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 Dix minutes plus tard ...

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MessageSujet: Re: Dix minutes plus tard ...   Lun 8 Juin - 23:51

Après quelques secondes de recherche, Nicky trouva finalement la boite à sucre, le sucre en morceau était tellement mieux. Un ou deux et c'était finit, comparé au sucre en poudre où l'on comptait en cuillère. Enfin tout cela n'était qu'un avis, il n'était pas un grand cuisinier ni même restaurateur. Du sucre restait du sucre, tant que ça sucrait, c'était tout ce qui importait. Retournant à sa place, il voyait son interlocutrice finir de manger et répondre finalement. Une question suivit d'une explication à celle-ci. Pourquoi le remercier alors qu'il avait tuer quelqu'un ? Était-elle donc si innocente du monde ? Était-elle toujours aveugler par cette notion du bien et du mal des clichés ? Non, elle semblait moins naïve que ça même si ses paroles semblaient dire le contraire. Souriant alors, Nicky regagna sa place. Il écouta alors ce qu'elle avait à dire d'autre et ne fut pas étonné de ces quelques mots. La notion de bien et de mal, un meurtre était-il toujours mauvais ? Depuis bien longtemps le vendeur d'arme avait fait une distinction entre les deux. Mettant alors deux premiers sucres dans son thé il commença à touiller en disant finalement :

Comment juger le bien du mal ? Un meurtre peut être mal vu mais aussi bien vu. Après tout, certaines personnes devraient mourir.

Il rajouta un sucre avant de remuer à nouveau sa cuillère, décrivant des cercles irréguliers pour homogénéiser le tout. Attendant un moment pour être sur qu'il avait l'attention de son interlocutrice, il reprit :

Si tuer une personne peut en sauver des milliers, est-ce bien ou mauvais ? Tout est une question de circonstance. Enfin, je ne disserterais pas des heures dessus, tu dois avoir ta propre opinion mais bon.

Il rajouta un dernier sucre avant de recommencer le même geste. Il regarda l'assiette de son interlocutrice vide avant de sourire et de lui tendre sa propre assiette ou résidait encore quelques viennoiseries. Il accompagna son geste d'un sourire avant de porter la tasse à ses lèvres et de siroter doucement son thé parfaitement sucré à son gout. La température étant bonne, l'arôme excellent et le sucre à bonne dose, Nicky finit rapidement la tasse avant de la déposé à nouveau sur la table et reprendre :

Hum, tu sais le type qu'on a assassiné ? Personnellement, je le connaissais plus ou moins, comment on s'en moque. Et je dois dire qu'il n'était pas bien clean ce gars. Pour le peu que j'ai pu voir, il traitait assez mal ses employées. Enfin, un homme dont personne ne pleurerait sa mort, pas même sa femme, si c'était bien sa femme. M'enfin.

Il sourit avant de se resservir une tasse de thé et mettre directement quatre sucre pour remuer correctement. Il regarda alors la jeune femme qui semblait avoir retrouvé l'appétit. Un bon point, un pas vers la guérison, enfin si l'estomac ne rejetait pas tout. Ce fut sur cette pensée qu'il reprit finalement sur un ton un peu plus interrogatif mais toujours souriant :

Au fait, comment cela se fait-il que je t'ai retrouvé sur le pas de ma porte malade ? Tu n'avais nul autre endroit où aller ou tu me cherchais ?

La seconde partie de la question était pratiquement impossible. Si elle le cherchait, elle ne serait pas venue en étant malade, sauf si elle était tombée malade sur le chemin de la recherche. Chose plus ou moins dur à expliquer. Si c'était ce cas, pourquoi le cherchait-elle ? Que de question sans réponse, le vendeur d'arme essayait de trouver des réponses, en espérant qu'il ne la brusquait pas ou qu'elle ne s'enfuirait pas comme l'avait fait le jeune garçon qu'il avait aider le jour précédent, plus tôt de quelques heures.
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MessageSujet: Re: Dix minutes plus tard ...   Lun 22 Juin - 4:03

Même si elle avait pour habitude de soutenir le regard de ses interlocuteurs. Donia dû rapidement s’avouer incapable de même seulement croiser celui du jeune homme qui se tenait devant elle, de peur qu’il détecte le mensonge à travers le marron sombre terrifié de ses yeux. À vrai dire, à l’instant, elle se savait aussi translucide qu’une fenêtre de vitre fraîchement nettoyée, à la merci du premier bienheureux dont le regard se fixerait sur le sien, nerveux et égaré. Malgré tout le contrôle qu’elle tentait de s’insuffler à coup de profondes respirations et de pensées apaisantes, elle se sentait faiblir, ses barrières mentales s’effondraient les unes après les autres, et peu a peu la panique envahissait son esprit, brouillant ses pensées et lui donnant la désagréable impression qu’elle ne parvenait plus a respirer correctement. Ses mains s’étaient éloignées l’une de l’autre et ses doigts, à présent, s’accrochaient désespérément aux bras de la chaise en bois sur laquelle elle était assise. Une entaille présente sur l’accoudoir droit laissait se redresser quelques aiguilles de bois qui, sous la pression, s’enfoncèrent dans la peau de la meurtrière affligée, vilaines échardes certes douloureuses, mais qu’elle ne remarqua qu’à peine, puisque trop occupée à éviter d’empêcher ses muscles de trembler. Son regard, après s’être lancé à la recherche d’un point d’appui où il pourrait demeurer sans danger d’être surpris par celui de Nicky, s’arrêta sur la tasse que l’homme tenait entre ses mains. Ses yeux se mirent à suivre lascivement le mouvement circulaire de la cuillère, captant la moindre élévation dans la tasse du liquide bouillant, admirant les vagues qui en perturbaient la surface avec un intérêt qui n’était ni véritable ni feint. Elle semblait se trouver dans un état lunatique, mes ses neurones s’activaient comme jamais, tandis que ses dents entaillaient légèrement sa langue sans même qu’elle s’en aperçoive.

L’attente était insupportable. Quelques instants s’étaient déjà écoulés depuis son précédent commentaire, et Nicky n’y avait toujours pas répondu. Avait-il seulement l’intention de répondre? Elle l’ignorait, mais elle espérait de tout cœur qu’il le ferait, et bientôt, car l’attente ne lui réussissait pas. La situation était extrêmement pénible, et son malaise empirait de seconde en seconde. Sa respiration, d’abord légèrement saccadée, s’amenuisait rapidement, et elle sentait déjà sa tête commencer à lui faire mal. Le monde tournait devant ses yeux cachés par ses quelques mèches châtaignes, et elle entreprit finalement de détourner le regard de la cuillère tournoyante de Nicky, incapable de supporter cette vision plus longtemps sans laisser échapper le petit déjeuner qu’elle avait pourtant avalé avec un plaisir évident.

Enfin, tout en continuant de sucrer son thé à son goût, Nicky entreprit de satisfaire sa prétendue curiosité, déblatérant des explications sur lesquelles elle ne pouvait pas mettre de réel résonnement et qui, donc, l’angoissaient encore davantage. À vrai dire, elle ne parvenait pas à comprendre pourquoi il tenait à défendre le geste d’un meurtrier, alors que lui-même ne semblait pas être une mauvaise personne. ( Et si jamais je me trompe? Si ça s’trouve, ce gars est un criminel recherché, un espèce de malade mentale complètement déréglé et assoiffé de sang… Bordel. Sa baignoire! Hier, sa baignoire était remplie de sang! Si ça se trouve, sa dernière victime était encore vivante hier matin! ‘faut absolument qu’je me sauve d’ici, j’veux pas mourir … )
Le cœur battant à présent à tout rompre, Donia relâcha brusquement les bras de sa chaise et ramena nerveusement les mains contre son ventre, inconsciente des vilaines échardes qui meurtrissaient la chair par-dessous la peau, intouchables d’où elles s’étaient installées. La douleur, néanmoins, la fit sursauter lorsqu’elle joignit les mains et, ce faisant , elle se recula légèrement sur sa chaise en éloignant ses doigts les uns des autres. Son regard quitta Nicky pour se diriger vers la source de sa douleur, et elle grimaça en apercevant tous les petits fragments de bois logés dans sa chair. Elle en apercevait au mojns cinq… s’en débarrasser ne serait pas une partie de plaisir. ( En supposant que j’aurai l’occasion de m’en débarrasser … )

C’est alors que son hôte se remit à s’expliquer, de manière beaucoup moins vague que précédemment, soulageant la jeune femme de tout effort mental. Les explications, cette fois on ne peut plus clair, la laissèrent un instant égarée. Il connaissait son ancien patron! Il savait que cet homme était mauvais, il jugeait que sa mort n’était pas un mal en connaisseur de cause! Écartant aussitôt tous ses soupçons concernant un potentiel psychopathe, Donia expira bruyamment et tenta d’exprimer, par quelque façon qui soit à sa porté, son soulagement. Mais alors qu’elle ouvrait la bouche afin de s’exprimer, le monde se mit à tourner autour d’elle. La nausée montant rapidement, elle se releva et repoussa sa chaise, dans l’intention de bondir aux toilettes. Mais, à peine debout, elle se sentit défaillir, et ses yeux roulèrent brusquement dans leur orbite, l’emportant dans l’inconscience. Son corps alla s’écraser bruyamment sur le plancher, où il demeura pendant quelques minutes.

Son inconscience ne dura toutefois pas plus de cinq minutes. Une fois éveillée, les mots lui échappèrent sans même qu’elle ait le temps de réfléchir ou de les retenir. Sa bouche les prononça contre sa volonté, mais dès qu’ils eurent résonné dans l’air, Donia se sentit aussitôt beaucoup mieux.

