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 Etrange Docteur...

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MessageSujet: Etrange Docteur...   Sam 9 Mai - 1:09

Petit village de l’Est du pays, à une demi-journée de charrette d’East City



L’ambiance dans cette région est très calme et détendue. Les habitants s’estiment chanceux, un docteur s’est établi il y a quelque temps dans leur petit village et soigne la plupart des blessures, mêmes les plus graves. A chaque fois, les témoignages sont unanimes : une grande lumière blanche envahit la pièce, et le malade est guéri. Ce docteur fait vraiment des miracles.

Par contre, les villageois semblent un peu réticents à indiquer la maison du docteur. Il faut peut être leur prouver que vos intentions sont bonnes et que vous ne les priverez pas de cette aide descendue tout droit du ciel…


[Accroche de topic crée pour les frères Elrics. S'ils traînent trop, rien ne vous empêche de rencontrer ce docteur à leur place! - MP Roy Mustang dans ce cas]
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Kyushiro
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MessageSujet: Re: Etrange Docteur...   Jeu 25 Juin - 8:57

S'il fallait associer un moyen de transport aux frères Elric, on conviendrait inéluctablement de leur approprier le train. Il était en soi assez logique de préférer cette machinerie à vapeur à une avancée lente et pestilentielle en carriole ou autre moyen de transport archaïque. Et puis, pour un possesseur d'automails aussi impliqué dans les avancées de la science comme l'étaient la plupart des alchimistes, recourir à un véhicule aussi rudimentaire ne pouvait être qu'un outrage à sa propre condition, sans aucun rapport avec toute appartenance à l'état et qualification d'animal domestique de celui-ci. Il y avait toujours la voiture, mais même si Ed était un petit génie dans son genre et intrépide qui plus est, sa témérité ne suffisait pas à le convaincre de prendre le volant sans aucune connaissance de la conduite. Même si, bien évidemment, au cas où on lui demande, il répondrait du tac au tac que ce serait pour lui un jeu d'enfant tout ce qu'il y a de plus élémentaire. Même s'il rechignait à se lancer dans l'accomplissement de la tâche qui lui avait été intimée, sa position l'y forçait, à moins qu'il ne désire faire preuve d'insubordination et donc d'être passible d'expulsion, et par extension de perte de ses privilèges. Ce qu'il ne pouvait pas se permettre pour la bonne marche de ses investigations au sujet de la pierre philosophale, même si tout ce qu'ils avaient pu faire à ce jour en but de l'obtenir restait stérile au possible.

Ce mythe restait leur unique horizon, le seul moyen qu'ils avaient de restaurer leurs physionomies respectives, de leur redonner l'aspect qu'elles avaient perdu ce fameux jour qu'ils regretteraient amèrement pour leur vie. Tant pour l'échec, que pour ce qu'ils avaient perdu, et pour ce à quoi ils avaient donné naissance. Bref donc, les voilà à nouveau sur les routes pour maintenir ce qu'il avait obtenu et légitimait par la montre qu'il portait continuellement à la ceinture, à la fois marque d'aptitude et d'infamie pour ceux n'appréciant guère ceux s'assujettissant au gouvernement en place de la sorte. Que les buts y menant soient ou non louables n'intervenait en rien dans ce jugement discriminatoire, et c'était bien pour cela qu'il n'était pas rare qu'il doive être précautionneux quand à la diffusion de l'information du fait qu'il soit un adhérant de ce corps d'armée spécifique d'Amestris. C'était un pour pour un contre, un bien pour un mal. Encore un échange équivalent, pour résumer en une poignée de mots. Ce n'étaient pas ces fioritures qui l'arrêteraient, certes néfastes mais pourtant bien négligeables si ce n'était que ça, le prix à payer pour optimiser leurs chances de recouvrir ce qui leur avait été arraché par leur pêché et leur excès de confiance en eux et de candeur. Cette même innocence que cette porte vers ce nébuleux autre côté avait happé en même temps que leur chair et leur sang, effaçant leur enfance pour les catapulter bien trop tôt dans une maturité adulte les forçant à assumer leur erreur et à la réparer par eux-même, quel qu'en soit le prix et le temps qu'il faudrait pour payer cette créance prise l'un envers l'autre.

Bref, que d'égarements dans ces sombres ressassements... Recourant donc à leur mode de locomotion le plus usité alors qu'il était sensément prévisible qu'ils se rendent à destination par un biais bien moins moderne, il était anticipable qu'ils arriveraient dans le village indiqué largement en avance et pourraient donc prendre leurs aises avant de s'attaquer sérieusement à la quête qu'on leur avait confiée sans grand consentement de leur part. Tout du moins, de celle du blondinet. En revanche, ce qui était nettement moins planifiable, c'était qu'ils se trainent trop à rassembler leurs bagages en croyant avoir le temps et aient dû courir après le convoi de manière à se hisser dedans, étant le dernier disponible pour la journée, les horaires changeant du fait qu'ils soient en plein week-end. Une distraction bénigne, du moins en apparence. Car même si le Fullmetal était bien parvenu à prendre place, son cadet n'avait pas eu cette chance. Ou plutôt, ne l'avait pas prise, interpellé dans sa course par un miaulement à fendre l'âme qui l'avait fait bifurquer. Vers quoi ? Un chaton trempé sous un carton l'étant tout autant, bien sûr. Pas question de pluie, simplement que cette bestiole avait eu la bonne idée de s'installer dans un refuge disposé sous une gouttière constellée de fuites égouttant donc son eau de pluie sur lui et son pavillon fort peu évolué. Ils avaient donc conclu à grands renforts de cri après un instant de dépit de la part de l'adolescent qu'ils se retrouveraient le lendemain sur place, une fois que la boîte de conserve l'accompagnant aurait eu l'opportunité de le rejoindre par le premier transport venu.

