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 Rp solo, défi tenté ...

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Sai Xin-Yao
Garde du corps Xingnois
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MessageSujet: Rp solo, défi tenté ...    Mer 11 Aoû - 0:19

Bonjour à toutes et à tous, alors, pour la question du "pourquoi ce titre ?" je vous répondrais, vous verrez bien s'il est réussi ou non =3 Quant à la question du "pourquoi ce topic ?" Je vous répondais que c'est un défi que je me suis lancé (pour pas mal de raison) et que donc ... ça va faire des posts ♥
Je ne sais pas si vous me lirez ou non mais tant pis, moi je me serais lu (normal) et j'y aurais pris goût. Sur ce, je ne blablate plus et poste le premier post.
Bonne lecture.




Le vent soufflait sur la plaine, un vent venant d’un lointain endroit, provoqué par un phénomène que l’Homme avait par tant de fois tenter de comprendre avec précision. Savoir comment il s’était créé et d’où il venait n’était pas le plus important. Le plus important à ses yeux était la sensation que l’on ressentait lorsque chaque brise venait frôler le corps du concerné. Des possibles frissons, qui nous faisait sentir vivant. Des sensations de rafraîchissement qui faisaient le plus grand bien. Des mouvements aléatoires des vêtements ou des cheveux qui attiraient l’attention pendant un temps, même infime. Il était parfois agréable de sentir le vent contre soi, aidant quiconque aimerait un peu de sensation et de bien-être. Enfin, ceci, comme beaucoup de chose n’était qu’une question de point de vue, ce point de vue était celui de Sai Xin-Yao.

Seul depuis maintenant quelques temps, il attendait sur le sommet de cette colline. Il ignorait depuis combien de temps il était là, il ignorait même pourquoi il restait là, ainsi immobile, un regard ne se posant sur aucun point fixe. Son regard était vide, incapable de se fixer sur un détail quelconque, même le plus insoupçonnable. Son esprit était absent, loin de son corps et perdu dans des pensées qui l’accompagnait depuis bien longtemps maintenant. Probablement quelques heures, quelques jours peut-être. Quoiqu’il en était, il fallait qu’il se ressaisisse auquel cas, jamais il ne pourrais y arriver. Cette mission pour laquelle il était parti pendant si longtemps. Une mission qui lui était essentielle, essentielle pour sa vie, pour son futur, pour ses proches, pour lui. S’il n’y parvenait pas, jamais il ne pouvait aspirer à une vie telle qu’il l’avait si longtemps souhaiter, telle qu’il l’espérait, telle qu’il en rêvait … À l’entente de cette mission, il lui avait semblé évident, faisable et probablement même facile. Aujourd’hui, il se jugeait trop naïf et prétentieux pour avoir penser ainsi. Cette mission s’était révélée plus dure que prévu, bien plus dure. Une mission qui se tenait en un mot mais qui pourtant engageait tellement. Une mission qu’il avait du accepté. Une mission qu’il considérait comme un devoir ou un chemin de la vie. Une mission qui se résumait à survivre.

Alors que le vent continuait de fouetter son visage par d’innombrables brises rapides, il sortit, enfin, de sa torpeur. Reprenant pleinement ses esprits, il ressentit de nouveaux les sensations. Son regard se posa finalement sur un point précis qu’il détailla en quelques secondes seulement, son corps ressentait la fraîcheur qui s’installait en ce lieu paisible. Quelques nuages surplombaient l’endroit, masquant les lueurs rouges du soleil se couchant au loin. Se remémorant un lointain dicton qu’on lui avait dit et qu’il avait toujours considéré en voyant ce phénomène, Sai ne put que sourire et repenser à ces instants. Ces instants passés autour d’un feu de camp, accompagné de ses quelques amis et de leur responsable pour la soirée. Ce même responsable, bien plus âgé qu’eux qui avait par tant de fois raconté bien des histoires à ces jeunes esprits ouverts et dont l’imagination était bien plus grande que l’on ne pouvait l’imaginer. Un lointain souvenir qu’il n’oublierait jamais, cela faisait partie de lui, de son être, de son essence. S’il oubliait ce souvenir, il ne serait probablement plus le même. Une idée presque certaine que l’on ne pouvait vérifier. Une hypothèse à jamais résolue. Un fait que l’on énonçait sans pour autant y attacher une grande importance. Une simple réflexion personnelle alors que le temps lassait. Prêt à rentrer, il ne tarda pas à faire demi-tour, s’éloignant de la colline surplombant les vastes plaines. Ce ne fut qu’une fois en bas de cette dite colline qu’il se rappela pourquoi il était ainsi monté. Là où son regard s’était lancé quelques temps auparavant se trouvait sa maison, sa ville, son pays, sa vie. Plus loin dans cette direction s’étendait le pays de Xing.