« C’est moi qui l’ai tué … »

Elle ouvrit lentement les yeux et découvrit que la pièce tanguait encore, même si moins qu’auparavant. Inspirant et expirant à petit coup, prudemment, elle fut tentée de chercher Nicky du regard. Une soudaine inspiration l’encouragea toutefois à ne pas le faire. Elle préférait ne pas voir son visage, déformé soit par la surprise, soit par le dégoût. Elle préféra plutôt refermer les yeux afin de ne plus voir le monde tourner, et attendant une réaction de la part de son hôte.
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MessageSujet: Re: Dix minutes plus tard ...   Ven 26 Juin - 6:15

  • À bord d’un train, une jeune demoiselle à la robe noir au rebord en dentelle était assise seule sur un banc, dans un coin sur le bord d’une fenêtre, en ayant comme destination central city. Lisant un livre, celle lâcha quelque bâillement avant de fermer celui-ci pour regarder par la fenêtre, laissant ses yeux se fermer, lentement. Elle finit par s’endormir, lentement mais sûrement. Bien sûre, comme à l’habitude, elle fit le même rêve. Le même rêve qu’à l’habitude. Même mise en scène. Même lieu. Même mauvais sentiment envers le tout. La noirceur l’envahissait toujours dans celui-ci et elle aboutissait toujours au même endroit : son ancien maison où elle vivait, dans sa jeunesse, avec ses parents. Et toujours la même phrase.

    Quelque heures plus tard passèrent avant que Kororo ne se réveille un peu en sursaut ayant pour cause son rêve. Les yeux maintenant à moitié ouvert, elle détourna la tête vers la fenêtre situer à côté de son emplacement. Les yeux mi-clos, en plus de ne pas connaître l’allure de sa destination, elle n’était pas très réjouit de voir se nouveau paysage. Il ne ressemblait pas vraiment a se que sa fabuleuse sœur lui ai expliquer au téléphone puisqu’elle y était déjà. Dans son explication, tout semblait merveilleux. Les bâtiments, les habitants… même l’herbe! Mais bon, on ne pouvait pas renier l’excitation et la joie de son aîné puisqu’elle l’avait toujours été… ouais… toujours. Ceci est peut-être un grand mots pour l’âge que sa sœur avait. C’est pas comme si à l’âge de 13 mois elle sautait partout comme une dévergondée… malgré le fait que cela pourrait être possible. Mais bon, revenons au paysage. De plus en plus le train ralentissait pour finalement s’arrêter, de moins en moins Koro’ était rassurer de l’endroit où elle se trouvait. Ceci, soit le paysage, ne correspondait en rien à la description que Amber, sa grande sœur, lui avait donner.

    Après un moment de réflexion de la part de Koro’, le train finit par se stabiliser. À ce moment, plusieurs personnes de différents siège situer alentour de la demoiselle à la robe noir se levèrent pour se diriger vers la porte de sortie. La jeune fille au cheveux noir fini par décider de faire de même et descendit du train avec ses quelques bagages en mains, soit quelque livre et vêtement avec de l’eau et un peu de nourriture pour la route.. Dès qu’elle mit pied à terre, sa première réaction fut de regarder tout autour d’elle, soit plusieurs tour sur elle même en avançant. Dans les secondes qui suivirent, le train se remit en route mais, malheureusement pour Kororo, elle ne se trouvait pas où elle devait se trouver, soit à central city, mais à Dublith, plus au Sud de sa destination. Quel bordel…

    Le train était maintenant partit et Kororo se retrouvait maintenant presque toute seule dans la gare. Plusieurs problème lui faisait maintenant face. Le premier était, pour sûre, sa sœur qui allait sûrement s’inquiété pour rien et croire à n’importe quoi. Alors la première solution serait de trouver un téléphone. Une chance qu’il y en avait toujours dans les gares et celui-ci fut vite trouver par celle-ci. Maintenant devant le téléphone, Koro’ le décrocha, y inséra quelques pièces puis composa un certain numéro parmi tant d’autre. Dès que le téléphone fut décrocher à l’autre bout du fil, la jeune demoiselle répondit vaguement un ‘Salut c’est moi’ puis éloigna à toute vitesse le téléphone de son oreille. Comme si on ne pouvait pas entendre les hurlements qui venaient du téléphone à des kilomètres à la ronde. Quelques autre minutes passèrent avant que la demoiselle au cheveux long ne reparle à son interlocuteur, ayant prit la brillante idée d’attendre que celle-ci est finit de hurler. Elle put enfin finir par expliquer à Amber où elle se trouvait, tout en lui disant qu’elle resterait pour la nuit.

    Finalement le téléphone raccrocher après une pas trop courte ni trop longue discussion avec sa sœur, que Kororo commença à explorer les horizons, se disant qu’elle devrait peut-être demander conseille à un habitant de la ville pour un bon hôtel. Malheureusement, malgré les coups d’œil lancer par celle-ci aux alentours, les habitants lui faisait plus penser à des ‘je ne sais trop quoi’ qu’à autre chose… malheureusement. Puis, rayon de lumière de la journée, un homme, même si il ressemblait a tout autre habitant, avait l’air assez sympathique pour la demoiselle à la robe noir. Et de toute façon, elle devait bien poser la question à quelqu’un alors elle n’avait pas trop le choix. Alors elle s’approcha lentement de celui-ci pour ce retrouver à quelque pas à ses côté puis lui demanda poliment sa question, se penchant légèrement par devant puis légèrement sur le côté devant son nouvel interlocuteur pour attirer son attention.


    -Pardonnez-moi monsieur mais, puis-je vous demandez si vous connaissez un bon hôtel dans les environ?
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MessageSujet: Re: Dix minutes plus tard ...   Ven 26 Juin - 15:03

Cela faisait maintenant plusieurs dizaines de minutes que le vendeur d'arme était rentrer avec le petit déjeuner et qu'il avait enfin entamer une discussion plus ou moins active avec son interlocutrice. Nicky avait exposé son point de vue et elle en avait fait de même, bien que son niveau de perception semblait être encore inexpérimenté, même si on ne pouvait pas lui en vouloir. Tuer était-il toujours mal ? Apparemment elle le croyait, ce qui était loin d'être le cas pour Nicky. Il ne servait à rien de philosopher dessus pendant trois heures car chacun avait ses propres opinions et Nicky n'était pas fait pour cela. Il n'était que vendeur d'arme, pas philosophe, le seul talent qu'il avait en matière d'oral était pour convaincre le client, mais là encore il n'utilisait pas que les mots. Tout cela pour dire que finalement, la conversation pouvait tourner mieux et être plus active mais il fallait s'en contenter.

Face au silence de son interlocutrice, Nicky réfléchissait simplement à la façon avec laquelle il pouvait occuper le temps à part par cette conversation qui se dirigeait aléatoirement selon les réponses de chacun. Il improvisait à chaque fois et n'avait guère de temps pour lui répondre convenablement. Il restait malgré tout calme et serein pour essayer tant bien que mal de rassurer cette jeune femme qui semblait encore légèrement malade et totalement perdue. Bien qu'il ne voulait pas la brusquer, il essayait tout de même de continuer à la connaitre un peu plus, savoir qui elle était, d'où elle venait, pourquoi elle avait été dans les environs, pourquoi était-elle malade et ce genre de questions pour réagir au mieux. Après tout peut-être avait-elle de la famille, des amis qui la cherchait, un petit ami la cherchant corps et à âme commençant à succomber à la panique et à la peur de ne pas la retrouver. C'était pour tout cela qu'il essayait de la faire parler le plus possible. Bien qu'elle ne semblait guère en état de parler pendant de longues heures.

La preuve fut imminente, somnolant doucement, elle ne semblait plus en état à rester debout, son esprit semblait s'évader et son corps sombrait dans l'inconscience tombant alors doucement vers le sol. Réagissant rapidement, Nicky s'était dépêché de la rattraper pour pas que la tête ne se cogne contre le sol. Une blessure à la tête comme un traumatisme crânien ou une simple blessure ne serait absolument pas bon pour la jeune femme déjà malade. Il lui avait donc maintenu la tête juste au dessus du sol avant de la poser faute de mieux. Il avait penser la ramener au lit pour qu'elle se repose mais hésita un moment et d'autant plus quand il vit qu'elle se réveilla finalement. Ces mots dévoilèrent alors tout sur son identité. Elle avait annoncé dans un doux murmure à peine audible qu'elle était la meurtrière du gérant du restaurant dont ils parlaient depuis quelques minutes.

Même si au fond de lui il s'en était surement douté un peu, il resta un moment surpris de cette nouvelle. Comment imaginez qu'une personne comme elle puisse être responsable d'un meurtre. Bien sur il était possible qu'elle ne faisait que jouer la comédie et lui aurait menti concernant son état mais il n'avait vu aucun mensonge dans son état, elle était réellement malade. De ce point était toute l'incohérence, comment une jeune demoiselle pouvait assassiner quelqu'un et être aussi faible physiquement ? Un accident ? Le poids de la mort ? Si c'était le cas alors il comprenait pourquoi elle était dans un tel état. Lui souriant finalement il la souleva, plaçant un premier bras au niveau de sa nuque et le second au niveau de la pliure des genoux pour la porter et l'emmener au lit. Il la posa délicatement et lui dit finalement :


Ne t'inquiète pas, ça va aller. Je ne dirais rien mais tu dois te reposer.

Il marqua une pause en essayant de la rassurer et de lui faire comprendre qu'il n'avait pas l'intention de le dénoncer. Si il n'arrivait pas à faire cela alors la conversation ne tournerait pas à son avantage. Elle risquerais de paniquer et d'agir en ne réfléchissant qu'à la manière de s'enfuir, ce que Nicky ne voulait pas. Il reprit en souriant même s'il n'était pas sur qu'elle verrait ce sourire :

J'avais dis que je dirais merci à celui qui l'avait tuer, alors je te le dis, merci.

Bien que la question restait pourquoi, Nicky ne pouvait pas le lui expliquer maintenant. Elle ne comprendrait surement pas enfin pas dans cet état. Allant alors vers la pièce centrale, il sorti un papier du tiroir et alla le tendre à son interlocutrice quelque peu malade. Il lui laissa le temps de découvrir ce que ce pouvait être et rajouta finalement :

De quoi t'occuper je temps que j'aille chercher quelque chose dans ma résidence principale, il est temps que tu sache ce que ton patron tramait en dehors de son boulot. Ne t'inquiète pas je n'appellerais pas la police, je ne suis pas suicidaire.