Il avait bien sûr pris soin de stipuler clairement qu'il ne voulait plus entendre parler du stupide animal à l'origine de ce consternant impondérable. Prenant son mal en patience, inhabitué à voyager ou que ce soit en solo sur de longues distances et par ce moyen, il finit par s'assoupir contre son siège après avoir scruté longuement l'inscription figurant sur le revers interne de sa montre. « Don't forget 3 oct. 11 ». Si symbolique et si abstrait. Tant de chose semblaient parler à travers ce qui pouvait en quelque sorte être vu comme une épitaphe. Pour leur mère définitivement perdue à l'instant-même où ils avaient vu l'hideuse abomination qu'ils avaient convoqué sur terre par leurs simagrées. Pour leur enfance trop tôt éteinte par cette déchéance totale, perdue dans les flammes ravageant leur demeure. Pour ce qu'ils avaient été et ne seraient plus jamais, qu'ils récupèrent leurs corps disparus ou non. Menant sa sieste avec une parfaite profondeur en raison du peu d'heures de sommeil accumulées ces jours-ci, préférant passer ses sorgues le nez plongé dans quelques récits potentiellement instructifs au sujet de l'objet de leurs convoitises. Chou blanc, comme à l'ordinaire, bien évidemment. Il y avait appris d'excellentes recettes facilement réalisables par le biais de la transmutation, même si c'était avec de la terre friable et morte. C'était pas tout à fait ça, mais c'était toujours ça de pris !

Bâillant à en étourdir un coq prêt à pousser son cri matinal si souvent détesté, il emprunta donc le sentier battu amenant à l'endroit où il allait séjourner durant les jours à venir, valise et manteau écarlate sur l'épaule, s'efforçant d'ouvrir davantage ses paupières encore à moitié closes. Le crépuscule finissait de choir et il devrait trouver une demeure rapidement s'il ne voulait pas devoir s'improviser un gite artisanal. Il y rebutait quelque peu, même si ses aptitudes rendaient ce dernier terme beaucoup plus vaste que ce que quiconque pouvait concevoir en temps normal. Malgré l'heure tardive, nombreux étaient les autochtones flânant encore sur place, vaquant à leurs occupations diverses et variées. L'absence de son alter ego ne changerait rien au plan prévu : hors de question d'entamer les recherches ce soir ! Même s'il venait de récupérer grandement durant son itinéraire, rien ne vaudrait de profiter d'un bon lit moelleux. Il passa à un rapide repérage de l'endroit d'un rapide coup d'oeil, ses pupilles ambrées errant sur le décor tout de même assez rural des alentours et y butant à plusieurs reprises, comme dérangé par ce même état de fait. La vie ici ne serait peut-être pas aussi commode qu'il avait pu le concevoir le temps de faire ce qu'il avait à faire... Bah, il pourrait toujours palier à la majorités des carences passibles de survenir par ses talents... Sans doute.

Localisant rapidement ce qu'il identifia aussitôt comme ce qui avait tout l'air d'être la principale taverne locale en établissant de s'y rendre rapidement, prêt à glaner tous les apports qui pourraient l'aider dans sa besogne. Échappant aux regards inquisiteurs des quelques villageois s'étant intéressés à lui, peu habitués à recevoir une présence étrangère supposa-t-il, il s'introduit rapidement dans l'établissement, aussitôt gagné par le brouhaha et l'atmosphère ambiante, chaleureuse et enfumée, mêlée d'odeurs d'alcools de tous poils. Des bons vivants, sans doute, estima-t-il une nouvelle fois à en voir cette première impression. Se faufilant jusqu'au comptoir ou se trouvait le barman en train d'essuyer un verre sans chercher à analyser le physique de celui-ci dans un premier temps, il se contenta de poser son bagage au sol et de s'affaisser sur le comptoirs. Il y croisa ensuite les bras avant de poser son menton sur ceux-ci, se décidant enfin à lever les yeux vers l'hypothétique tenancier(ère ?) de l'endroit assurément prospère, comme le laissait deviner le fourmillement se faisant bon train autour de lui.

« Bonsoir... Vous avez aussi du jus d'orange ou vendez que de l'alcool ? »

[ Si quelque chose cloche → MP ! ]


Dernière édition par Edward Elric le Ven 7 Aoû - 7:27, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Etrange Docteur...   Dim 28 Juin - 11:55

La nuit commençait à tomber sur ce petit village perdu au fond de la campagne de l'Est du pays. Dans ces zones rurales, l'obscurité rendait rapidement tout travaux des champs impossible. Les fermiers commençaient donc tout juste à se détendre dans le seul lieu de rencontre de la zone : « la Taverne du Village ». Très original comme nom. En même temps, la concurrence la plus proche se trouvant à quelques lieues d'ici, les propriétaires ne s'étaient pas embêtés, les clientèle ne risquait pas de partir ailleurs de toute façon.

Les habitués étaient déjà servis et les conversations allaient bon train. On parlait du temps, des récoltes prochaines qui s'annonçaient plutôt bonnes cette année... Et on parlait aussi potins. Que ce serait un petit village sans ses habituels potins? La fille du forgeron serait partie avec le fils du maire du village voisin... C'est une honte, ils ne sont même pas mariés... La grosse boulangère s'est cassée une jambe en essayant d'attraper son chat, réfugié au sommet d'un arbre. A ce qu'on dit, elle a été transporté chez le docteur... Vu le talent de ce doc, on aura du pain frais pour demain, elle sera rétablie en un rien de temps!

Au milieu de tout ce brouhaha, Germaine la douce tenancière essuyait les verres qu'elle venait de laver, tout en surveillant du coin de l'œil son marmiton. Celui ci préparait le repas du soir pour tous les affamés dans la taverne, et il avait déjà tenté de se servir en premier, ce qui lui avait valu un grand coup de chope en étain sur le sommet du crâne. L'attention de Germaine fut détournée de la surveillance du repas. Un jeune homme blond venait de fendre la foule de la taverne pour s'installer au bar. Elle ne l'avait jamais vu ici, pas plus que les autres occupants du bar. Ceux ci lui jetaient d'ailleurs des regards étonnés.


« Bonsoir... Dis moi... Tu s'rais pas un peu jeune pour boire de l'alcool? Quoi qu'il en soit, j'ai quelques oranges dans la réserve, faudra patienter un peu le temps que ce flemmard de Jean (Elle désigna d'un geste brusque le marmiton faisant tourner le cochon sur sa broche) finisse de surveiller la viande. J'espère qu'il ne la carbonisera pas, cette fois... Sinon, j'ai du lait de chèvre frais, si tu as vraiment soif! »

Germaine savait que le lait de ses chèvres était très réputé dans la région. Elle avait beaucoup de succès avec cette boisson.

