… Balkman avait intérêt à bien tenir sa ménagerie. L’homme lacha son fauve, qui partit renifler le lieutenant Hawkeye. C’étaient des mouvements brutaux. Elle pouvait à tout moment planter les crocs. Les doigts de Roy se crispèrent en une esquisse de claquement. Si cette bête tentait la moindre chose contre le Lieutenant, il la brulerait de l’intérieur. Il en était capable à présent, avec la Pierre. Mais non. La bête s’écarta au son de la voix de son maître, qui fit une remarque à la jeune femme. Mustang se décida à intervenir.

-« Puis je vous suggérer d’inclure cette jeune personne dans votre opération, Colonel ? Niveau discrétion et furtivité, peu de personnes sont capables d’égaler le lieutenant Hawkeye. Elle est également l’un des tireurs d’élite les plus prolifiques sur le front, actuellement… »

Parler massacre à Balkman était sûrement la bonne méthode pour attirer son attention. Il n’y avait qu’à regarder les chimères qu’il promenait avec lui pour être sûr que l’opération de ce soir serait un véritable carnage. Roy coula un regard en direction de la jeune femme, avant de retourner chercher un manteau plus sombre dans sa tente. Si elle était dehors à ce moment précis, c’était sûrement pour une bonne raison. Il espérait ne pas se tromper.

_________________


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a reçu 11 roses dont la dernière est de Sin!!




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Riza Hawkeye
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MessageSujet: Re: Flashback: la guerre d'Ishbal   Jeu 2 Sep - 12:31

~~IJe veux sortir de cet enfer.

La discussion continua comme elle avait commencé… dans le calme… Mais à l‘extérieur. Saluant Roy Mustang d‘un signe de tête, je refis mine de regarder au loin, comme intriguée par les volutes de fumées, afin de continuer à écouter leur conversation sans paraitre curieuse. Les deux hommes préparaient un raid nocturne assez sanglant. Même si l’idée de tuer ne me plaisait guère, l’envie de quitter cet enfer était bien plus grande et c’est donc avec « joie » (Si on peut dire ça…) que je continuais d’écouter les détails de la mission….

C’était risqué mais il y avait des chances que cela marche si le Colonel Balkman prenait en compte les recommandation de l’Alchimiste de flamme. Mais il restait quand même un, et celui-ci concernait ses alliées. Les chimères… Je n’avais pas confiance en ses êtres modifiés pour tuer avec sang froid… Et si elles se retournaient contre eux lors de la mission…?

Un léger frisson me parcourut alors l’échine et celui-ci redoubla d’intensité lorsque la bête qui accompagnait le Colonel s’approcha de moi. Reniflant chaque partie de mon corps tremblant, elle cherchait… fouinait… Comme si j’avais été un ennemi. Stoïque, je tentais d’ignorer cette chose immonde, mais ses claquements de dents m’empêchaient de penser à autre chose. Si elle m’attaquait, je n’allais pas attendre sagement, oh que non. J’avais mon arme près de moi… Et même si l’abattre me poserait un problème, je m’en contrefichais….

A mon grand plaisir, ma pensée ne devint jamais un acte. Connaissant sa chimère sur le bout des doigts, l’homme le plus gradé d’entre nous trois la rappela. Soupirant de bonheur, je commençais à me sentir bien mieux… Mais cela ne semblait pas être aussi voyant que ma fatigue car le Colonel Balkman me conseilla gentiment d’aller me coucher…

Me coucher… Comme si c’était une chose simple… Depuis mon arrivée sur le champ de bataille, je dormais très peu. Mes nuits étant toujours peuplées de cauchemars en tout genre, je me réveillais en sursaut, la sueur dégoulinant de mon front. De plus, la peur de se faire tuer dans son sommeil ne me quittait plus… Les Ishbals étaient fourbes et même si nous dominions la situations, ils n’avaient pas froids aux yeux… Ainsi, les nuits n’étaient pas synonymes de repos, mais plutôt de prise de conscience et de remords… Je me remémorais la journée en tentant de penser plutôt à la vie qui m’attendait après la guerre… Mais c’était difficile de s’imaginer la suite des événements… Quitte à choisir, je préférais donc rester sous la pluie…

Dans un léger mouvement, j’entrepris de me lever afin de répondre à cette suggestion mais Roy Mustang me coupa dans mon élan en proposant au Colonel de me prendre avec eux… Souriant intérieurement, je ne laissais pas ma joie transparaitre… Enfin, la joie. Je ne sais pas si on peut vraiment parler de joie… Non, je pense qu’il vaut mieux dire que je me sentais rassurée. Tout simplement car j’allais pouvoir assister l’homme qui était pour moi un ami… Ce dernier ayant fui sous la tente, j’étais donc seule avec Balkman… Silencieuse, je ne savais que dire… C’est donc arpès un salut militaire envers ce supérieur qui était le mien que ma voix se fit entendre.