Il lui sourit et partit finalement rapidement pour se diriger une nouvelle fois chez lui, à son magasin. Il marchait d'un pas rapide en regardant autour de lui. Il avait encore une fois fais confiance à cette jeune femme même si il ignorait tout sauf ces quelques propos de meurtres. Il avait rapidement regagner son magasin et récupéra une facture dans un des nombreux tiroirs. Il ressortit aussitôt et se dirigea de nouveau vers sa résidence secondaire pour aller montrer à cette malade qui était réellement sa victime et essayer de la convaincre que son geste n'avait rien de mal. Il avait bien évidemment plié sa facture en deux et l'avait ranger dans une poche intérieure de sa veste. Marchant en prenant un peu plus de temps laissant son corps respirer un peu plus, Nicky continuait toujours d'observer ce qui l'entourait.

Ce fut après une minute ou deux qu'il fut interrompu par une jeune fille, surement la quinzaine, peut-être plus vêtue d'une robe noire aux contours de dentelles. En soi, une tenue élégante pour une petite fille, si on pouvait la nommer ainsi, dans une ville commerçante. Un bien beau visage dans un monde égaré. Égarer, c'était surement le mot le plus juste, en effet, elle venait de se pencher vers Nicky pour attirer son attention avant de lui demander si il connaissait un bon hôtel. Il la regarda un moment avant de sourire et de faire mine d'une intense réflexion. Répondant finalement, le plus sincèrement possible, il annonça :


De bon hôtel ? Je dirais près de la gare, bien que le bruit est insupportable et les prix trop élevé. Sinon le reste sont la plupart miteux et incapable d'accueillir une si jeune fille.

Il avait arrêter de marcher quand il avait commencer à répondre et regardait à présent à droite et à gauche cherchant en vain s'il avait oublier un bon hôtel. Il finit par soupirer et reprit finalement avec un peu d'hésitation due à sa réflexion :

De bon hôtel ... Non pas vraiment en fait .... Hum, au pire je peux toujours vous proposer de venir dormir dans mon magasin, j'ai une chambre d'amis non utilisée depuis le départ de mon partenaire d'affaire. Même si à mon avis un telle proposition doit vous paraitre étrange ou louche, je ne suis pas de ce genre là.

Il la regarda finalement en attendant de savoir si elle accepterait ou non. Il savait que cette demande pouvait le faire paraitre comme un violeur, un kidnappeur ou ce genre de personne qu'il n'était pas, mais il n'allait pas laisser une si charmante jeune fille dans un hôtel miteux rempli d'alcoolique criant et dévergondant maintes obscénités ou blagues vaseuses suives généralement de violence. Il attendait une réponse un peu impatient due à la personne qu'il avait laisser chez lui, un double risque qu'il venait de prendre encore une fois ...




[finalement j'ai fais comme ça ^^' suite à ce post, je mènerais Kororo là où est Donia avant de les accompagner dans mon magasin pour la suite du rp ^^' ]
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MessageSujet: Re: Dix minutes plus tard ...   Mar 30 Juin - 4:28

Inconsciente de ce qui pouvait bien se passer autour d’elle, puisque Nicky ne produisait plus aucun son, Donia demeura immobile un long moment, attentive au silence, surveillant la respiration de l’homme. Cette dernière s’était tue un court moment, trahissant sa surprise face à la déclaration hésitante de la jeune femme, mais elle était rapidement devenue régulière, et la meurtrière ne savait pas trop qu’en penser. Bon signe, mauvais signe? Elle n’osait plus ouvrir les yeux afin de constater l’expression de Nicky, de peur de découvrir son visage déformé par une grimace de désapprobation, de dégoût, ou bien même de peur. Son apparente tolérance pour les criminels n’étant peut-être qu’une figure de style … Ainsi coincée, donc, elle attendait, tout simplement, que l’évidence se dévoile à elle, et peu importait de quelle manière. La peur de voir son secret affiché sans qu’elle ait décidé de le livrer elle-même envolée, Donia demeurait tout de même anxieuse, craintive à l’idée que son hôte réagisse mal à cet aveu. Tssh. Elle détestait se sentir aussi vulnérable. Elle ne s’était que rarement retrouvée aussi démunie mentalement face aux obstacles qui se dressaient devant elle, et peinait à gérer la déferlante de sentiments tous aussi contradictoires qu’ennuyants qui l’envahissaient.

La peur, le soulagement, la méfiance, la reconnaissance … et l’incertitude. Qu’allait-il lui arriver? Pas seulement à court terme. À quel genre d’avenir était-elle promise? Elle n’avait pas encore pris le temps de réfléchir à ce qu’il adviendrait de sa vie, mais à présent, allongée dans la cuisine d’un inconnu et doublée d’une réputation d’assassin, elle réalisait enfin que son avenir risquait d’être aussi sombre et inutile que le début de son existence. Après tout, ni éduquée, ni préparée à survivre par elle-même, elle ne savait rien faire d’autre que danser. Danser, et encore… les gens capables d’apprécier cette danse, aussi gracieuse que glorieuse, étaient bien rares. Elle finirait probablement dans la rue à danser pour amasser quelques pièces de monnaie, telle une gitane, égales des catins. À cette seule idée, elle se sentit défaillir. Une grimace tordit son visage fermé, alors qu’elle sentait le désespoir l’envahir. Non, elle était trop orgueilleuse pour finir ainsi. Elle mourrait plutôt de faim. Se disait-elle, tout en sachant que si elle devait vraiment se lancer dans de telles grossièretés rien que pour survivre, elle le ferait.

Un bras se glissa derrière sa nuque, la tirant sèchement de ses sombres pensées et agitant son corps d’un sursaut. Intriguée, elle finit par ouvrir les yeux, juste à temps pour voir un second bras se glisser derrière ses genoux. Son corps se sépara presque aussitôt du sol, et elle se retrouva sans même vraiment le réaliser collée contre le torse de Nicky, qui s’était mis en marche, la portant. Un désagréable frisson lui traversa le corps, et tout en enfonçant la tête entre les épaules, elle tenta de séparer son corps de celui de son hôte en appuyant son épaule sur le torse de ce dernier. Elle regretta ce geste peu après, réalisant que cette position devait être douloureuse pour l’inconnu. Détail qui ne l’aurait normalement pas dérangé, s’il ne s’était pas montré si prévenant avec elle. Donia dégagea donc son épaule, bien que à contrecœur, et se laissa reposer contre Nicky, crispée, les muscles tendus, la mâchoire serrée.

Cette proximité l’incommodait. Des contacts physiques, elle ne connaissait rien, mis à part, peut-être, les coups ainsi que les mains baladeuses de certains hommes, desquelles toutes les femmes souffraient, excepté les moches. Elle ne parvenait donc pas à s’habitude à la respiration de Nicky, tout près de son oreille, ni à la chaleur de son bras sur sa nuque – celui passé sous les genoux la dérangeant moins. Pressée d’être de nouveau séparée de lui, elle tourna le regard vers l’avant, cherchant du regard la porte de la chambre où elle avait passé la nuit précédente. Donia ne s’apaisa que lorsqu’il l’eut déposée sur le matelas et qu’il l’eut lâchée entièrement. Son corps se détendit presque aussitôt, et elle fit mine de lui adresser un regard désolé. Elle se retint toutefois à la dernière seconde, se souvenant qu’elle avait évité jusqu’à présent de croiser son regard, se souvenant qu’il n’avait toujours rien dit. Mais il ne se fit plus attendre très longtemps. Bientôt, une simple phrase lui échappa, dévoilant finalement – et enfin – son avis quant à la révélation qu’elle venait de faire.

Elle soupira, soulagée. Son merci, plus que le reste de ses dires, la réconforta quelque peu. Il devait être honnête… Malgré tout, elle peinait à lui faire confiance, comme elle peinait à faire confiance aux gens en général. Même si Nicky s’était montré extrêmement patient et compréhensif avec elle, et ce, depuis le début, elle ne parvenait pas à se sentir à l’aise en sa présence. Ça l’agaçait, mais elle ne croyait pas vraiment pouvoir faire quoi que ce soit pour elle-même, mis à part être patiente avec sa propre méfiance. En sachant que la patience n’avait jamais été sa principale qualité … À nouveau, elle soupira, et son regard se leva vers Nicky, qui, à présent, lui tendait une feuille, fripée mais encore en bon état.

Donia la prit entre ses doigts sans vraiment la regarder, surveillant son hôte du regard et écoutant ce qu’il avait à lui dire. Il partait, de nouveau, tout comme l’a veille. En pensant, justement, à son absence précédente, elle se sentit devenir soupçonneuse. Qu’allait-il faire à l’extérieur, aussi souvent? La réponse ne lui venait pas, mais contrairement aux autres fois, elle ne redoutait pas qu’il revienne avec les autorités. Il avait réagit trop calmement à sa déclaration pour que son attitude s’avère être un mensonge. À moins qu’il soit un comédien d’exception. Ce dont elle doutait, sans trop savoir pourquoi.

« D’accord. »

Sans vraiment savoir à quelle partie de ce qu’il venait de dire elle répondait d’accord, elle accompagna ce mot d’un léger hochement de tête et attendit qu’il ait quitté la maison, le regard vide, de nouveau perdue dans ses pensées. Dans sa tête se répétaient en boucle ces derniers mots. «je ne suis pas suicidaire». Qu’avait-il voulu dire par là? Encore une fois, elle n’avait aucune réponse à fournir. Elle devina toutefois que certaines de ses craintes précédentes avaient dû s’avérer vraies. Cette phrase laissait malheureusement trop clairement deviner que l’homme était impliqué dans quelque chose de pas tout à fait net. Toutefois, usant pour une fois de son bon sens plutôt que de son instinct, elle s’efforça de ne pas le juger d’après des impressions, en ajoutant pour elle-même qu’elle n’était pas mieux lotie que lui. Peut-être n’était-il pas aussi droit qu’il en avait l’air, mais lui n’avait peut-être pas non plus enlevé la vie à quelqu’un.