«  Dis, petit... Tu voudras manger aussi ou tu n'es que de passage? Tu as de la famille dans le coin? »

Le pouvoir des ragots était plus fort que tout. Germaine avait un nouveau client et comptait bien tout savoir de lui.
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MessageSujet: Re: Etrange Docteur...   Dim 9 Aoû - 11:00

Quelle allure il devait avoir, le nez dépassant à peine de sa manche, qu'il pouvait d'ailleurs sentir sans mal. Une odeur de propreté fraîche, presque tranquillisante, qui lui rappelait sans doute inconsciemment celle ses habits lorsque sa mère lavait le linge. C'était si loin tout ça, le temps où lui et son cadet étudiaient l'alchimie, gambadaient dans les prés, asticotaient Winry et s'essayaient aux premières leçons retenue de cette science qui leur avait à présent coûté bien plus cher que tout ce qu'ils auraient pu imaginer. L'unique remembrance de ce temps égaré dans des méandres échappant à la portée de leurs mains désormais revêtues de fer froid et inanimé était celui du courroux divin infligé en se faufilant dans un domaine que jamais leurs pas n'auraient du arpenter, invoquant une vindicte qui leur pèse sur les épaules depuis lors. Un lest de chaque moment, aussi lourd que ces membres cybernétiques, aussi lourd que la carcasse évidée de son cadet... Tout ce métal luisant, poli méticuleusement, était l'étendard de leur pêché et de sa dégénérescence. Une icône douloureuse, à la fois souvenir et motivation. À la fois la chaîne qui les lie à avant et l'attraction qui les emporte à l'aventure, en quête de ces lambeaux de chairs abandonnés durant leur forfait.

Rien de très réjouissant, et par chance, tout ce qu'il tira cette fois de cette boîte de Pandore où l'on pouvait tout aussi bien connaître une caresse attendrie que se faire ronger le bras jusqu'à l'os fut un baume de nostalgie qui s'inocula au creux de son âme, variété de berceuse agglomérée à sa torpeur grandissante. Tout ce qui lui importait était de pouvoir prendre un peu de repos... Si tous ces rebondissements plus bigarrés les uns que les autres, ces hauts et ces bas vertigineux n'avaient pas ponctué son chemin d'embûches à chaque nouveau pas vers un avenir incertain, qu'en serait-il de lui ? Vivrait-il la vie normale d'un garçon de son âge ? Serait-il alchimiste également, ou du moins de ce niveau, et qui plus est au service de l'état ? Pourrait-il se montrer si ingénu, si cultivé ? Si la raison n'avait pas été leur compagne à l'époque de ce faux pas à la commissure du chaos, l'intelligence du cœur était désormais sienne et ressasser ces questions mettait en exergue les acquis retirés de ces déchirants déboires. Les seuls songes qui tirèrent leur épingle du jeu dans l'amoncellement résonnant entre ses deux oreilles furent pour son jeune frère, à se questionner sur ce à quoi il était attelé en ce moment, et s'il le rejoindrait bien dans le délai prévu sans encombres.

Bien que les apparences reflètent que c'était Alphonse qui s'acharnait à veiller sur son frère, la réciprocité n'en était pas moins d'égale intensité et le souci n'avait rien d'unilatéral. D'autant plus que rien ne garantissait que d'être ainsi incarné dans une enveloppe artificielle soit une solution durable... Et le blondinet était prêt à tout pour ne pas voir surgir le cas échéant. Dans le doute, la hâte était de rigueur. Le temps pressait, et tout devait être entrepris pour restaurer leurs chairs, leurs os, leurs sangs. Ces corps dévorés par un portail vorace derrière lequel se cache d'innommables ténèbres, celle de la vérité. L'humanité et son jour véritable, de même que toute cette science corrompue que son esprit malade avait élaboré depuis sa prise de racines sur cette planète. Dans l'immédiat, un formatage de son esprit s'imposait et il ne se faisait pas prier : se concentrer sur son interlocuteur, particulièrement lorsque celui-ci est un parfait inconnu, est la moindre des politesses. En l'occurence, interlocutrice était le mot juste étant donné l'appartenance au sexe opposé de la tenancière.



Ses prunelles d'ocre dévisagèrent rapidement le doux minois de la jeune femme, encore de toute beauté et visiblement d'une jeunesse fraîche qui n'était pas sans déplaire aux piliers de comptoirs occupés à remplir cette fonction, chope à la main, qui jetaient de temps à autre des regards envieux à la tenancière. Ou pour certains, à ses attributs. Car oui, la silhouette fuselée arborée négligemment par la beauté ne laissait pas sans effet, même si Edward, pour sa part, n'avait guère la tête à s'atteler à l'examination de ces courbes soignées. La gent féminine était à des années-lumières de ses préoccupations du moment, et même de celles qu'il entretenait depuis plusieurs années à présent. Se trouver une compagne ne lui avait pas à un seul moment effleuré l'esprit, et malgré son adolescence, l'envie n'allait pas le prendre maintenant de s'enticher d'une belle plante quelle qu'elle soit. Et même s'il se refusait à l'avouer de toutes ses forces, le Fullmetal avait bien tout ce qu'il faut « à la maison ». Resembool...

Forcé de se requinquer pour tenir un dialogue intelligible, l'alchimiste se risqua à décrire du coin de l'œil la silhouette avantageuse de sa vis à vis, qui, et c'est ce que son for intérieur répercuta, avait tout pour elle d'un point de vue purement physique. Cet épiderme mat... Ishbale ? Improbable. Ses yeux étaient couleur noisette, en plus. Quoique, des lentilles teintées n'étaient pas impossibles à se procurer, déjà à l'époque... La paranoïa s'interrompit là. Certainement pas bien plus âgée que lui, voir à peine majeure, c'est ce que lui inspirait cette physionomie frêle mais mature. Elle aussi, avait-elle un passé aussi chamboulé que le sien ? Ed en doutait fortement, et à raison... Peu de gens pouvaient se vanter d'antécédents drapés de pareille amertume, et le monde ne s'en portait assurément pas plus mal. Redresser sa posture fut un calvaire puisque soulignant chaque courbature de ce maudit corps, qu'il se surprenait parfois à rêver entièrement mécanique pour ne plus connaître ces tortures. C'est son amie d'enfance qui apprécierait l'initiative, obsédée des machines qu'elle était... Elle finirait par en épouser une à ce rythme, se disait-il à chaque fois que le temps se présentait à lui d'approfondir cette réflexion aussi futile qu'occupative.