« Colonel, mes nuits ne sont pas synonyme de repos, et je serais honorée de participer à une action qui pourrait nous permettre de… gagner cette guerre. Mes yeux de sniper seront de votre côté si vous le désirez.»


J’avais hésité… Certes, j’aurais préféré dire que l’action en question nous permettrait de rentrer chez nous que de gagner la guerre, mais… Cela ne faisait pas assez « militaire » à mon goût.

Mon arme contre mon corps, j’attendais que des ordres me soient donnés, ou que la mission me soit expliquée en détails, car après tout, je n‘étais pas sensée être au courant de tout. Même si cela ne me réjouissait guère, l’œil de Faucon allait encore sévir cette nuit… Après tout… C’est pour notre survie à tous.
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Rolando Balkman
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Pouvoir: Alchimie du fer.

MessageSujet: Re: Flashback: la guerre d'Ishbal   Mar 7 Sep - 18:21

« Nous pourrions peut être nous passer de petite lampe, Colonel. Comme vous l’avez expliqué, il n’y a aucune lumière artificielle sur zone, mais la nuit n’est pas noire d’encre. Nos yeux sont capables de s’adapter. Nous serions beaucoup plus furtifs ainsi. Et vos chimères ne seront pas gênées par cette lumière extérieure, je présume qu’elles sont nyctalopes… »

"Très bien, si vous vous sentez de le faire dans l'obscurité quasi totale je n'y vois aucun inconvéniant. Je disais ça pour vous. Nous devrons du coup nous en remettre totalement aux chimères, j'espère que vous en êtes capables... Elles sont assez agressives avec les personnes qu'elles ne connaissent pas beaucoup. Vous devrez donc redoubler de prudence."

Balkman ne risquait pas grand chose il connaissait les chimères depuis leur création et celles-ci le percevaient comme la main qui les nourrissait, elles lui obéissaient donc sans problème, mais ce n'étai pas forcemment le cas vis-à-vis des autres personnes. Après avoir valider la proposition de Mustang il fût attiré par sa chimère vers le sous-lieutenant Hawkeye. Celle-ci n'était pas la par hasard, Balkman s'en doutait. Il fit tout de même comme si de rien n'était. Mais Mustang insista pour amenez la jeune femme avec eux, cette dernière enfonça le clou. Balkman ne semblait pas plus chaud que ça mais en jetant un regard à ses hommes il remarqua que l'un d'entre eux avait déjà du mal à tenir sa chimère, il semblait avoir du mal à maitriser l'angoisse d'effectuer une mission avec une telle créature. Visiblement il n'avait pas les nerfs assez solides pour dominer une telle bête. Hawkeye était un sniper ce qui voulait dire qu'elle avait du sang froid, de plus il avait déjà entendu parlé de son efficacité sur le terrain. C'est ce constat qui décida finalement Balkman:

"Très bien vous prendrez la place de celui-là."

Il désigna l'homme en question et lui fit signe de la main de s'en aller.

"Si d'autres commencent déjà à se faire dessus qu'ils s'en aillent."

Le ton sur lequel il s'était adressé à ses hommes était dissuassif et tous savaient pertinamment que partir maintenant risquerait de leur attirer des ennuis. Il attendit que Mustang revienne pour mettre tout le monde au garde à vous. Il passa devant la vingtaine d'hommes en rang par deux fois.

"Bien je vous rappelle l'objectif: trouver le repère où se cache les combattants Ishbals et le détruire. Soyez le plus discret possible, ne tirez que si je vous en donne l'ordre. Et quoiqu'il arrive ne quittez pas vos chimères. Elles sont votre passeport pour le retour, sans elles vous vous perdriez et serez une proie facile pour les Ishbals. Ces chimères sont conçues pour le pistage et le combat, leur vue est adaptée à ces conditions, elles sont la conndition de notre réussite."

Il s'arrêta quelques secondes et durcit sa voix:

"D'ici le lever du jour je veux que notre armée soit en mesure de prendre cette ville une bonne fois pour toutes. Ce qui veut dire que nous devons faire le ménage et ne rien laisser. Mustang vous serez mon second . Rompez !"

Il se dirigea vers les camions qui les attendait, une fois tout le monde embarqué dans les deux camions ceux-ci se mirent en marche. Ils s'arrêtèrent peu après l'entrée de la ville. Tout le monde descendit.

"Maintenant nous parlerons le moins possible et à voie basse seulement, vous vous transmettrez mes ordres du premier de la file au dernier. A partir de maintenant nous progressons au maximum à couvert."

Balkman ouvrit la tête et s'engouffra dans un immeuble à moitié en ruine. Il prenait la direction du centre-ville, il avait ainsi sûrement plus de chance de croiser des Ishbals en patrouille. La progression était lente et laborieuse, ne pas faire de bruit dans les décombres était difficile....
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