S’arrachant à son inhabituel lunatisme, elle baissa le regard sur le papier que lui avait prêté Nicky. Un sourire nerveux releva la commissure de ses lèvres, et elle se laissa aller à un petit rire qu’on aurait presque pu croire sincère. Presque. Son regard avait beau parcourir encore et encore la feuille couverte d’écriture, parfois imprimée, parfois marquée à la main, elle ne parvenait pas à comprendre. Pas par bêtise, ou par manque de oncentration. Donia ne savait pas lire. Elle ne savait pas écrire les chiffres et les nombres non plus, ne savait pas calculer… Quoi de plus surprenant? Son employeur n’avait jamais assuré son éducation, par crainte de la voir élaborer une future profession et le quitter pour devenir plus indépendante. Elle se lassa donc rapidement d’observer la feuille sur laquelle avait été couchée une écriture régulière et la déposa sur la table de nuit, où elle l’abandonna.

Même si fatiguée, elle quitta le lit dans lequel elle s’était installée et se dirigea vers la salle de bain. Elle se sentait crasseuse et, incapable de le supporter plus longtemps, elle entreprit de nettoyer le bain encore couvert de sang et de boue.
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MessageSujet: Re: Dix minutes plus tard ...   Mar 21 Juil - 6:23

  • Toujours penchée devant l’homme, elle finit par ce relever, tout en ce retournant pour être face à celui-ci. Il la regarda un court instant puis sembla être perdu dans ses pensées, sûrement à la recherche de bonne réponse à sa question. Puis, il finit par répondre après une courte durée, pourrait-on dire de réflexion.

    -De bon hôtel ? Je dirais près de la gare, bien que le bruit est insupportable et les prix trop élevé. Sinon le reste sont la plupart miteux et incapable d'accueillir une si jeune fille.

    La gare! Pourquoi n’y avait-elle pas pensées plus tôt. C’est vrai que à certains endroits, il y a un hôtel près de là pour les voyageurs passagers d’après ce qu’elle avait entendu parler avant de partir de chez elle. Écoutant le reste de la phrase de l’homme, elle en fut un peu étonner. Le bruit n’était pas si dérangeant pourtant, surtout si le train passait le lendemain mais, les prix étaient-ils assez haut pour ne pas aller jeter un coups d’œil même si il serait, comme l’avait dit celui-ci, incapable d’accueillir une fille de son âge. Malgré que, à bien y penser…
    Il y avait aussi le fait que la plupart des autres sont miteux d’après l’homme ‘sympathique’ à qui elle avait décider d’adresser la parole. Peut-être avait-elle prit la mauvaise décision de lui parler et aurait mieux fait de trouver une vieille femme sur son chemin qui aurait pu lui proposer de l’héberger pour la nuit après mille réflexion.
    C’est alors que l’homme commença, en vain, de regarder de droite à gauche… dans à peu près toutes les directions quoi. Tout à coups, celui-ci soupira et reprit avec un peu d’hésitation.


    -De bon hôtel ... Non pas vraiment en fait .... Hum, au pire je peux toujours vous proposer de venir dormir dans mon magasin, j'ai une chambre d'amis non utilisée depuis le départ de mon partenaire d'affaire. Même si à mon avis un telle proposition doit vous paraître étrange ou louche, je ne suis pas de ce genre là.

    Oh là! La vieille femme l’hébergiste c’était transformée en homme inconnue louche ET étrange qui veut l'héberger, comme celui-ci l’avait si bien dit. Il n’y avait vraiment aucun hôtel sur lequel elle pourrait compter comme potable pour ne pas se retrouver héberger par cet homme. Kororo hésitait un peu sur la décision qu’elle devait maintenant prendre. Celui-ci pourrait bien être un tueur, un violeur comme… un PSYCHOPATHE! Laissant virevolter sa robe noir à dentelle un peu par la douce brise qui soufflait à présent, elle lâcha un regard un peu inquiet tout en regardant tout autour d’elle au cas ou il n’y aurait pas cette vieille dame qu’elle rêvait maintenant voir pour laisser l’homme autre fois sympathique derrière pour celle-ci pour lui demander l’hébergement. Mais malheureusement, ceci ne fut pas le cas. Il n’y avait que des hommes, des bonne femmes et des commerçant(e)s. Finalement, elle se retourna face à l’homme, un peu nerveuse. Pouvait-elle faire confiance a ses paroles et n’était-ce que des paroles en l’air. Bon… elle devait bien ce décider un jour ou l’autre. Ils n’allaient quand même pas passer la nuit ici non plus. Alors, elle fixa le sol quelques secondes puis fixa à nouveau l’homme.

    -J’accepte votre offre monsieur, mais puis-je au moins savoir votre nom?

    Bon, et la voilà parti, prête à le suivre. Tout ce qu’elle espérait, pour le moment, c’est qu’il est une femme ou qu’il vive avec une femme car sinon, pour sûre, elle partirait sur le champ pour trouver une vieille dame qui accepterait de l’héberger. Au moins, avec une vieille dame, elle pouvait être sûre à un certain pourcentage qu’elle serait sympathique.
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MessageSujet: Re: Dix minutes plus tard ...   Mar 21 Juil - 18:34

Un risque prit qui pouvait finir par se retourner contre lui. Le vendeur d'arme continuait d'attendre en espérant que cette jeune fille, d'un âge encore trop jeune pour être considéré comme une femme, ne crierait pas et fuirait en criant au violeur ou au pédophile. Il attendait donc une réponse, positive ou négative, il espérait simplement que cela se passerait bien et que la jeune fille n'attirerait pas l'attention, si cela arrivait, Nicky serait mal, peut-être même trop mal. Après tout, il devrait probablement s'expliquer, même s'il le faisait sincèrement, on pouvait finalement lui demander de prouver ses dires et de lui montrer son chez lui. Dans le cas où il les mènerait dans son magasin, quasi nul étaient les doutes sur leur découvertes, après tout, Nicky n'avait rien ranger de ces comptes et du reste qui pourrait laisser penser à un marché noir. Dans le cas où il les mènerait dans sa résidence secondaire, ils y trouveraient non seulement cette jeune meurtrière dont le remord la rongeait mais aussi de nombreuses choses pouvant le faire enfermer. Il ne pouvait se faire remarquer et interpeller.

Heureusement pour lui, la jeune fille ne fit rien, répondant finalement qu'elle acceptait son offre, elle lui demandant finalement son nom. Il lui sourit, bien sur, il n'était pas question qu'il lui donne son véritable nom, après tout, il ne la connaissait pas et pouvait très bien tout raconter par la suite. Pourtant, comment mentir à une jeune fille qui faisait confiance à un parfait inconnu ? Si il mentait, il lui montrerait qu'il n'était pas autant digne de confiance qu'elle ne l'aurait cru ce qui serait problématique. Souriant il finit par lui répondre :


Nicky Greem. Je tiens un magasin pas loin d'ici. C'est là-bas qu'on ira, mais avant je dois passer chercher quelqu'un. Tu viens ?

Il attendit avant de prendre la direction de sa résidence secondaire où devait se trouver la jeune fille qui avait avoué avoir tuer quelqu'un. Pourquoi l'avait-elle avoué après un certain temps ? Pour avoir sa confiance ? C'était assez étrange mais cela s'était pas ainsi, il était trop tard pour revenir là-dessus. Marchant d'un rythme ni trop lent ni trop rapide, il se dirigea rapidement vers sa deuxième maison ou appartement pour chercher cette jeune fille qui avait un meurtre sur la conscience et qui ne voulait s'en débarrasser en gardant à l'esprit que c'était mauvais et qu'elle devait être juger pour cela.

Après une longe marche silencieuse de Nicky et de cette jeune fille qui avait sembler ne pas vouloir entamer un peu plus le dialogue, les deux finirent par atteindre l'objectif de Nicky : sa deuxième planque, si on pouvait l'appeler ainsi. Entrant alors, il invita cette jeune fille à le joindre pour refermer la porte. Il s'engouffra dans le petit couloir donnant sur la pièce principale avant de lui proposer de prendre place sur une chaise autour de la table. D'une voix sincère et assez confiante, il lui dit :


Désolé de l'état, ça faisait longtemps que je n'étais pas venu. Deux petites minutes, quelqu'un doit être dans la pièce d'à côté.

Il alla alors dans sa chambre pour n'y voir finalement personne. Commençant à s'inquiéter et à croire qu'elle était parti sans rien dire ou laisser comme mot pour le prévenir, Nicky se dirigea vers la salle de bain qui semblait fermée. Remarquant que la porte était bel et bien fermée, il finit par demander, en espérant que de l'autre côté, on l'entendait :

Tu es là ? Je suis rentré, et on a une invité. Dès que tu es prête, on ira dans ma boutique, enfin à l'arrière, pour plus de confort. Donc quand tu es prête on y va.

Il en savait pas quelle impression il donnait et se le demandait bien, mais il ne pouvait pas le demander, pour qui se ferait-il passer ? Retournant dans la pièce principale, il prit place sur une chaise et finit par dire à la jeune fille qui semblait, à première vue, peu confiante :

Dès qu'elle est prête, on ira chez mon vrai chez moi. Ce sera mieux qu'ici. Encore désolé de te faire voir toute cette pagaille.

Il sourit, l'air quelque peu gêné même si ce n'était pas réellement le cas puis attendit finalement en espérant que le temps passerait plus vite qu'il ne semblait le faire actuellement ...