« Ben si, et de toute façon j'aime pas ça. C'est bien pour ça que j'vous ai demandé un jus d'orange... »


Un bâillement vite étouffé de la paume le força à en rester là un court instant, pour mieux se surprendre à observer distraitement la viande en train de rôtir sur la longue broche effilée qui lui transperçait le corps dans le sens de la longueur et que le marmiton agitait au-dessus des flammes et de leur ondoiement absorbant. Ce qui le ramena à la réalité fut la proposition de le mettre face à un cauchemar. Que dis-je ? Une hantise, une phobie ! Du lait. Affolé derrière son calme apparent, l'adolescent échafauda que c'était un traquenard et qu'elle avait été payée pour l'éliminer sans bavure. Aucune autre explication ne s'ébauchait à l'horizon. Levant ses mains gantées du comptoir, ses paumes s'en présentèrent devant lui, se dressant en bouclier contre tout don précipité du maudit breuvage de la part de la demoiselle. Un comportement pas très net, mais que contrôler était pour lui une épreuve lui donnant un mal fou, voir une impossibilité.

« Héhé, non merci ça ira ! En fait j'crois que j'ai plus soif, désolé ! À la place j'vous prends un morceau du cochon, d'accord ? »


Suite à cette défense fébrile, il pointa l'index sur la défunte bête en pleine cuisson dont le parfum alléchant emplissait lentement mais sûrement le troquet, s'imprégnant dans l'atmosphère à toute vitesse. Même si l'envie n'était guère au rendez-vous, se nourrir était obligatoire pour rester en bonne santé... Et conserver une bonne croissance. Edward devait donc s'y plier pour ne pas écorner son hygiène de vie et risquer de minimiser son gain mensuel de centimètres déjà fort réduit pour son plus grand malheur. Les questions un peu trop curieuses et pertinentes à son goût de la tavernière l'incitèrent en revanche à brouiller les pistes, la voir ainsi s'introduire si indiscrètement dans le pourquoi et le comment de sa visite étant une habitude à réprimer vite fait bien fait à ses yeux. C'était peut-être une habitude de tout connaître de son prochain dans ce patelin, mais même si s'y installer était impératif à la bonne avancée de sa mission, ce n'était pas pour autant qu'il ferait siens leurs mœurs, surtout s'ils n'avaient aucune harmonie avec son caractère bien trempé. C'était bien pour faire bonne figure, mais il tua dans l'œuf tout commentaire assassin pour l'utilisation du mot « petit » qui venait de réussir à lui hérisser le système pileux dans son entiereté et d'exalter ses pulsions meurtrières... Heureusement, l'allure charmante de la patronne des lieux était aussi un facteur déterminant dans la sauvegarde de sa patience, aussi laborieuse soit-elle devant ce terme horripilant. Se concentrant sur sa répartie, il conclut d'une histoire légèrement trafiquée à sa sauce, subtil piège qui, l'espérait-il, montrerait des fruits luxuriants. Le sujet du docteur en lui-même était délicat et mettre les choses en lumière de la sorte était le meilleur moyen d'éviter d'éventuelles gênes de la part des autochtones.

« De la famille ? On peut dire ça comme ça. J'suis venu voir un oncle qui est sensé vivre quelque part dans le coin. On a un grand-père qui est mort y'a peu et j'dois lui parler pour des questions d'héritages. On l'connaît pas beaucoup dans la famille, on sait juste qu'il est encore vivant et qu'il habite quelque part par ici... En tant que médecin je crois. Vous voyez de qui j'veux parler ? »

[ Je me doute bien que tu ne la voyais pas de la sorte, mais mon âme de Maitre du Jeu s'est aiguisée et m'a donné envie d'agrémenter un petit peu les choses en rajoutant des éléments nouveaux qui peuvent t'inspirer et te donner davantage de fils conducteurs, et aussi histoire qu'il y ait un peu de surprise de chaque côté pour un plaisir mutuel à RP plus élevé encore. Si ça te dérange, n'hésite bien sûr pas à me MP, je modifierai sans problème. Wink ]
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MessageSujet: Re: Etrange Docteur...   Mer 19 Aoû - 16:17

[HRP : ça me va, il est vrai que je ne l’imaginais guère ainsi, ma douce tenancière. Mais qu’à cela ne tienne, elle continuera à s’appeler Germaine.]

PNJ : Tenancière et occupants de la taverne


A présent que les verres étaient propres, la tenancière avait tout à loisir de s’occuper de son nouveau client. Elle ne l’avait jamais vu dans le coin, et les visiteurs se faisaient plutôt rares par ici. Il faut dire que ce petit village était loin de tout, les gens de la ville ne venaient guère s’y perdre. Les coudes posés sur le comptoir, les yeux de biche de la jeune femme se plongèrent dans la mer ambrée des pupilles du blondinet. Quel âge pouvait-il avoir… 12 ans ? Ne l’ayant pas vraiment vu entrer dans l’établissement, elle n’avait que peu d’idées de sa taille réelle. Son visage semblait si jeune… Qu’est ce qu’un enfant comme lui faisait seul sur les routes ? Pourtant, elle ne pouvait s’empêcher de penser que ce n’était pas un enfant ordinaire. Le regard qu’il arborait ne ressemblait pas à celui des jeunes de son âge. Il semblait moins candide, comme ayant déjà vécu suffisamment d’épreuves pour cesser de voir le monde avec une naïveté propre à ceux qui débutent dans le grand monde.

La jeune fille haussa un sourcil lorsque son lait de chèvre fut refusé à grands renforts de gestes de dénégation. Comment ça, il n’avait plus soif ? Ce n’est pas ce qu’il disait il y a quelques instants… Vexée, la tenancière se redressa pour houspiller son marmiton.