D’un pas lent mais sur, il avançait dans l’herbe suivant le courant du vent, son regard loin devant lui, un sourire aux lèvres au fur et à mesure que ses pensées et souvenirs le submergeaient. Des souvenirs parfois réconfortants, parfois tristes, parfois agréables, parfois … nécessaires. Continuant son chemin, il se dirigea vers le camp qu’il avait établi depuis quelques temps maintenant, depuis son arrivée en ces lieux pour tout dire. Il était arrivé depuis des jours, peut-être des semaines. Son voyage ne faisait que commencer. Un voyage qui continuerait pendant encore quelques temps, peut-être des jours, des mois ou peut-être bien des années. Le Xingnois en était conscient et c’était en toute connaissance de cause qu’il était ainsi parti. Avec peu d’affaire et sans faire de grands adieux. Il n’en aurait pas eu la force, pas le courage. Il n’aurait pas pu partir, pas après une confrontation avec eux, avec elle. Cette princesse qui l’avait accompagné pendant bien des années. Ce bout de femme au caractère bien trempée qui l’avait, par maintes fois, surpris. Ce bout de femme qui n’avait jamais reculé devant un défi et avait été au bout de ses rêves, de ses convictions, de ses objectifs. Jamais elle n’avait voulu abandonner, pas tant qu’il restait un espoir. D’un certain côté, l’un comme l’autre avait pu avancer car ils étaient là pour s’aider mutuellement. Savoir que l’autre était à ses côtés était probablement le meilleur moyen de ne jamais renoncer. Sai voyait les choses ainsi et il n’était pas impossible que la princesse du clan Li-Huang pensait aussi ainsi. S’il était ici, c’était de sa propre volonté et pour le bien de bien des gens, même si ceux-ci n’en avaient pas conscience. Il ne leur en voulait pas, bien au contraire, auquel cas il ne serait pas là pour eux. Tout ce qu’il savait sur ce long voyage, c’était qu’à l’heure actuelle, il ne faisait que commencer et bien des choses pouvaient se passer jusqu’à la fin de celui-ci.

Son trajet achevé, il ne tarda pas à rejoindre sa tente, endroit étroit et frêle mais qui le protégeait des intempéries. C’était mieux que de chercher une grotte ou de dormir sous un flot de pluie torrentiel. Aussi bien confortablement installé qu’il le pouvait sous ce morceau de toile, le Xingnois ne tarda pas à chercher de quoi manger dans son sac. Un sac qu’il avait méticuleusement préparé avant de partir. Dedans se trouvait l’essentiel, nourriture, eau de réserve, vêtement de rechange en cas de besoin, quelques bandages et autres soins primaires, cartes et diverses choses plus personnelles comme des couteaux en cas de besoin. Il y avait bien évidemment son arme de prédilection, son sabre, non loin de lui, à portée de main, prêt à être dégainer et à trancher la chair et les os. Il l’avait depuis maintenant bien des années, neuf, peut-être bien même dix. Si au début de ses années il avait douté quant à l’efficacité et à sa maîtrise en soi-même et en l’arme, aujourd’hui, il ne s’en séparait plus, sachant qu’il n’était pas aussi efficace s’il ne l’avait pas à ses côtés. Certains auraient dit qu’il ne faisait plus qu’un avec sa lame, qu’elle était le prolongement de son corps et plus particulièrement de son bras. Il pensait la même chose à un degré moindre, se contentant de dire qu’il la maîtrisait bien, tout simplement. D’une allure générale noire et d‘une taille raisonnable, elle pouvait se dissimule facilement sous une cape ou sous quelques vêtements. Qu’elle soit dans son dos ou sur sa hanche, cela ne changeait rien, son mouvement était aussi rapide et précis tout comme le fourreau ne le dérangeait en rien dans ses mouvements. Son sabre était une partie de lui et ce il n’était pas le seul …

Accompagnant le sabre, quelques couteaux de lancers faisaient office d’arme de jet et d’arme de support, de soutien. Armes facilement dissimulées, il avait toujours pris en considération ses armes pouvant faire des ravages si celles-ci étaient utilisées avec efficacité. Les plaçant souvent par pair au niveau de ses avant bras, il n’avait, jusque lors, eu besoin de les utiliser que par trois à quatre fois. Plaçant les couteaux comme un moyen d’attaque supplémentaire et non un art majoritaire, il avait toujours privilégié son sabre, laissant donc les couteaux comme une autre issue possible. Une issue prise en cas d’inexistence d’autres possibilités. S’il ne les utilisait pas souvent, cela ne voulait pas pour autant dire qu’il ne savait pas s’en servir, loin de là. Expérimenté en ce domaine tout comme il l’était avec son katana, le Xingnois avait simplement privilégié le combat au corps à corps. Outre ses couteaux, il avait une certaine maîtrise dans les arts martiaux, sachant où frapper et comment le faire. Il avait une bonne expérience et le dissimulait parfaitement, ne le mettant au service que pour protéger la princesse Yin. Il avait, par plusieurs fois, tenté de combiné ces deux styles de combat, obtenant un style plus ou moins unique et ravageur. Suffisamment bon et efficace pour venir à bout de certain ennemi. Mais, aujourd’hui encore, son style de combat restait à approfondir et améliorer, ce voyage le lui permettrait probablement de le faire, enfin, il l’espérait bien que, d’un certain côté, il s’agissait plus d’une façon de s’occuper et de ne pas perdre en tête ce pour quoi il était parti de chez lui. En soi, si combattre était une obligation et non un devoir, s’entraîner était devenu un passe-temps. Une chose regrettable mais qui l’aiderait en temps voulu, enfin, si l’avenir le souhaitait.