Dernière édition par Nicky Greem le Mar 21 Juil - 22:28, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Dix minutes plus tard ...   Mar 21 Juil - 21:33

Nettoyer le bain fut une tâche plus qu’ardue : la sang et la boue qu’il avait contenu la veille ou l’avait veille – elle avait tellement dormi qu’elle peinait à mesurer le temps passé – s’était collé aux parois du bassin lorsque l’eau l’avait quitté. À présent sec, le mélange malodorant s’avérait coriace, et Donia dû frotter, et pas qu’un peu, pour dégager le tout. Cette tâche l’occupa pendant de longues minutes, environ un quart d’heure, juste assez pour siphonner ses dernières forces. Épuisée, elle chercha une poubelle des yeux et y jeta les trois éponges qu’elle avait utilisé pour décrasser la baignoire. Suite à cela, elle fit couler l’eau du bain, à une température qu’elle ne modéra pas vraiment, et partit en quête de savon, shampoing et, si possible, produits pour le bain. La salle d’eau n’était munie que de deux armoires. L’une, suspendue, était verrouillée par un cadenas. L’autre reposait sur le sol. À sa surface se creusait une cuvette, probablement là où Nicky se lavait les mains et brossait ses dents. Au devant de l’armoire s’offraient deux tiroirs et une porte. Les premiers étaient presque vides : elle n’y découvrit qu’un rasoir, une brosse à cheveux et une brosse à dents. Derrière la porte se trouvait l’objet de ses recherches. Elle prit le savon, ainsi que le shampoing, et les installa tous deux près du bain, à portée de main. Puis elle arrêta l’eau, le bassin étant déjà bien rempli, et elle se dévêtit. Ses vêtements atterrirent lourdement dans un coin de la pièce, là où elle les avait lancés, sans plus de considération pour ces loques qu’elle portait à présent depuis près d’une semaine. Elle enjamba l’un des bords de la baignoire et immergea son pied sans méfiance. L’eau était très chaude, mais Donia ne daigna pas accorder d’attention à la douleur, trop heureuse de pouvoir enfin profiter d’un bon bain. Elle s’enfonça jusqu’au cou dans l’eau translucide. Un soupir d’aise lui échappa, et elle ferma les yeux afin de mieux profiter. Elle demeura ainsi de longues minutes, plus confortable qu’elle ne l’avait été depuis longtemps, et ce, malgré l’étroitesse de la baignoire : ses genoux émergeaient de l’eau lorsqu’elle gardait les jambes pliées à la verticale. Elle devait incliner le bassin pour que tout son corps soit immergé. Finalement, elle ouvrit de nouveau les yeux, et son regard fit de nouveau le tour de la pièce. Il se figea sur le cadenas qu’elle avait remarqué plus trop, sans trop lui accorder d’attention.

( Il m’a l’air d’être quelqu’un de bien, c’est étrange que presque tout soit caché, ici. Il doit vraiment avoir quelque chose à cacher….) Elle ferma de nouveau les yeux, s’enfonçant dans l’eau jusqu’au menton. ( J’espère que c’est rien de grave. J’ai pas envie d’être mêlée à quelque chose de trop gros par sa faute … Tssh. C’est dégueulasse de penser ça, alors qu’il prend de gros risques pour me remettre sur pieds. ) Un soupir, nostalgique cette fois, lui échappa, et elle ouvrit de nouveau les yeux afin de continuer son examen.

La pièce ne contenait rien de très intéressant, le mystérieux cadenas mis à part, aussi se lassa-t-elle rapidement de chercher un intérêt quelconque quelque part. Profitant du fait que l’eau était encore claire, elle y plongea la tête et, ce faisant, ressentit un peu plus fortement la brûlure sur son visage. Elle ne s’en plaignit toutefois pas et, après avoir plusieurs fois passé les doigts dans ses cheveux, elle ressortit la tête. Elle attrapa le shampoing, en versa une petite quantité dans sa paume, et plongea de nouveau les mains dans sa chevelure mouillée, faisant mousser le produit. Lorsque la mousse commença à lui couler dans le visage, elle sera les paupières et plongea de nouveau la tête dans l’eau, sans dégager ses mains. Elle ébouriffa ses cheveux, encore et encore, jusqu’à ne plus sentir le collant du shampoing. Alors, sa tête émergea de nouveau, et elle renvoya ses cheveux vers l’arrière, avant de s’appuyer de nouveau contre l’un des bords de la bassine. Soulagée de se sentir propre, elle s’empara du savon et lava le reste de son corps sans se presser, décidée à profiter de l’eau chaude tant qu’elle le demeurerait. Le bruit de la porte claquant plus loin dans la maison la fit sursauter, et elle se redressa légèrement, avant de s’écraser de nouveau dans le bain, son corps habitué à la chaleur frissonnant au contact de l’air. Quelques coups furent frappés à la porte de la salle de bain, et la voix de Nicky s’éleva.

Tu es là ?

Elle s’ébroua, gonflant un peu ses cheveux qui, écrasés par le poids de l’eau, étaient plus maniables qu’à la normale.

« Oui, je suis là. »

Je suis rentrée, et on a une invité. Dès que tu es prête, on ira dans ma boutique, enfin à l'arrière, pour plus de confort. Donc quand tu es prête on y va.

(Une invitée? … ) Elle fronça légèrement les sourcils, plus méfiante que réellement intéressée. (Qui ça peut-être? Il a dit une … peut-être qu’il a une femme? Ou une fille? Une sœur? Rah.)

La nervosité la gagnait de nouveau, mais elle s’échina à la faire taire et attendit que les pas de Nicky résonnent dans le couloir, indiquant que l’homme s’éloignait, pour sortir de la baignoire et en faire partir l’eau. Aussitôt, envahie de frissons désagréables, elle bondit sur la première serviette qu’elle aperçut et l’enroula autour de ses épaules, ignorait l’eau qui ruisselait sur ses jambes. Elle attendit d’avoir plus chaud, puis fit mine de se sécher et de se rhabiller. Mais elle fut bien vite forcée de constater qu’elle avait oublié de se prendre d’autres vêtements … Enfin. Oublier n’étant pas le bon mot, puisqu’elle n’en possédait tout simplement pas d’autres. Elle fixa un instant le tas de tissus reposant dans un coin de la pièce, l’air grave, avant de décider qu’il était tout à fait hors de question qu’elle enfile ça de nouveau. Elle enroula la serviette au dessus de sa poitrine et en coinça l’extrémité sous l’une de ses aisselles, pour qu’elle ne tombe pas. Puis, elle ouvrit la porte de la salle de bain et lança un regard à la ronde. Personne. La serviette avait beau descendre jusqu’à ses genoux, elle préférait ne croiser personnes dans cet état … Encouragée par les voix qui venaient du salon, elle s’élança à la course en direction de la chambre où elle avait séjourné, et y parvint sans avoir croisé personne. Là, elle se mit à fouiller afin de trouver des vêtements qu’elle pourrait enfiler et, ainsi, emprunta à Nicky une tenue complète, sous-vêtement compris puisqu’elle ne pouvait décemment pas remettre le sien. De sa précédente tenue, elle n’avait préservé le soutien-gorge, doutant fortement d’en trouver un dans les tiroirs de l’homme.

Un chandail à manche courtes pâle trop long et des jeans serrés à la taille constituant sa nouvelle tenue, elle acheva de se préparer en secouant la tête, renvoyant ses cheveux à leur position naturelle, c'est-à-dire placés un peu au hasard autour de sa tête et cachant en partie ses yeux. Le pas nerveux et les pieds nus, elle regagna la pièce principale, où elle découvrit Nicky en compagnie d’une adolescente, visiblement plus jeune qu’elle. Rassurée par le jeune âge de l’inconnue, Donia alla les rejoindre, tout en toisant Kokoro d’une manière plutôt distante.

« Qui c’est? »

Elle ne s’adressait pas à l’inconnue, mais à Nicky. Elle réalisa d’ailleurs, à l’instant, en observant l’homme, qu’elle ignorait toujours son nom, et qu’il ignorait probablement le sien.
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MessageSujet: Re: Dix minutes plus tard ...   Dim 9 Aoû - 5:19

  • Après un petit sourire de la part de l’homme inconnue dont elle venait de lui demander son nom, celui-ci finit par lui re-adresser la parole après, on aurait dit une petite hésitation.

    -Nicky Greem. Je tiens un magasin pas loin d'ici. C'est là-bas qu'on ira, mais avant je dois passer chercher quelqu'un. Tu viens ?

    Donc il s’appelait Nicky… Greem… intéressant. Un nom qui n’a pas l’air dangereux et surtout qui n’a pas l’air d’être rechercher par des militaire… enfin ouais.
    Juste au moment où Koro’ allait répondre à la question qu’il venait de lui poser, celui-ci continua sa route.


    *Et ma réponse alors? Elle est pas importante? >.>*

    Lorsque Nicky se trouva à une certaine distance, elle lâcha un soupir, regardant autour d’elle avant de partir à un pas rapide pour le suivre avec son livre et son petit sac à la main qu’elle trimbalait depuis qu’elle était partit de chez elle. Celui-ci ce dirigeait sûrement vers l’endroit qu’il avait mentionner il n’y a que quelque instant pour aller chercher cette fameuse personne. Espérons que ce n’était pas un homme… a moins que ce M. Greem de soit gay. Il y avait des chances, mais sûrement trop peu probable pour être la réalité. Puis, après un moment de marche long et pénible sur la pense de Kororo, ils finirent par arriver à destination et Nicky rentra pour ensuite l’invité à rentrer à son tour. Refermant derrière, celui-ci avait faillit lui faire faire une crise cardiaque… Ce n’était tellement pas dans ses habitude de suivre homme totalement inconnue qui pourrait être n’importe quoi qu’elle ne soupçonnerait pas. Elle était très nerveuse.

    Avançant lentement, prenant le temps d’observer les alentours, M. Greem eu amplement le temps de la dépasser pour ce rendre dans la salle droit devant. Après quelques secondes, elle finit elle aussi par aboutir dans la même pièce et l’homme l’invita à s’asseoir. Ceci n’était pas du tout rassurant pour elle… Maintenant assise, celui-ci prit encore et de nouveau la parole… on aurait dit que de rencontrer une parfaite inconnue ne le déplaisait pas du tout, ce qui n’arrangeait en rien.


    -Désolé de l'état, ça faisait longtemps que je n'étais pas venu. Deux petites minutes, quelqu'un doit être dans la pièce d'à côté.

    Mais de quel état parlait-il, il n’y avait que un peu… non… ÉNORMÉMENT de poussière un peu partout, plusieurs chose traînait et plusieurs des armoires était cadenassées. En parlant d’armoires, il en manquait justement une sur le mur de la ‘cuisine’, la salle ou il se trouvait. Un beau gros spot blanc parmi tant de saletés. En tout cas, M. Greem avait une raison valable a l’état de sa maison : cella faisait longtemps qu’il n’était pas venue.

    Regardant Nicky disparaître dans la salle d’à côté, elle détourna assez rapidement son attention vers les armoires. Ces fameuses armoires qu’elle avait remarquer lorsqu’elle avait pénétré dans la cuisine un peu en mauvaise état. Celle-ci étaient cadenasser et cela inquiétait et intriguait beaucoup mademoiselle. Pourquoi avait-il prit ce genre de précaution, des voleurs? En tout cas, Kororo ne voulait pas laisser son imagination découvrir le reste. Elle détourna rapidement son attention vers M. Greem qui revenait dans la cuisine pour finalement s’assoire.