-« Jean !!! Tu ne vois pas que la viande va brûler ?? Va chercher Rick pour l’enlever du feu et découpez là, on va bientôt la servir ! »

Cet ordre fut accueilli avec joie dans la taverne. Le fameux dicton, « Ventre affamé n’a pas d’oreilles » se retrouva faussé. Effectivement, une bonne partie des occupants de la salle n’attendait que le moment ou leur repas serait servi, patientant pour quelques instants encore autour de leurs chopes de bière. Pendant que le pauvre mammifère rôti était ôté du feu, Germaine alla chercher des couverts et les plaça devant Edward tout en écoutant les explications de ce dernier. Le mot médecin provoqua soudainement un changement d’atmosphère dans la taverne. Certaines conversations s’arrêtèrent et les quelques paysans les plus proches du jeune homme se retournèrent vers lui.

-« Qu’est s’tu veux au doc, p’tit… Il nous a jamais parlé d’une famille !!! C’est quoi encore c’t entourloupe !! »

L’homme qui avait parlé venait de quitter son siège pour s’approcher d’Edward, l’air quelque peu agressif. On pouvait sentir l’alcool dans son haleine, mais rien de bien méchant. En tout cas, il devait être dans la moyenne de l’établissement. La tenancière fit rapidement le tour du comptoir pour l’arrêter, s’interposant entre lui et le jeune Edward.

-« Arrête la parano, Barty ! Ce n’est qu’un gamin, il n’a rien à voir avec les militaires !! »

Grommelant, l’homme s’en retourna à sa table et se mit à discuter à voix basse avec ses camarades, tout en jetant de fréquents coups d’œil au blondinet. Quelque peu embêté de la situation, la tenancière retourna derrière son comptoir et, tout en nettoyant une série de couverts, donna quelques explications pouvant éclairer la lanterne du jeune homme.

-« Excuse-le… On a eu quelques problèmes récemment… Enfin, c’est le doc lui-même qui en a eu, en fait, et ça nous a fait bien peur. Des militaires ont débarqué ici et ont demandé à voir le médecin faisant des miracles dans la région. Doc Marwoh nous avait avertis qu’il était recherché par l’armée. Alors pendant que les militaires interrogeaient les gens de la taverne, j’ai envoyé Rick rejoindre le doc et le planquer. Les soldats ne l’ont pas trouvé comme ça, et c’est un grand soulagement pour tout le monde, on ne sait pas comment on survivrait sans lui… Mais cette alerte nous a bien effrayé, les habitants sont devenus méfiants envers les étrangers… Rassure-moi, tu ne fais pas parti de l’armée, hein ? Suis-je bête, tu es trop jeune, c’est pas possible ! »
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MessageSujet: Re: Etrange Docteur...   Sam 22 Aoû - 16:28

Rien n'avait été laissé au hasard dans cet approche. L'équilibre entre risque et prudence était méticuleusement dosé Cela n'avait pourtant pas empêché l'immixtion d'une ombre au tableau dans ses manigances, à savoir la propension des autochtones à protéger le cadeau du ciel qu'était cette assistance médicale pour ainsi dire... Surnaturelle. D'où un facteur de risque imprévisible, mais surtout très dangereux, comme Edward lui-même s'en rendit bien vite compte lorsqu'un des consommateurs se leva d'un air menaçant, s'approchant aussitôt. Loin de trembler de peur malgré la carrure de l'intervenant, il se tint tout de même près à devoir se défendre, même si ses aptitudes au combat devaient rester secrètes autant que faire se peut. Étaler une montagne de muscles de ce gabarit n'aurait pas été bien difficile avec ses talents, mais aurait immanquablement accru les soupçons à son égard, ce qui n'aurait fait que lui compliquer la tâche plus qu'elle ne l'était déjà.

L'alchimie était difficilement praticable ici, hormis en plaquant la paume sur le comptoir pour transmuter un discret accroc dans le sol sur lequel l'agressif personnage buterait afin de s'étaler de tout son long sur le parquet. Néanmoins, recourir à ce moyen ne ferait qu'attiser les flammes de la colère, et risquait d'être découvert avec le nombre de personnes à l'intérieur. Si sa maîtrise alchimique était révélée, ses plans étaient à l'eau, puisque sa condition de membre de l'armée serait immédiatement remise en cause avec cette nouvelle découverte. En sus, avec sa forme physique à plat à l'heure actuelle, simplement faire usage de la force l'enverrait au tapis simultanément, d'ores et déjà éreinté. C'est ce résultat incertain qui lui fit reprendre son geste précédent, les mains levées devant lui, paume vers le vis à vis pour seul bouclier, la mine caractérisée par l'embarras. Quelques gouttes de sueurs dévalèrent le long de sa tempe, plus de consternation que de peur. Ça commençait bien.

Heureusement, avant d'avoir du trouver à baragouiner quelques nouveaux boniments, son interlocutrice s'interposa à son plus grand soulagement – même si la perspective d'être défendu par une fille ne l'enchantait guère. Il faut parfois savoir subir pour accomplir ses objectifs, aussi peu envieux qu'on soit de les mener à bien docilement, comme ordonné. Mustang avait vraiment le chic pour lui refiler des missions qui mettent ses nerfs à rude épreuve... C'est sûrement volontaire, d'ailleurs. Le Fullmetal aurait deux mots à lui en dire une fois de retour pour son compte-rendu... Toutefois, couronner de succès cette épineuse entreprise était prépondérant, et au moins, cela lui permettrait de fanfaronner comme il se doit d'avoir déjoué les manigances du colonel à son égard. Bref, que de très triviales pensées. Hors de danger, le blondin posa à nouveau la tête sur ses bras croisés, regardant un point dans le vague sans vraiment y prêter attention. L'ombre d'un sourire saupoudré de tristesse et de nostalgie ourla son visage, les paupières à demi closes.


« Bah... Tout le monde a besoin d'une famille, non...? » articula-t-il en douceur, plus pour lui-même que pour quiconque d'autre.

L'image de sa mère émerveillée par leurs prouesses d'enfance dans cette forme la plus aboutie de la science passa devant ses yeux comme un voile surgi du passé, nimbant l'ocre de ses prunelles d'un terne linceul. S'y succéda d'Alphonse avec sa réelle apparence, lui-même remplacé sans attendre par la représentation de cette froide et massive carcasse d'acier où son frère s'était retrouvé engoncé de force pour ne pas perdre la vie. Mais continuer à vivre de la sorte, était-ce vraiment mieux que la mort ? Pas de sommeil, pas de fatigue, pas de goût, pas de sensation au contact... Ces privations devaient vraiment être un supplice atroce, et chaque fragment du lot était une raison supplémentaire de faire au plus vite pour restaurer leurs enveloppes initiales. Si le choix était imposé, immanquablement, c'est celui de son cadet qui serait régénéré, bien qu'Ed' sache pertinemment que l'intéressé pensait la même chose à son égard. C'est bien ce genre de liens, cette fraternité exacerbée qui leur donnait la ressource nécessaire pour tenir convenablement le choc face à l'adversité.