Finissant un rapide repas qui lui permettrait de tenir jusqu’au lendemain, le voyageur ne tarda pas à s’allonger comme il le pouvait, se servant de son sac comme oreiller. Il n’avait pas pris de sac de couchage ou de chose similaire, n’ayant pas la place dans son sac. La tente était déjà un encombrant voyage, un objet similaire ne l’aurait encombrer qu’une fois de plus, l’empêchant d’avancer à vive allure ou le gênant lors des chemins les plus étroits. Allongé sur le dos, il aurait très certainement pu voir les étoiles si la toile de tente ne les obstruait. Fermant un instant les yeux, il ne put s’empêcher de repenser à ce fatidique moment. Ce moment où il était parti, une fois de plus, de chez lui. Abandonnant dès lors sa famille, ses amis, ses obligations. Si quelques années il était parti avec Yin, aujourd’hui, il était parti seul, comme le lui avait suggérer son instinct, son sens du devoir. Ce départ lui rappelait le précédent, ce départ presque précipité pour Amestris, cette région du monde connu de bien des gens. Il s’agissait d’un pays suffisamment prospère pour croître et survivre à l’écoulement du temps. Placé sous un fort système militaire, il avait été rare de voir une ville sans militaire. D’un certain côté, il s’agissait d’un point important pour la croissance du pays, en sécurité, les habitants pouvaient vivre en toute tranquillité et de ce fait, fournir des activités constantes et productives. Enfin, beaucoup de chose avaient échappé au Xingnois mais ce qu’il en avait vu suffisait. Si cette fois il n’y était pas retourner, c’était pour une raison des plus simples : il n’avait aucun titre de séjour. En demander un était tout simplement hors de question, quant à en trouver un, il était probablement plus facile de trouver une aiguille dans une botte de foin que de trouver un titre de séjour pour Amestris. Quoiqu’il en était, tout était passé et Sai ne pouvait que poursuivre sa route, gardant auprès de lui les souvenirs réconfortants de ses amis et de la princesse Li-Huang …


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Sai Xin-Yao
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MessageSujet: Re: Rp solo, défi tenté ...    Mer 11 Aoû - 0:23

- Je te dis qu’il faut aller à droite !
- Si on suit ce qu’il nous a dis c’est par la gauche qu’il faut prendre, pas la droite.
- Et bien moi je vais à droite, fais ce que tu veux.


Encore et toujours des petites querelles. Encore et toujours … Cela se passait toujours ainsi, enfin, presque toujours. Cela faisait quelques semaines déjà, cherchant leur chemin, les deux Xingnois s’étaient légèrement perdus dans les rues d’Amestris, ou plus précisément dans une petite ville aux rues formant un véritable labyrinthe. Un moyen comme un autre de résister à l’envahisseur leur avait-on dit. Un moyen plutôt efficace aux yeux des voyageurs. Ayant demandé leur chemin, les deux étrangers avaient suivi les indications jusqu’au moment où ils s’étaient de nouveaux perdus. Ce n’était ni un manque de mémoire ni d’attention, juste qu’il était bien difficile de savoir où aller. D’innombrables nuages gris et opaques obstruaient le ciel, rendant impossible la localisation par la position du soleil. Quant à penser à aller sur un toit pour se repérer, autant l’oublier, les bâtiments étaient bien grand et il était quasiment impossible d’y monter enfin … Il était possible de monter, le problème se montrait lorsqu’il fallait redescendre. Peu envieux de tenter l’expérience, les deux Xingnois s’étaient fier à ce qu’on leur avait dit. Mais autant parler avec un bouc en train de brouter. Le villageois, bien qu’aimable et sympathique s’était révélé d’un accent et d’une manière de parler assez déstabilisante. Si les deux voyageurs avaient réussis à décrypter ce qui avait été dit, ils n’avaient su se rappeler avec exactitude la dernière indication donnée et ce n’était pas faute d’avoir essayé. Un sujet de débat entre les deux Xingnois qui n’avaient pour habitude d’avoir tord …

- Et bien si tu le dis, allons à droite … Mais si on se perd, tu ne pourras que t’en vouloir.