    -Dès qu'elle est prête, on ira chez mon vrai chez moi. Ce sera mieux qu'ici. Encore désolé de te faire voir toute cette pagaille.

    Kokoro se voyait maintenant soulager. Ce ‘elle’ qu’il venait d’utiliser comme pronom pour désigner la personne qu’ils devaient attendre déterminait que cette personne en question était une femme. Peut-être sa femme, une sœur… ou simplement de la famille. En tout cas, ceci calmait un peu les inquiétude de mademoiselle avec son livre précieux sur ses genoux, cacher par ses mains.

    Quelques minute plus tard, celle fit finalement sont apparition dans la cuisine habiller avec tu linge logiquement trop grand pour elle. Kororo préféra ne pas dire un seule mots lorsque la jeune femme s’adressa à M. Greem.


    -Qui c’est?

    Elle réalisa alors qu’elle n’avait pas dit un seul mot depuis qu’elle c’était mit à suivre Nicky… Elle ne c’était même pas présentée. Elle n’avait donné aucune identité, malgré qu’elle trouvait que ce n’était pas si grave surtout si celui-ci s’avérait être un terroriste ou autre. Alors elle attendit que la discussion continue entre M. Greem et la femme, attendant qu’on lui adresse la parole ou autre. Enfin… ouais…

    (Je suis vraiment désoler de mon retard pour la réponce et je m'en excuse profondément... v.v)
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MessageSujet: Re: Dix minutes plus tard ...   Dim 9 Aoû - 12:56

[ c'est drôle comment toute les deux vous pensez que l'autre est ma femme ou ma soeur, mais si vous voulez je vous épouse toute les deux *sbaff* ]


La voila qui sortait à présent de la seconde pièce. Elle avait revêtit de ses vêtements trop grand pour elle, pourquoi donc ? Surement car ses anciens vêtements représentaient un mauvais souvenirs ou qu'ils étaient simplement trop sales. N'ayant rien d'autre elle avait surement du prendre des vêtements à Nicky qui avait vraisemblablement trop grand, mais ça n'avait pas l'air de la gêner. En même temps, elle faisait probablement avec ce qu'elle avait et c'était compréhensible. Soupirant alors face à sa tenue trop ample et trop souple, Nicky ne tarda pas à regarder successivement les deux jeunes femmes qui étaient présentes. Étrange situation qui se présentait, ils étaient tout les trois réunis ici sans pour autant que personne ne sache réellement qui était untel. Souriant finalement face à cette étrange situation, digne des plus grandes comédies, le marchand d'arme finit par répondre à Donia :

C'est une invitée, elle a besoin de se reposer pour la nuit, les hôtels sont hors de prix ou peu fréquentable pour une fille de son âge, je l'ai donc invité.

Il sourit finalement et se demanda si les présentations n'étaient pas de mise dans le cas présent. Il le savait, ces deux jeunes filles le trouveraient probablement suspect puisqu'il ne savait même pas l'identité de l'un ou de l'autre. Pour le moment, Nicky ne savait qu'une chose de Donia : qu'elle avait tué son patron, mais il ne pouvait pas le dire comme ça, alors autant le garder pour lui. Reprenant un peu son souffle, il finit par dire en souriant encore :

Je pense qu'il serait bon de se présenter non ? Enfin oui je sais c'est bizarre de pas savoir qui j'invite mais bon. Moi c'est Nicky Greem, je tiens une boutique dans la rue commerciale, une boutique de collection d'arme.

Il sourit alors attendant d'avoir des réponses pour pouvoir enfin connaitre le nom de chacune. Attendant un peu il attendait là, sans bouger regardant successivement l'une et l'autre, ses yeux faisaient l'aller retour, on aurait presque pu croire qu'il regardait un match de ping-pong. Une fois que chacune des deux se présenta, Nicky finit par sourire avant de s'attarder la tenue trop grande et incohérente de cette jeune meurtrière rongé par sa conscience, il finit par lui dire :

On va pas te laisser comme ça, attends je dois avoir quelque chose à ta taille.

Se dirigeant alors vers la pièce voisine, il ouvrit une armoire et chercha un moment avant de sortir un T-shirt plus petit tout comme un pantalon qui devrait lui aller. La rejoignant, il le lui tendit avant de lui dire :

C'était à je sais plus qui, comme il me les a laissé, tu peux les prendre pour le moment, c'est pas grand chose mais ce sera toujours mieux. On te trouvera quelque chose de mieux tout à l'heure.

Laissant alors Donia seule pour se changer, il s'adressa à l'autre jeune fille qui ne semblait pas avoir grandement bouger depuis le début de son arrivée. Lui souriant alors, il lui dit finalement :

Cette fois on pourra y aller. Désolé de te faire attendre, ce doit pas être l'idéal.

Il sourit alors une nouvelle fois et se rassit un attendant que Donia finisse.



[ Désolé pas Terrible >< ]
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MessageSujet: Re: Dix minutes plus tard ...   Ven 11 Sep - 3:26

Aussi territoriale et protectrice qu’une mère ourse dont la route croise celle d’une femelle inconnue, Donia toisait Kororo en se redressant de toute sa hauteur, la fixant gravement au travers de l’épaisse mais courte chevelure qui recouvrait son visage, les sourcils froncés, le nez légèrement retroussé. Dédaigneuse ? Pas vraiment. Méfiante, plutôt. L’expérience lui ayant appris que ''les autres filles sont des garces et qu’il faut s’en méfier'', elle affichait tout naturellement envers cette inconnue une attitude hautaine, le genre qu’elle aurait eu avec n’importe quel étranger. Nicky ayant été épargné puisqu’il lui avait gracieusement sauvé la vie en lui offrant un toit, à manger, ainsi que la promesse de son silence. Silence duquel elle doutait à présent. Il en avait peut-être parlé à cette fille ? Après tout, pourquoi est-ce qu’elle arrivait maintenant ? Pourquoi est-ce qu’elle était pas venue avant ? Elle en était là dans sa crise de paranoïa vide de sens lorsque Nicky y mit fin en répondant, tout de go :

« C'est une invitée, elle a besoin de se reposer pour la nuit, les hôtels sont hors de prix ou peu fréquentable pour une fille de son âge, je l'ai donc invité. »

Elle fit mine de répondre, mais se retint de justesse, prenant conscience du fait que le commentaire qu’elle s’apprêtait à lancer aurait probablement vexé Nicky. Hors, elle lui devait trop pour se permettre de lui manquer de respect. Pas tout de suite, en tous cas. (N’empêche. C’est quand même louche qu’il ramène deux filles beaucoup plus jeunes que lui dans sa maison en moins d’une semaine … J’le trouve bien généreux, sur ce coup. C’est pas normal d’être aussi accueillant et de rien demander en retour. Si ça s’trouve, il va exiger compensation ! Arrh ! Et dire qu’en plus j’lui ai tout dit pour le patron ! – rien que en y repensant, elle eut un haut-le-cœur – Si il m’demande de faire des trucs bizarres, j’vais être forcée d’accepter. En plus c’tait écrit noir sur blanc, il a lui-même laissé entendre qu’il avait des trucs à se reprocher ! J’suis bête ! x_x ) Elle adressa à son sauveur un regard vaguement paniqué, avant de se tourner vers Kororo, prête à lui faire part de son raisonnement, afin de lui permettre de se sauver avant qu’il ne soit trop tard. Cet élan de soutien féminin fut toutefois rapidement refoulé par l’idée réconfortante que la jeune fille faisait certainement une cible plus attrayante qu’elle. Petite et mince, mignonne et, visiblement, naïve (Elle l’a quand même suivi jusqu’ici sans se poser de questions …), elle saurait certainement davantage attirer l’attention d’un pédophile confirmé qu’elle, grande, au corps esquinté et aux cheveux courts et fous. Suffit qu’elle camoufle son déhanchement, héritage de nombreuses années de danse du ventre, derrière une démarche traînante, et le tour est joué !

« Je pense qu'il serait bon de se présenter non ? Enfin oui je sais c'est bizarre de pas savoir qui j'invite mais bon. Moi c'est Nicky Greem, je tiens une boutique dans la rue commerciale, une boutique de collection d'arme. »

Toute fière de son plan imparable, elle jeta au ''sacrifice'' un regard plus calme, plus respectueux que précédemment, en écoutant son sauveur. (Nicky ? Bwahaha, c’est un nom de garce ! ) Elle sourit, s’amusant toute seule de cette plaisanterie et refoula un ricanement de hyène, qu’elle fit passer pour une quinte de toux. Bawaih, son plan était tout de même pas aussi imparable que ce qu’elle tentait de se faire croire, alors autant ne pas tenter le destin en se moquant ouvertement de lui. Et puis, elle lui en devait une. Toute une, même. Même une hypocrite comme elle était forcée d’éprouver du respect devant pareil coup de main.

« Moi j’suis Donia, mais appelle-moi Do, j’déteste mon prénom. »

Ne sachant pas que dire à Kororo – elle ne voulait pas que cette dernière l’appelle Do aussi, ni Donia, mais ne savait pas comment le lui faire entendre. Aussi, avait-elle préféré ignorer sa présence, comme précédemment. En attendant que l’un d’entre eux daigne poursuivre la conversation, elle releva légèrement la hanche et y appuya le poing, la majorité de son poids appuyé sur une seule jambe. À cet instant, Nicky se manifesta quant à sa tenue, précisant qu’il la trouvait inappropriée, et qu’il allait tenter de lui trouver mieux. Aussitôt, l’imagination de la jeune femme s’emballa. Et si elle l’intéressait plus que Kororo, finalement? Si Nicky préférait les grandes perches à poil court aux adolescentes communes? Agh. Dans quoi elle avait encore mis son cul? De danseuse nue sans argent et sans éducation, elle venait de passer à potentielle cible sexuelle pour un commerçant d’armes travaillant probablement illégalement. Et, qui plus est, elle avait une dette envers lui.