Cette profonde réflexion s'éternisa, et ne s'acheva qu'aux nouvelles paroles de sa vis à vis, vers laquelle son faciès se retourna naturellement afin de ne pas se perdre en d'autres songes identiques. Bien que sa connaissance des habitants du coin soit encore plus que basique, un zeste de culpabilité le prit aux tripes, par rédemption de ce double-jeu que sa fonction l'obligeait à mener pour qu'on ne se débarrasse pas de lui illico. Dire que si tout se passait bien, ces braves gens qui ne demandent rien à personne se retrouveraient privés de leur cher médecin... En parallèle, l'échec n'était pas permis également. Un cas d'insuccès risquerait d'impacter la légitimité de son statut, et le bilan final risquerait de l'en priver. Être alchimiste d'état avec la montre et tout ce qui s'ensuit, c'est bien beau, mais encore le niveau doit-il être au rendez-vous. Et hors de question de perdre les facilités de recherche offertes par ses privilèges et autres facilités d'accès aux documents les plus confidentiels.

L'un ou l'autre. Et le sort d'Alphonse en dépendait. Autant dire que le choix était vite pris, aussi désolant que ce soit de devoir s'y résoudre dans leur propre intérêt. On ne fait pas d'omelette sans casser des œufs, aussi malheureux que ce soit. Ses lumineux iris ambrés allèrent examiner ceux de la tenancière avec un certain intérêt, son regard étant particulièrement beau. Ajouté à son physique, on pouvait se demander ce qu'une belle plante pareille fabriquait dans cette campagne, avec laquelle sa plastique de rêve ne coïncidait pas des masses, avouons-le bien. Quelque chose clochait avec elle, mais quoi ? Un nouveau point d'interrogation que l'adolescent se devait d'éluder. Quoique pour l'heure, continuer à brouiller les pistes était peut-être plus urgent... Enfouir la montre faisant foi de sa fonction parmi les affaires de sa valise lors du trajet en train avait été une riche idée. Pour discréditer les militaires, quoi de mieux que de visualiser la tête de faux jeton du Flame Alchemist ? Ainsi, le porteur d'automails repartit sur une note plus légère.


« Vous savez ce que c'est les militaires, ils fourrent leur nez dans tout et n'importe quoi. Si je voulais être mauvaise langue, j'dirais même que c'est à ça qu'ils occupent la plupart de leur temps. À se demander à quoi on les paie, pas vrai ? Enfin bref... Il est si doué que ça, mon oncle, pour que vous ayez si peur qu'il s'en aille ? »

Tout en débitant ce soliloque, le Fullmetal entreprit de fouiller dans la poche de son manteau, très visiblement à la recherche de quelque chose de précis. Au bout d'un moment, une lettre fut dégagée des pans de tissu grenat, encore scellée dans son enveloppe dépourvue d'accroc. La missive n'était bien évidemment pas destinée à sa cible, dont il venait tout juste d'apprendre le nom. D'ailleurs, la surface blanche du réceptacle de papier n'en comportait par chance encore aucun, et pouvait donc donner du corps à son récit fictif. Dire que cette aide viendrait d'un mot manuscrit tout ce qu'il y a de plus ordinaire dédié à Winry.

« J'dois lui remettre ça en mains propres. C'est une lettre du notaire, avec du blabla confidentiel et toutes les formalités d'usage pour qu'il puisse bénéficier des biens de ce cher grand père. »

Elle fut à nouveau fourrée dans sa poche avec hâte mais minutie, pour ne pas la froisser. Pas la peine d'en parler davantage, la patronne s'étant elle-même occupée de le disculper de toute allégeance au gouvernement d'Amestris grâce à son âge. Être le plus jeune alchimiste d'état jamais vu a du bon parfois... Comme maintenant.
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MessageSujet: Re: Etrange Docteur...   Lun 24 Aoû - 14:34

PNJ : Tenancière et occupants de la taverne


La tension apparue suite aux déclarations du jeune garçon blond commençait à disparaître tout doucement de la taverne. L’odeur du cochon rôti à la broche embaumait l’air, à présent. La pauvre bête avait été décrochée du dessus du feu et les deux marmitons s’affairaient à en couper des parts généreuses pour tous les affamés de l’établissement. Au moins l’un d’eux semblait ne plus avoir faim, par contre. Barty était resté sombre, et jetait de fréquents coups d’oeils en direction du garçon. Ce n’était pas normal, un petit comme ça, qui voyageait seul. Et en plus, il demandait le doc ? Ça sentait le coup fourré à plein nez, pour le paysan. Il fallait prévenir le doc au plus vite. Mais en même temps, ce n’était qu’un gosse, Germaine avait raison. Que pouvait-il faire de mal par ici ? Il ne fallait pas perdre de vu que c’était un étranger, même s’il était jeune…

En proie à un casse tête solitaire, Barty resta donc pour l’instant sur sa chaise à ruminer ses sombres pensées, tandis que la tenancière était retournée à ses fourneaux. Elle continuait cependant à prêter une oreille attentive aux propos du jeune homme. Elle aimait bien son point de vue sur les militaires, il ressemblait beaucoup au sien. Et puis, elle se entait finalement en confiance avec lui, au point de raconter peut être un peu trop de choses au gout de certains villageois.


-« S’il est doué ? Le doc est miraculeux, oui ! Et en plus, il ne demande pas d’argent. Les gens du village apprécient tellement ses services qu’ils lui ont prêté une petite maison. C’est là bas qu’il soigne la plupart de ses patients. Un flash lumineux jaillit des fenêtres et hop, quelques minutes plus tard, le patient ressort en pleine forme ! Une fois, il a même sauvé de la mort un des paysans, qui s’était retrouvé coincé sous sa moissonneuse. Ce n’était pas beau à voir, la jambe était complètement cisaillée et il perdait beaucoup de sang. Grâce au doc, il est encore en vie… Le village lui doit beaucoup. »

Tout en parlant, la jeune femme disposait les tranches de cochon rôti dans les gamelles, qu’elle servirait ensuite aux clients de la taverne. Elle jeta un œil attentif sur la petite enveloppe encore cachetée que le jeune homme exhiba.