Une fois de plus, il avait concédé, lui laissant avoir plus ou moins raison, ou tout du moins, avoir le dernier mot. Une concession qu’il se permettait tant que sa vie n’était pas en danger. Après tout, il le savait, son caractère bien trempée et têtu comme une mule ne lui laisserait jamais écouter ce qu’on lui disait. Une idée en tête et elle la suivait jusqu’au bout, jusqu’au moment où elle avait tord. Comme il se le répétait bien souvent, on ne pouvait voir la vérité que lorsqu’elle était face à nous. Cette fois n’échappait pas à la règle. Si la princesse qu’elle était s’était trompé, elle ne pourrait que le reconnaître et avouer qu’il avait un meilleur sens de l’orientation, ou tout simplement de compréhension. Une différence qui faisait, justement, toute la différence car le Xingnois le savait, en général, elle lui faisait confiance sur ce point. Enfin … Généralement. Cette fois était une nouvelle exception, il fallait le voir ainsi.

Prenant donc la ruelle de droite, les deux étrangers en voyage, avaient filé bon train, avançant d’un pas suffisamment rapide pour ne pas traîner pendant des heures. D’un naturel observateur, Sai s’était attelé à la tâche de prendre des repaires pour, en cas de besoin, retrouver le bon chemin, bien que pour cette fois, il suffisait d’aller droit devant et de suivre le chemin. Un chemin qui semblait s’éterniser si on passait son temps à penser à sa longueur et au chemin que l’on empruntait. Ce ne fut qu’après une dizaine de minutes qu’ils se retrouvèrent devant une nouvelle intersection. Un carrefour donnant une nouvelle fois trois directions possibles. Une preuve qu’il avait raison et qu’elle avait eu tord. Une preuve qui allait relancer ce débat qui s’était pourtant terminé quelques minutes auparavant.


- Je croyais que nous devions arriver sur une grande avenue et non sur un nouveau croisement.

Ne disant rien, la princesse xingnoise s’était contentée de faire une grimace, reprenant le chemin, faisant ainsi demi-tour. Un retour qui demanderait quelques minutes supplémentaires mais qui finirait bien par les mener quelque part. Une avenue qui les mènerait dans un endroit où, à ce qu’on disait, il faisait bon vivre. Une hospitalité agréables, une nourriture délicieuse, une ambiance festive et des chambres confortables pour un séjour tout simplement parfait ou ce qui s’en rapprochait le plus. Un endroit qui semblait suffisamment bon pour que les deux Xingnois puissent s’y reposer quelques temps, le temps pour eux de se faire un point sur leur situation. Ce fut lorsqu’ils quittèrent les ruelles plus ou moins sombres et débouchèrent dans la grande avenue qu’une lumière blanche apparu, éblouissant le Xingnois.

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MessageSujet: Re: Rp solo, défi tenté ...    Mer 11 Aoû - 0:24

Parti depuis maintenant une heure, il ne savait pas encore où il allait. En vaste région, l’endroit où il se trouvait lui était inconnu. Jamais auparavant il ne s’y était rendu, et pour cause … Il n’en avait jamais eu le temps. Sa vie avait été une succession d’événement ne lui laissant pratiquement aucun instant à lui ou tout du moins, aucun temps pour qu’il décide lui-même de son chemin. En effet, si ses premières années de sa vie avaient été vécu au sein du palais des Li-Huang et à proximité comme la demeure des Xin-Yao, son enfance, elle, s’était déroulé dans une région où il avait appris bien des choses sur la vie et l’art du combat. Après quoi, il avait accompagné la princesse Lune en voyage à Amestris, pour le bien de son nom, de sa famille, de son hérédité. Un voyage long qui avait duré bien trop longtemps aux yeux du Xingnois. Si Amestris, bien que sous le joug d’un système militaire fort et strict, était un pays croissant et prospère, Sai n’avait jamais préféré autre endroit que chez lui, en Xing. En ces quelques faits, Sai n’avait jamais pris de véritable décision quant au tournant de sa vie. Toujours forcé d’une manière ou d’une autre, il n’avait eu d’autre choix que de suivre la voie qui s’offrait à lui. Aujourd’hui encore, dans les grands traits, son choix avait été forcé. Sa vie n’était qu’une succession de choix et il ne le savait que trop bien. Peut-être même mieux que personne. Bien évidemment, il ne regretterait rien et avait fait chaque choix en sachant ce qu’il engendrerait, ou tout du moins, en partie.