« Merde…» murmura-t-elle, tout en enlignant son pas à celui de Nicky, le suivant au travers de la pièce

C’est vrai que, le T-shirt au genoux, ça lui réussissait pas non plus … Elle le laissa fouiller les différentes tiroirs jusqu’à ce qu’il en sorte quelque chose à sa taille et, lorsqu’il le lui tendit, attrapa le vêtement. Puis, elle attendit qu’il s’en aille et se changea rapidement, le dos presque collé contre la porte, pour éviter que cette dernière ne soit brutalement ouverte, pour on ne sais quelle raison … >.>

Elle revint rapidement, bien mieux dans ses fringues, et s’assura, en entrant dans la pièce fréquentée par les deux autres, que tout était bien normal. On sait jamais, il peut s’en passer, des choses, en deux minutes.

« Et maintenant, on fait quoi? »
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MessageSujet: Re: Dix minutes plus tard ...   Sam 26 Sep - 4:56

  • Toujours assise sur la chaise sur laquelle elle c’était assise lorsqu’elle était arriver dans la ‘seconde’ résidence de l’homme au nom de Nicky, Kororo fixait, on pourrait dire. Elle était un peu perdue dans ses pensés. Qu’est ce qu’il lui avait prit de suivre un homme comme lui alors qu’elle aurait pu trouver une vieille dame au cœur pure. En tout cas sûrement plus pure que M. Greem… peut-être?
    Maintenant elle ne savait plus où donner la tête.


    -C'est une invitée, elle a besoin de se reposer pour la nuit, les hôtels sont hors de prix ou peu fréquentable pour une fille de son âge, je l'ai donc invité.

    Ces paroles lui faisait avoir de plus en plus de doute. C’était une invitée, il était donc sûre qu’il l’avait invité. Mais l’avait-il vraiment invitée? Était-elle vraiment une invitée ou une jeune fille qui venait de se faire kidnapper par un homme âgé de disont 30 ans et plus?

    -Je pense qu'il serait bon de se présenter non ? Enfin oui je sais c'est bizarre de pas savoir qui j'invite mais bon. Moi c'est Nicky Greem, je tiens une boutique dans la rue commerciale, une boutique de collection d'arme.

    Alors il ne connaissait donc pas le nom de la femme qui se trouvait devant eux. Louche on pourrait dire. Prostituer? Non impossible… mais peut-être en fait… tout est possible. Repensant au parole de Nicky, dont elle avait connu logiquement le nom avant de se rendre ici, se répéta ses dernières paroles.

    * Collection d’armes…? Veut-il dire par la qu’il vend des armes, sûrement mais les vend-t-il légalement? Peut-être il est lié à l’armée? Je pourrais lui demander plus tard… *

    Un petit dirons nous ‘étouffement’ la fit sortir de ses pensées. C’était la femme de tantôt. Celle-ci fini par ce présenter.

    -Moi j’suis Donia, mais appelle-moi Do, j’déteste mon prénom.

    Donia… Kororo ne trouvait pas que c’était un nom mauvais. Celui-ci lui collait assez bien. C’est pas comme si elle portait un nom sexe opposé. M. Greem étant, pourrons nous dire, une exception car il pouvait, parfois, s’employer pour les deux sexes.
    Regardant M. Greem puis Donia, puis Donia et Greem, elle finit par parler après quelques instants.


    -Moi c’est Kororo, Kororo Sa…saeba…

    La jeune fille avait baisser le ton lorsqu’elle dit son nom de famille et baissa la tête pour fixement regarder le plancher. Ce nom devrait être bannit du vocabulaire ou de possibilité de nom éventuellement. Elle ne l’aimait pas… vraiment pas. Tout était devenue silence.

    -On va pas te laisser comme ça, attends je dois avoir quelque chose à ta taille.

    Kororo releva aussitôt la tête. Mais de quoi Nicky parlait donc? Après mille réflexion, elle comprit alors que c’était à et de Donia qu’il parlait. Sûrement à cause de sa tenue. Kororo ne la trouvait pas pire. Chacun son style non? C’est alors que Nicky partit dans la pièce d’à côté avec Donia. Elle était maintenant laisser seul a elle même. Seule dans la pièce alors que les deux autres… euh… ouais… on va dire qu’elle n’avait pensé à rien cette fois la. Elle décida de regarder autour d’elle un peu. Toutes les armoires étaient verrouillées. Peut-être qu’il cachait quelque chose. Peut-être des armes puisqu’il avait un commerce.

    Après quelques instants, Nicky fit réapparition dans la pièce, laissant Donia à elle même dans l’autre. Sûrement en train de se changer.

    -Cette fois on pourra y aller. Désolé de te faire attendre, ce doit pas être l'idéal.

    Non, en fait c’était absolument pas l’idéal. C’était tout moche dans cette maison. Il manquait une armoire, il y avait des cadenas partout et tout était très sale. Kororo, après cette réflexion, regarda fixement Nicky. Les yeux dans les yeux. Il n’avait pas l’air si méchant que ça, même si ,en passant, il ne faut jamais ce fier au apparence, malgré qu’il serait mieux en petite vielle dame toute sympathique. Perdue dans ses pensées, elle réalisa alors qu’elle fixait toujours Nicky et décida de seulement lui adresser un bref sourire les yeux fermer avant de se lever, ses merveilleux livre en mains. Elle décida de garder le silence… le silence jusqu’à ce que Donia arrive, habiller en d’autre vêtement.

    -Et maintenant, on fait quoi?

    C’est alors que, de nulle par, Kororo pointa d’un geste vif et se dirigea vers se qu’elle pointait : la porte. Toujours le bras devant, pointant la porte, elle finalement arriva a celle-ci et l’ouvra. Elle se retourna vers les deux autres, un grand sourire au visage, avant de quitter la maison. Ceci était peut-être un changement brusque d’attitude mais en fait, elle ne faisait cela car elle ne voulais pas les suivre jusqu’à la porte ou rester coincer dans une autre discussion de M. Greem.

    Elle était maintenant, les attendant tranquillement… ses livres collés à sa pointrine.
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MessageSujet: Re: Dix minutes plus tard ...   Sam 26 Sep - 13:40

Après quelques minutes d'attente, Nicky pu enfin voir Donia sortir de la pièce voisine normalement vêtu et suffisamment respectueuse pour la laisser sortir en toute tranquillité. Le marchand d'arme n'était pas un avare et hôte pitoyable qui aurait laisser son invitée sortir avec une tenue bien trop osée ou un T-shirt trop grand lui servant comme unique vêtement. Bref, il fallait attendre qu'elle soit prête. Dans son attente, il s'était posé sur le rebord de l'évier et avait croisé les bras en soupirant doucement. Il avait l'impression qu'il ne s'en sortirait pas. La situation dans laquelle il s'était mise empirait de minutes en minutes. Donia comme Kororo devaient se poser des questions par rapport au fait de ces deux invitations et cette attitude pouvant être interpréter de mille façon différente. Il espérait simplement qu'elles ne le voient pas comme un pédophile ou kidnappeur qui n'attendaient qu'une bonne occasion pour mettre fin à son pseudo plan. Enfin ... Comment le savoir ?

Nicky n'était pas dupe et savait bien comment beaucoup de gens pensaient. Leur geste, leur réaction ou leur le ton employé dans leur réponse indiquait bien plus qu'ils ne le voulaient. Étant un marchand jouant dans un monde où la naïveté n'avait pas sa place, Nicky avait développé naturellement un instinct d'observation, de pertinence et d'anticipation sans oublier une improvisation parfois absente. Enfin, dans le cas présent, la seule chose qu'il savait pertinemment était les diverses interprétations et conclusions possibles. Tout comme il savait qu'il était possible de se faire passer pour quelqu'un qu'il n'était pas. Il savait qu'il devait les rassurer en ne montrant qu'il n'était pas bien méchant ou qu'il était véritablement être ce qu'il était même s'il fallait absolument caché le fait qu'il soit un de ces marchands sur le marché noir qui fournissait l'armée comme les rebelles ou de simple villageois se sentant en danger.

Une des principales règles en tant que revendeur d'arme était de ne jamais vendre des armes à deux camps à la fois, surtout opposé. Bien sur, les vendeurs d'armes, bon citoyens qu'ils étaient respectaient bien souvent cette règle, restant dans le droit chemin et vivant du peu que leur acheteur leur donnait pour une quantité folle d'arme. Mais il existait, une infime partie restant continuellement dans l'ombre de leur commerce, des revendeurs vendant à qui bon les payera une immense ou petite fortune pour une commande. Bien sur, leur principal but était de vendre à qui offrira sans pour autant se faire arrêter par l'un des plus gros acheteurs en criant la fourberie.

Mais Nicky avait deux réponses où théorie sur ce domaine. La première nommait la neutralité imminente des vendeurs d'armes. Comme un marchand de légume ou de poissons, les vendeurs d'armes n'avaient pas que des clients personnels auxquels ils restaient fidèles sans vendre à personne d'autre. Non, même avec un nombre de client fidèles immense, un marchand revendait toujours à qui en voudra et qui aurait de quoi se l'acheter. Tout comme n'importe quel marchand, les marchands d'armes vendaient à des clients fidèles et à qui en voudra et payera. Bien sur ceci était une théorie générale, Nicky en avait une plus personnelle bien qu'elle rejoignait l'idée du général. Selon sa logique ou son fondement, toute personne avait son droit en matière d'arme. Pour Nicky toute personne cherchant une arme avait le droit d'en avoir une, toute personne ayant l'envie et le nécessaire y avait le droit. Nicky était et serait éternellement neutre dans un conflit. Qu'importe leur utilisations ou leur avenir, une fois achetées, ses armes ne le regardaient plus. C'était ça un commerce d'arme.

Revenant un bref instant dans le monde présent et non plus dans diverses pensées concernant son commerce, Nicky entendit Donia demandait ce qu'ils feraient à présents. Quant à Kororo, elle semblait déjà partie vers le pas de la porte pour sortir de là. Peut-être n'en pouvait-elle plus et voulait sortir un moment. Sortir le temps d'occuper sa journée et de revenir le soir, ou tout simplement partir pour ne pas revenir, trop prudente et incertaine de l'attitude de Nicky. Peut-être avait-elle envie de partir renonçant à l'offre que lui avait fait Nicky. Comme toujours les interprétations pouvaient être nombreuses et Nicky n'avait pas l'envie de mal interpréter ou agir. Souriant alors il finit par répondre à DOnia tout en s'adressant à Kororo :


Et bien nous pouvons aller dans mon magasin, vous y serez plus confortable, enfin, si vous en avez toujours l'envie.