-« Il était riche, ton grand père ?... Pardon, c’est une question indiscrète, tu n’es pas obligé d’y répondre. Une fois que tu auras mangé, je t’indiquerais ou habite le doc. Mais au fait, tu t’appelles comment ? Je ne me souviens pas qu’on se soit présenté. Moi c’est Germaine. Oui, je sais, mon prénom n’est pas top, mais bon… Je fais avec… »

La jeune femme glissa une assiette avec une part généreuse au jeune garçon blond, avant de mettre les autres gamelles sur un énorme plateau. Dans la salle, Barty venait de se décider. Il fallait prévenir le doc. Il se leva donc, prétexta une corvée à faire pour sa moitié avant de rentrer chez lui et prit congé de sa tablée. Jetant un dernier regard noir au blondinet, il sortit de la taverne et prit la direction de la maison du doc…
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MessageSujet: Re: Etrange Docteur...   Sam 3 Oct - 11:56

[ Désolé du retard. ]


La gaffe était faite. Ça commençait sur les chapeaux de roues. Ce dérapage n'avait rien pour le classer comme irrécupérable jusque là, mais il allait falloir la jouer finement pour ne pas éveiller les soupçons des autres villageois; ce pachyderme guère affable était plus qu'assez. Ce n'était pas qu'une mauvaise chose dans le sens où cela avait octroyé au Fullmetal un aperçu des limites à ne pas dépasser dans son bluff savamment tourné. Le seuil critique atteint par le type à l'imposante carcasse serait son garde-fou à l'avenir, jusqu'à ce que la basse besogne leur ayant été confiée soit accomplie, de préférence sans bavures. Car oui, c'était un bien sale boulot que de devoir servir de guichet d'enrôlement intérimaire pour l'armée d'Amestris. Particulièrement en ce que pour mener à bien sa mission, forcer la main à l'individu à son origine serait indispensable. En bref, le blondinet allait devoir déployer des trésors de persuasion, et tout cela juste pour procurer à ses supérieurs une dose supplémentaire de chair à canon qu'ils pourraient sacrifier joyeusement sur des champs de bataille insensés.

La nature humaine, à jalouser son voisin et attiser les flammes de la rivalité, était décidément bien puérile, d'autant plus quand elle considérait chacun de ses fidèles comme n'étant pas plus qu'un pion négligeable. Les vies fauchées pendant les guerres menées par le pays ne se chiffraient plus tant le montant avait atteint des sommets astronomiques. Mieux valait ne pas chercher à savoir, ni se creuser la tête avec ce genre d'état d'âmes. Il ne pouvait pas s'autoriser de s'apesantir dessus, son propre souhait n'étant que trop absorbant. Devoir combiner avec les instructions des gros bonnets de la tête de hiérarchie, son seul engagement pouvait le faire prévoir. Si Edward ne portait pas les forces militaires dans son cœur, il n'en savait pas moins pourquoi il avait signé et exécuterait ce qu'on lui demande sans se poser de questions, si cela donnait matière à garder ses différents atouts en contrepartie. Jamais rien ne pourrait égaler l'atrocité de ce jour orageux ou tout avait basculé, même si ses fonctions devaient orienter ses pas vers un charnier ruisselant de sang, parfumé de la détestable odeur d'une mort encore fraiche. Que de sympathiques visions...

Tout à ces tergiversations sur le bien fondé de la cause qu'il défendait malgré lui, Ed' ne se rendit même pas compte que dans son dos, l'insistance d'un regard mauvais l'épiait, fixée dans le tissu grenat de son interminable manteau. Mais ces songes funèbres prirent fin sans se faire prier lorsqu'on apporta enfin sa commande à l'enfant prodige, et son délicieux fumet avec elle. L'odeur presque perceptible des cadavres encore fumants s'envola pour être substituée par ces effluves affamantes, et c'est sans ménagement pour son système digestif qu'il se jeta sur l'assiette proposée. Réfléchir creuse énormément en terme d'appétit, sans parler des voyages. Ils ont beau former la jeunesse, ils n'en restent pas moins éprouvant, et après toutes ces heures de routes, reprendre des forces à grand renfort de bouchées exagérées ne serait pas de refus. Un morceau après l'autre, c'est avec le plus grand plaisir que ses papilles se laissèrent charmer par la cuisine campagnarde de laquelle découlait directement la préparation de ce met savoureux. Même si un simple morceau de pain aurait été le rêve dans son état de famine poussé, se régaler de cette viande traitée avec dextre et cuite à point dépassait toutes ses espérances, et ce n'est pas son estomac qui s'en plaindrait, pour sûr.

Noyé par la vague de la sympathie et de la bienveillance de la tenancière, il s'en voulut presque de conspirer de la sorte, à organiser soigneusement cette mise en scène d'une hypocrisie finie. Mais penser à Alphonse, sûrement en train de s'amuser avec le premier chat errant venu à l'heure qu'il est, fut assez pour pouvoir se ressaisir. Céder sous ce chaleureux accueil ne faisait pas partie de ses alternatives : avant tout, ses pensées devaient s'orienter vers l'assiduité de son travail, et par conséquent la récupération du corps d'origine de son cher cadet. Après toutes ces années à cumuler les efforts, à se remettre en selle pour se diriger vers un lendemain ou tout reviendrait à la normale, flancher serait honteux. Hors de question de s'humilier et de laisser tomber celui qu'abritait ce tas de ferraille. Rien ne le ferait abandonner tant que la pierre philosophale ne serait pas entre ses mains gantées. La mort elle-même avait l'air bien dérisoire, opposée à une détermination de ce calibre. Les dires de son interlocutrice ne firent que valider les suppositions et élucubrations personnelles du garçon aux automails; il tenait son bonhomme et ne le lâcherait pas de sitôt.