Gardant un pas lent mais assuré, il observait ce qui l’entourait. Un paysage s’offrait à lui, de vaste kilomètre de plaine. De l’herbe à foison, une herbe verte et fraîche. En pleine nature, la taille d’une brindille pouvait dépassé la quinzaine de centimètre. Pliant sous la force du vent soufflant, l’ondulation de toute cette verdure donnait un étrange spectacle et concert de murmure végétal. De là où il était, le Xingnois ne pouvait voir aucun animal, aucun être vivant n’était présent dans son champ de vision, il était le seul être vivant à des kilomètres à la ronde, seul à se déplacer dans cet espace si vaste. Ses sens à l’affût, il restait sur ses gardes, prêt à agir ou réagir si le besoin s’en faisait ressentir. Bien évidemment, dans la situation actuelle, il n’y avait pas de nombreuse surprise possible. Dans un terrain dégagé, il était facile de voir ce qui pouvait arriver à des kilomètres. Dans le cas présent, le plus plausible en matière de réaction était celle lorsqu’on voyait un paysage dévasté au loin. Une large colonne de fumée monter vers le ciel, laissant en bas une vague idée d’un bâtiment détruit par les flammes. Une chose qu’il n’était pas près de voir, si la carte qu’il avait pris était exacte, la prochaine maison, ou même le prochain signe de vie n’était qu’à des dizaines de kilomètre, voire même une vingtaine. Il avait donc un peu de temps avant d’avoir en face de lui un autre être humain.

Seul depuis maintenant des semaines, il s’était habitué à réfléchir sans arrêt, à penser à tout et à rien, mettant néanmoins son départ de côté ou chaque pensée qui s’en rapprochait. Contrairement à certain, il ne s’était pas mis à parler à voix haute, certain qu’il était seul. Respectant ce silence apaisant, il restait silencieux, faisant le moins de bruit possible. Il n’était pas rare de voir le silence rompu par des oiseaux déchirant le ciel de leur vol rapide. Lorsque cela arrivait, le Xingnois s’arrêtait et levait la tête, les observant pendant un instant, instant qu’il désirait être le plus long possible. Suivre des yeux de tels animaux était, à ses yeux, quelque chose d’apaisant, de plaisant. Qui n’avait jamais rêvé de voler, ou bien même, qui n’avait jamais eu l’esprit effleuré par cette idée ? Peut-être quelques personnes, des personnes pour qui la vie n’était qu’une fade succession de jour et de nuit, pour qui les instants que l’on vivait n’était que souffrance et tristesse et pour qui la mort était une délivrance. Des personnes pour qui les rêves n’étaient pas appelés ainsi pour rien. Croyant qu’un rêve était semblable à une chimère, à une fixation qui nous faisait envie et dont chacun courait après sans jamais parvenir à la toucher, même du bout des doigts. Un rêve, une stupidité disaient certains. Une illusion que l’on se faisait et que l’on poursuivait ne sachant que faire de sa vie et de ses jours. Rêver était, pour certains, un moyen de se voiler la face, de tourner le dos à la réalité. La meilleure façon qui soit de ne pas voir les évènements venir et d’être pris au dépourvu toute sa vie durant.

Aux yeux de Sai, rêver n’était pas tout cela bien qu’il admettait certaines vérités. Pour lui, les rêves étaient essentiels à la vie de l’être humain. Un homme ne rêvant pas n’était qu’un homme dont la vie n’était que déception et tristesse. Refuser de rêver, à son sens, était synonyme d’accepter une entité supérieure, guidant chacun de nos pas, rendant l’Homme à l’état de marionnette que l’on manipulait selon des humeurs variant. Ne pas rêver était … Vivre dans la lassitude et l’exactitude, ne se rendant qu’au fait et n’avançant que par pure obligation. Mais si le rêve était une chose essentielle, il pouvait, comme tout autre chose, avoir un effet négatif. Si rêver était une bonne chose, elle ne l’était qu’à petite dose. Trop rêver était synonyme de se voiler l’esprit, vive dans un monde de rêve ou rien ne se passerait comme on l’avait voulu, comme on l’avait rêvé. Incapable d’avancer, attendant que les rêves se réalisent, il était impossible d’espérer vivre pleinement sa vie, comme on l’avait attendu ou tout simplement, comme on le pouvait. À double sens, le rêve semblait à la fois attirant et repoussant. Positif et négatif. Bien et mal. Comme pour tout en ce monde, comme une pièce l’était, le rêve avait deux faces.

Si Sai avait depuis longtemps été un être vivant dans le concret et dans les évènements, jamais il n’avait arrêté de rêver. Des rêves simples et sans grandes conséquences. Des rêves qui lui semblaient accessibles. Certains s’étaient réalisés, d’autres non. Il n’en restait pas pour autant fixé dessus, attendant qu’ils se réalisent enfin. Lorsque toute chance de réalisation passait, il continuait d’avancer, ce fameux rêve dans son dos, composant non plus un avenir mais un souvenir. Si quelques-uns uns de ces souvenirs tournaient autour de lui, la plupart mettaient en scène sa famille ou la famille royale et plus particulièrement la princesse lune. Entre rêve et souhait, la différence pouvait être qu’une simple nuance. Il voyait les choses ainsi, bien qu’il savait que d’autres le contrediraient. Quoiqu’il en était, le Xingnois avait toujours espéré les mêmes choses. Des choses dont tous ignoraient la nature et n’avait qu’une vague idée pour ne pas dire qu’une hypothèse. Un rêve ne se partageant pas, le Xingnois n’avait jamais rien révélé ni même partagé, à qui que ce soit à une exception près. Yin.