Les regardant successivement, il sourit de nouveau se dirigeant vers la porte où se trouvait Kororo. Elle était déjà à moitié sortie et semblait les attendre. Arrivant à sa hauteur, il la fit sortir complètement attendant Donia aussi. Une fois les deux sortit, il ferma la porte à clé avant de les inviter à le suivre pour se diriger vers son petit magasin. Petit était un peu faux, son magasin reposait sur deux étages, deux étages visibles bien évidemment. Deux étages où se trouvaient les armes qui composaient la constitution de la marchandise de Nicky. Un premier étage où était entreposé de nombreux modèles, pour la plupart vieux et inutilisables. Aussi bien armes à feux ou arme blanche non aiguisée. Bref, un étage composé de nombreuses vitrines qui laissaient entrevoir de nombreuses armes regroupées par fonctionnalités, ressemblances ou catégories. Au deuxième étage se trouvait toute une panoplie de pièce remplies d'armes dans diverses boites qui permettaient de renouveler ses stock rapidement sans prendre des heures à les chercher. Enfin, un troisième étage, inaccessible à tout client qui constituait son appartement. Trois chambres, une salle d'eau et deux toilettes dont une raccordée à l'une des chambres. Un salon suffisamment grand avec une petite partie cuisine dans un coin près d'une fenêtre donnant sur la rue commerçante. Le plus intéressant pour Nicky était finalement le sous-sol faisant plus de deux cents mètres carrées. Une salle vaste où il s'entrainait parfois au tir mais où il gardait principalement ses armes les plus couteuses. Un endroit doublement caché qui était relié au premier étage et à une sortie donnant sur une ruelle servant à entretenir les poubelles mais qui permettait le rapide départ avec une cargaison servant au commerce. Bref, tout avait été aménager pour une meilleure performance et une perfection optimisée pour ne pas se laisser surprendre ou contrôler.

Cela faisait maintenant quelques minutes que Nicky et ses deux invitées marchaient dans les rues silencieusement. Il savait très bien qu'elles pouvaient partir comme bon leur semblaient mais bon, c'était pas ça le plus important. Arrivant finalement à sa boutique il sourit doucement. Fier de voir qu'elle était dans le même état qu'il l'avait laisser, il prit ses clés et ouvra la porte rapidement allumant rapidement avant d'ouvrir les rideau pour laisser ses vitrines au grand jour et reprendre de l'activité. Invitant ses deux invitées à entrer, il leur annonça pour les prévenir, d'une voix tout aussi calme et s'essayant d'être rassurante :


Mes appartements sont au deuxième étage si on part du principe que celui-ci est le rez-de-chaussée. Enfin peu importe faut monter.

Il leur indiqua l'escalier en les précédant et en les faisant monter à leur rythme. L'escalier, donnant sur le salon leur laissa le temps de s'habituer un peu et de déposer leur éventuelles affaires. Soupirant un instant avant d'aller faire chauffer un peu d'eau pour se faire un café. Les regardant il leur présenta rapidement les lieux :

Vous êtes dans le salon, à votre droite vous avez deux chambres, par ce couloir vous avez un couloir menant à une troisième chambre et à la salle d'eau. Faites comme chez vous.

Il leur sourit avant de regarder simplement sa montre. Laissant une petite marque de surprise s'afficher sur son visage, il se dirigea rapidement vers sa chambre empruntant le couloir et revint rapidement avec une petite valise ressemblant plus à une mallette d'affaire qu'à une valise de voyage. Les regardant il leur sourit et leur indiqua quelques derniers points :

Je vais devoir m'absenter, j'ai une commande à Central City, je reviens dès que possible. Les chambres ont des clés accrochées aux poignets des portes. Faites comme chez vous mais ne rentrez pas dans ma chambre, toute façon elle est fermée. Si vous partez laissez moi au moins un mot pour que je le sache. Enfin je dois y aller, faites pas trop de bêtise.

À ce moment là, une sensation étrange l'avait parcouru, il avait eu l'impression d'être un père laissant ses filles pendant un instant, le temps qu'il sorte pour une course importante. C'était pas vraiment important mais qu'importe, il n'avait pas le temps de s'occuper de ça. S'avançant rapidement vers la porte menant aux escaliers il leur dit avant de filer :

Au fait, si vous voulez vous occupez, y'a des journaux à lire, la télé à regarder ou d'autres trucs sympa, si vous voulez vous reposer y'a des draps, oreillers et couvertures dans les placards des chambres et des vêtements dans l'armoire du couloir. Un dernier conseil, fermer cette porte pour être sur de ne pas être déranger. Sur ce, je reviens dans quelques heures.

Souriant une dernière fois il fila en entamant la descente des marches. Il savait que cela allait leur faire bizarre mais il n'avait guère le choix. Un certain gradé de l'armée voulait le voir pour une petite commande d'arme. En toute logique il devait y répondre et se rendre à ce fameux rendez vous pour ne pas louper une occasion de vendre une quantité importante d'armes. Enfin ... Peu importait il reviendrait bientôt, il espérait juste que cela ne leur soit pas trop étrange et suspect.



[ je vais rp un peu avec quelqu'un d'autre xD je reviendrais rp avec vous un peu plus tard si vous voulez ^.^ vous pouvez dire que vous trouvez sur une table une liste de quelques militaires appliquées dans une quelconque affaire, pour Koror ce sera le moyen de voir le nom de son frère et pour Donia de voir qu'une fois encore y'a quelque chose qui tourne pas rond chez Nicky en vue des documents xD ]
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MessageSujet: Re: Dix minutes plus tard ...   Jeu 29 Oct - 3:33

Elle suivit docilement Nicky au travers des rues, marchant un pas derrière lui tout en évitant de s’intéresser à Kororo, qu’elle ignorait avec un semblant de prétention, la tête haute, comme à son habitude. Elle ne tarda toutefois pas à se sentir étrangère dans ce paysage urbain, à marcher sur le même trottoir qu’elle avait remonté quelques jours plus tôt, après le meurtre qu’elle avait accidentellement commis. Peu à peu, la panique la gagna, elle sentit son pouls s’accélérer, et un long frisson lui traversa le dos. Elle inspira profondément, mais ne parvint pas à se calmer : l’extérieur l’avait bouleversée pour X raison, et même arrivée à l’intérieur de l’entrepôt d’armes de Nicky, elle ne se sentit pas mieux. Si bien qu’elle ne remarqua ni son départ, ni son discours. Ignorant toujours Kokoro, cette fois pour que cette dernière ne remarque pas son trouble, Donia fit mine de s’asseoir à table et s’empara d’un journal. Elle l’ouvrit à la seconde page, fit courir ses yeux sur le papier gris bien que ne sachant pas lire, puis tourna. Elle répéta cette manœuvre à plusieurs reprises, avant de se figer après avoir aperçu sa photo. Elle ne pouvait pas comprendre ce qui était écris en dessous, mais elle pouvait le déduire. En sa sachant ainsi poursuivie et menacer, Donia sentit ce qui lui restait de calme la quitter. Elle se redressa vivement, repoussa sa chaise à bout de bras, puis se dirigea à grands pas, toujours sans regarder la jeune fille.

« J’ai besoin de prendre l’air. »

Le souffle court, elle sortit par derrière et s’éloigna de la demeure à grande enjambée, courant presque, jusqu’à en avoir perdu le souffle. Alors seulement, elle s’arrêta, se plia en deux et pris le temps de respirer. Un moment s’écoula avant qu’elle n’aperçoive le gendarme, qui marchait les mains dans les poches en murmurant un air qui lui était inconnu, droit devant elle. Elle se revit poignarder son employeur, ressentit de nouveau le contact du sang sur ses mains, entre ses doigts, son odeur … Prise d’une impulsion, elle se propulsa en direction de l’homme et le saisit désespérément au bras. Avant de tout lui avouer.

[Topic fini pour moi. Fin du personnage, d’ailleurs.]
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Hinoto Portman
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Rang dans le RP : Chimère chat à la solde de Greed, elle recherche sa fille: Eden. La recruteuse de choc des DH.
Rang spécial Hrp : Grande soeur de May, Tata de Zina, Presque épouse de Subaru, mère d'Azai, d'Angelica (alias Eden) et de la box, buveuse de lait, marchant de sable à ses heures perdues, sosie brune de la fée clochette (jeteuse de poussière d'atmosphère), adepte de Saturnain, millitante pour la régence de vert, utilisatrice de . , fan du bas marché, chanteuse de générique de séries et dessins animés cultes, grande floodeuse (n°2 par le passé, actuelle n°1, en attente de se faire détrôner par sa petite soeur <3 histoire que le royaume reste dans la famille!), dealeuse de peluche qui boss pour Memory, accro aux pommes elstars, fondatrice de la secte anti time out.

Feuille de personnage
Points:
32/60  (32/60)
Niveau:
13/20  (13/20)

Pouvoir: Sens surdéveloppés, grande rapidité et aptitude à faire des sauts très haut, griffes acérés. Maîtrise des armes blanches et arts martiaux.

MessageSujet: Re: Dix minutes plus tard ...   Mer 24 Fév - 15:10

Hello!

Concernant ta requête par rapport au transfert de tes points, il faudrait voir avec Tiktik ou Rounet. Au cas où la réponse serait favorable, je note Donia sur 20 en raison de ses 11 messages et bien entendu Wrath mais sur 10 avec ses 7 posts.

En tout cas, quel long topic! On voit que tu y a mis énormément d'investissement, ne serait-ce qu'en postant avec tes deux personnages, ça fait beaucoup de peine à voir que ça s'est soldé par l'abandon d'un et le nouveau départ en vadrouille de l'autre. Au niveau des points techniques, c'est toujours aussi soigné question mise en page et contenu (bonne orthographe, syntaxe, fluidité). La narration est très agréable à parcourir grâce à la facilité d'assimilation du texte, même si la longueur des posts est variable. Bref, on a un 8/10 pour Wrath et un 16/20 pour Donia.
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