Des souvenirs lui revenant en mémoire, le Xingnois se surpris à sourire. Un sourire franc et intimant la joie et le bonheur. Deux sensations et humeurs bien lointaines à présent. Cela faisait plus de quelques semaines qu’il n’avait pas réellement ressentit la joie ou effleurer le bonheur. Depuis son départ, il vivait chaque jour comme il venait. Laissant le hasard venir à lui, il ne prévoyait rien et attendait simplement. Chaque jour était devenu une succession d’heure et une marche discontinue. Pour seul objectif l’ouest, il marchait prêtant attention à ce qu’il voyait d’un œil observateur et attentif. Chaque détail pouvait avoir une importance ou un intérêt même éphémère. Chaque chose pouvait le captiver, l’intéresser, l’émouvoir. Encore fallait-il qu’il y ai quelque chose capable de le faire. En ces lieux désertiques, rien ne semblait captiver son attention, rien ne semblait l’intéresser, rien ne semblait l’émouvoir. Que ce soit devant, derrière ou sur ses flancs, il n’y avait que de l’herbe et de la terre. Aucun être vivant ne semblait se démarquer de la nature, même dans ce ciel bleu et dégagé. En ce manque de vie, le Xingnois, à plusieurs reprises, se sentait comme mort, seul dans l’infini, unique rescapé d’un incident inconnu. Survivant de l’apocalypse. Seul dans ces terres où plus aucune n’âme ne vit.

Alors que ses pas le guidaient toujours au travers du pays, son attention fut attirée par un détail dans le paysage, un infime détail qui attira son attention et captiva sa curiosité. Changeant donc de direction pour aller vers ce point précis qu’il avait remarqué, il ne tarda pas à arriver devant ce qu’on pouvait appeler les lieux du crime. Devant lui se trouvait un oiseau, une flèche lui transperçant le corps. Mort depuis déjà quelques heures, il y avait quelques mouches et quelques fourmis curieuses, ne prenant pas compte de l’odeur qui commençait à se dégager du cadavre de l’animal. Faisant de même, le Xingnois retira la flèche du corps du volatile et l’observa. Une flèche parfaitement travaillée, équilibrée à merveille, les plumes étaient, à sa connaissance, inconnues. Peu significative quant à l’identité du tireur, cette flèche n’était plus qu’un bout de bois avec une pointe de fer ensanglanté. Intimant une rapide prière silencieuse pour l’âme du volatile, le voyageur ne tarda pas à conclure quelques points. Des conclusions qui dégradaient son humeur et qui ne lui plaisaient guère. En effet, la première question qu’il s’était posée était de savoir pourquoi une telle chose se trouvait ici. Pourquoi un oiseau mort se trouvait dans cette plaine ? Tué d’une main humaine, il ne restait plus que deux possibilités quant à l’origine de cette mort. La chasse pour manger ou la chasse pour le plaisir. Au vu du corps encore présent, il n’y avait qu’une hypothèse possible. On avait tué l’animal pour un simple plaisir. Pour un simple passe-temps. Un acte que ne supportait pas le Xingnois. Lui qui respectait chaque vie, chaque être, il ne pouvait laisser cet acte impuni. Un nouvel objectif fixé, Sai ne tarda pas à mettre un premier plan en place. Une marche à suivre pour retrouver l’auteur de ce méfait. Auteur qui serait face à la mort lorsque Sai le retrouverait.

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Dernière édition par Sai Xin-Yao le Mer 11 Aoû - 0:27, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Rp solo, défi tenté ...    Mer 11 Aoû - 0:26

D’un pas qui se voulait lent et assuré, il entra dans le bâtiment. Arrivé au village depuis quelques minutes, il s’était rapidement dirigé vers un bâtiment qui semblait être une taverne. Un endroit où bien des gens venaient se retrouver le temps de prendre un verre ou un bon repas. Le village se situait non loin d’une rivière et semblait être suffisamment bien placé pour prospérer et croître sans craindre des raids éclairs ou des vols sans fin. Il s’agissait, aux premiers abords, d’un village calme et respectable. Les habitants semblaient y vivre merveilleusement bien et savait accueillir les voyageurs. Enfin, presque. Si aucun habitant n’avait porté de regard suspicieux, accusateur et lourd de soupçon, aucun n’était venu l’accueillir, venant lui souhaiter la bienvenue. Il y avait bien évidemment ces curieux enfants, intéressés de toute nouveauté, ils s’étaient précipités pour voir qui était le nouvel arrivant sous le regard de leur parent à la fois heureux d’une telle vitalité et soucieux de leur sécurité. En soi, le village était un endroit calme où il y faisait bon vivre. Un village pas nécessairement riche mais qui arrivait à subvenir à ses besoins pour le plus grand plaisir de tous. Animé d’une volonté et d‘une détermination, le Xingnois ne s’était arrêté aux portes du village, ne prenant pas le temps d’en lire le nom ou d’en avoir un large aperçu. D’un pas qui s’était fait à la fois pressé et lent, il s’était irrémédiablement dirigé vers le bâtiment qui semblait réunir le plus de monde.

Une fois à l’intérieur, il fut rapidement agressé de cette odeur d’alcool et de cigarette des hommes présents dans la pièce. Aucune fenêtre n’étant ouverte, l’odeur de l’alcool et de la cigarette s’étaient mêlé à cette odeur de mâle ignorant ce qu’était un bon bain. D’un rapide coup d’œil, le voyageur pouvait voir que chacun semblait se préoccuper de ses affaires et uniquement de ses affaires. Ne prêtant pas le moindre regard au nouvel arrivant, la plupart continuait de manger, de jouer ou de boire. Une chance si on pouvait dire, au moins le Xingnois n’aurait pas besoin de se frayer un chemin avec les coudes dans cette jungle humaine. Se dirigeant vers le comptoir en face de l’entrée, il ne tarda pas à prendre place sur un siège libre entre deux autres clients qui semblaient boire encore et encore. Rapidement, on vint lui demander ce qu’il désirait, comme tout bon barman l’aurait fait pour servir son client. Commandant rapidement quelque chose à boire, le Xingnois prêta rapidement attention à chaque personne présente dans la pièce. Il cherchait quelqu’un de bien précis et savait que dans un tel village, la chose ne serait pas aisée. Retrouver un archer n’était pas une mince affaire. Facilement dissimulé, un arc n’était pas une chose imposante et voyante à des centaines de mètres. Plus encore, le village ne semblait compter que de simple habitant et non d’autres voyageurs, en ce point, aucun habitant ne portait une arme quelconque si ce n’était qu’un couteau de chasse, et encore.

S’il observait chacun des potentiels archers présents, Sai savait qu’il viendrait un moment où son attitude serait remarqué. À ce moment là, il paraîtrait certainement bizarre et louche. Il n’y avait que de trop grandes chances qu’on vienne le voir, l’entourer en tentant de l’intimider, lui demander de les suivre dehors et de régler les comptes une fois sorti. Quelques clichés qui n’étaient que trop vrais en ces lieux où la violence était monnaie courante pour tout ceux ayant quelque chose d’anormal ou de louche selon les autres. Enfin, ce n’était qu’une hypothèse et il n’était pas certain que cela se passe ainsi. Néanmoins, ce qui était sur, c’est que le Xingnois devait trouver des réponses à ses questions. Sa principale question était simple « quelle était l’identité du tueur qu’il recherchait ? ». Attendant que le barman ne revienne, Sai continua son repérage, attendant simplement et préparant la question qu’il poserait au serveur. Une question qui ne tarda pas à arriver puisque le Xingnois d’être servi.


Dites moi, y aurait-il de bons archers par ici ?

Sa voix s’était faite discrète et simple, tendant vers l’amical et la curiosité, il s’était volontairement donné un air assez innocent sans l’être. De quoi donner matière à réflexion quant à sa véritable nature. Des réflexions qui lui laisseraient le temps de préparer la suite en cas de besoin. Surpris de la question, le barman l’avait observé un instant sans dire mot. Jetant un coup d’œil par-ci par-là, il ne lui répondit qu’après quelques secondes :

Et bien, il y en a bien un ou deux oui, mais … je vous conseillerais de ne pas vous en approcher.

Finissant inquiet sur ces quelques mots, il semblait regarder si personne ne l’avait entendu parler de ce sujet. Repartant vers d’autres clients, il n’adressa pas d’autres regard au Xingnois qui l’observait d’un œil interrogatif. Rapidement, Sai compris que ce ou ces fameux archers avaient une certaine influence dans ce village, plus encore, ils semblaient inspirer la peur et la crainte. Décidé, il termina rapidement son verre et se dirigea vers la sortie. Il venait d’apprendre qu’une influence était exercée ici et elle n’était certainement pas positive. Même s’il n’était pas un héros ou quelque chose dans ce genre, cette histoire l’intriguait et il avait pour idée de régler cette affaire, qu’importe de ce qu’il pouvait s’agir. Sortant donc du bâtiment, il prit une ruelle remontant le village, se dirigeant vers ce qu’il avait aperçu quelques temps plus tôt et qui semblait être un hôtel.

Rapidement, le voyageur entra et prit une chambre, demandant une chambre au bout du couloir. Une prévention contre les mauvaises surprises qu’il avait pris l’habitude de faire pendant des voyages de longue haleine. Tout aussi rapidement, le Xingnois put entrer dans sa chambre et s’y installer rapidement. Préparant une petite astuce semblable à un piège, il prit le temps de vérifier que tout était correct. La sécurité était de mise en un tel endroit d’autant plus avec ce qui semblait se tramer dans ce village. Il n’avait que trop bien appris que la prudence était mère de sûreté et qu’une petite précaution valait mieux que des ennuis. Finissant de s’installer, il se laissa tomber sur le lit qui grinça de tout son possible. Étonné de ce grincement, Sai fut surpris de voir qu’un hôtel pouvait se prétendre accueillant avec un lit grinçant. Ne s’attardant pas sur ce léger détail, il se laissa porté par la douceur des draps et du matelas confortable. Fermant les yeux un bref instant, il se laissa emporté par le bien-être pendant un instant. Il revint bien vite à la réalité lorsqu’il entendit des bruits à la porte, ou tout du moins, devant la porte. Le plancher grinçant, le Xingnois put entendre quelqu’un resté un moment devant le pas de sa porte, semblant se pencher pour espionner au travers de la serrure. Un espionnage qui n’apporterait rien d’autre qu’une piètre information : le noir. En effet, première précaution, Sai avait placé une feuille en papier devant le trou de serrure empêchant quiconque de regarder au travers. Se relevant pour se préparer à une potentielle suite à cette tentative d’intrusion dans son intimité, le Xingnois se radoucit lorsqu’il entendit le plancher grincer de nouveau, laissant entendre que le protagoniste s’en allait.

Après cet altercation particulière, le Xingnois se dirigea vers la fenêtre. Donnant sur la rue, elle laissait voir au client la rue où se trouvait l’entrée de l’hôtel ainsi que quelques bâtiments dont le toit arrivait au quatrième étage du bâtiment. Observant donc la rue et ses occupants, le voyageur qu’il était s’étonna de ce petit regroupement. Un regroupement d’une dizaine de personne équipée d’arc, de flèches et d’arme blanche de diverses tailles et formes. Certains avaient des haches, d’autres des sabres, d’autres encore avaient des poignards ou des couteaux. Il était déjà étonnant de voir ces hommes se réunir ainsi et rien qu’ainsi, la pensée que quelque chose se tramait dans le village n’était que trop confirmé. Mais il était plus étrange encore de voir le gérant de l’établissement aller à leur rencontre d’un pas qui semblait pressé et intimidé. Plus étonnant encore de le voir désigner la chambre du protecteur de la princesse lune avec un air tremblant mais sur de ce qu’il pouvait dire. Il ne fallut guère de temps à Sai pour comprendre ce qu’il se passait. La personne qui avait tenté de l’espionner n’était autre que ce gérant corrompu. Quant à ces personnes, elles semblaient le rechercher pour une raison qu’il ignorait. Quoiqu’il en était, il fallait qu’il se prépare à avoir de la visite. Une visite peu amicale qu’il finirait dans un cercueil ou reposant sur le sol d’une ruelle sombre et peu fréquentée, attendant que des nécrophages viennent rayer son corps de la surface à coup de dents ou de bec.

Se préparant donc à recevoir ces quelques invités, le Xingnois entama ce qu’on pouvait appelé sa défense par un ou deux petits pièges qui viendraient à bout de quelques uns de ses poursuivants. Ce ne fut qu’une fois que tous ces futurs assaillants soient entrés dans le bâtiment qu’il en sortit par la fenêtre situé au troisième étage. S’amusant à jouer aux acrobates, il descendit les étages en longeant le mur, s’appuyant sur le rebord des fenêtres ou de toute prise qui pouvait l’aider. Finissant rapidement par retrouver pieds à terre, il observa un instant l’intérieur de l’hôtel. Un des hommes semblaient être resté en bas et l’avait aperçu. D’un rapide geste, Sai avait envoyé l’un de ses couteaux se fiché dans la gorge de ce malheureux. Tournant les talons, il ne tarda pas à prendre la ruelle adjacente, disparaissant dans l’ombre ne laissant derrière lui qu’un vaste trace et un léger goût amer dans la bouche de ses poursuivants qui venaient de le laisser s’échapper pour la première fois.

Une fois certain qu’il n’était plus poursuivit, Sai s’arrêta enfin. Revêtant sa cape de voyage sombre qui le dissimulerait parfaitement dans l’ombre de la ruelle où il se trouvait, il prit quelques temps pour réfléchir. Qui étaient ces hommes et pourquoi s’étaient-ils mis à le poursuivre ? Cela avait-il un rapport avec sa première venue ici ou bien était-ce autre chose ? Prenant quelques minutes pour réfléchir, le Xingnois savait que quelque chose se tramait et il devait savoir ce que c’était. Non pas par simple curiosité mais par simple fait. On voulait l’attaquer et très probablement le tuer, il n’y avait aucune raison pour ne pas chercher les raisons d’une telle envie …

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