Cette fois, plus de doute. À l'entendre chanter ses louanges, on se serait presque cru dans une reprise de la scène de Lior, ce qui faillit lui arracher un frisson. Surtout après ce que l'autre blondasse avait pris plaisir à lui planter dans le dos au cours de cet entretien qu'il souhaitait oublier plus que tout, de même que le venin que la femme en question lui avait craché en pleine figure à cette occasion. Avait-il vraiment le droit de les priver de cette aide bienveillante au profit de gradés qui n'hésiteraient pas à envoyer ce brave homme au massacre sans se poser de questions ? Les ordres étaient les ordres, certes, mais cela ne les empêchait pas d'être on ne peut plus discutable. Attentif, sans pouvoir répondre du fait de sa bouche constamment pleine depuis maintenant plusieurs longues minutes, il resta tout de même parfaitement à l'écoute pour ne rien perdre de ce que racontait la demoiselle. Toutes les informations étaient bonnes à prendre, même les plus insignifiantes au premier abord, qui, par la suite, se révélaient parfois être les plus utiles. Au commentaire intéressé de la jeune femme, l'alchimiste d'état se cala contre le dossier de sa chaise, s'y accoudant également. L'air on ne peut plus innocent pour masquer au mieux ses véritables intentions, son ton rendu bien plus énergique par sa voracité ébahissante y rétorqua.


« Un peu, oui. Il vivait dans un grand manoir avec des domestiques à plus savoir qu'en faire. En plus, on est pas beaucoup dans la famille, donc les parts sont pas mal généreuses. Puisque mon oncle est si généreux que ça avec vous, j'suis sûr qu'il acceptera de partager. Après tout, vous l'avez accueilli, c'est bien naturel, pas vrai ? »

Moyen subtil et détourné d'exalter les convoitises. Mine de rien, si elle s'était penchée sur la question, ce n'était pas tout à fait désuet. Une raison suffisante pour s'engouffrer dans la faille. Pour couronner cette réplique, il se gratta nonchalamment l'arrière du crâne, pour finir de couvrir ses arrières quand à la véracité douteuse de ces propos. Rien ne laissait à penser que ses mots pouvaient être les rouages du gigantesque engrenage d'une pièce de théâtre en plein déroulement. Si tout se passait bien, cette répartie aurait de quoi la convaincre de mener le touriste jusqu'à la demeure prêtée en question. C'était la dernière ligne droite, et Edward était persuadé de l'avoir mise en confiance au point de ne plus devoir craindre de faire un pas de travers après cet argument massue. Si cela ne la faisait pas céder, ce n'en serait pas loin; sa « cible » se rapprochait à grands pas au fil des mots échangés. Manipuler en fait prendre un sacré coup à l'éthique, mais dans de pareilles circonstances, c'est une aptitude plus que précieuse, quoi qu'on en dise. Son jeu d'acteur n'avait pas été peaufiné pour rien... Pour parachever cette pseudo-hypnose, il dut s'empresser de choisir un nom d'emprunt. Ce n'était peut-être pas le plus connu parmi ses pairs et l'éloignement de cette cambrousse réduisait d'autant les chances de voir sa couverture éventée, mais on est jamais trop prudent. La tenancière de l'établissement fut gratifiée d'un léger sourire.

« Moi c'est Klaus, enchanté. Et c'est vrai que votre prénom il est pas terrible, pour une fille aussi jolie que vous. »

Un ton de plaisanterie ne retient rien du léger zeste de charme inséré à ces présentations. Un tel raffinement dans son rôle aurait surpris bien des accoutumés de ses crises de colère lors des allusions à sa taille préoccupante. Ce n'était sans doute pas le jeu aux règles les plus faciles, mais la partie avançait à pas de géant, et tenir encore un peu faciliterait grandement sa tâche de bout en bout. Edward se sentait peut-être à l'étroit dans cette personnalité aux accents légèrement mièvre, certes, et ce mal nécessaire devrait encore se poursuivre d'ici à ce que l'homme de médecine soit convaincu pour de bon de rallier l'état. Dévisageant sa vis-à-vis d'un œil scrutateur une fois de plus, c'est avec un naturel bien plus présent que lui seul pouvait réaliser que ses interrogations se formulèrent enfin à voix haute, alors que la gamelle était repoussée du côté de la serveuse, évidée en un délai record.

« Dites-moi... Votre teint... Vous seriez pas Ishbal, par hasard ? Ah non, j'suis bête, ils ont les yeux rouges. Enfin, vous pourriez avoir des lentilles, mais ce serait de la parano à ce moment-là, non ? »

Une question sans en être une. Le meilleur moyen d'avoir des réponses avait toujours été de tourner autour du pot. C'était plus oppressant dans un sens, et forçait la véracité chez la personne en faisant l'objet. Ce mystère avait beau n'être qu'un détail secondaire dans cette excursion en rase campagne, l'éclaircir ne ferait que libérer l'esprit de l'envoyé des hauts responsables pour le reste de ses responsabilités à assumer. Le bonhomme attendrait bien encore un peu. Du moins, ne s'étant pas rendu compte du départ de son presque agresseur, trop occupé à se remplir la panse à ce moment, rien ne pouvait lui faire supposer l'approche d'ennuis susceptibles de nuire à la fausse identité qu'il s'était construite de toutes pièces.
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MessageSujet: Re: Etrange Docteur...   Sam 28 Nov - 18:56

HRP : [Je reprends tout juste, j’espère que cela te conviendra]

PNJ : Tenancière et occupants de la taverne



Une agréable odeur s’était désormais répandue dans la taverne. Les personnes présentes dans la salle débarrassaient leur table des jeux de carte et autres journaux qui encombraient pour laisser de la place à leur future assiette. Le grand plateau était désormais rempli, et Germaine dit un signe autoritaire à l’un des marmitons. Elle n’avait plus envie de servir elle-même le repas, bien trop intriguée par ce jeune homme blond. La mort dans l’âme, Rick s’en chargea donc au lieu de commencer à faire la vaisselle. Jean allait encore en profiter pour lui laisser les ustensiles les plus difficiles à nettoyer ! Tout en grommelant, le marmiton s’empara du gros plateau et jeta un regard mauvais à Edward, le responsable de son surplus de travail. Celui-ci était d’ailleurs en train de parler d’un éventuel partage d’argent avec les gens du village.

-« Ce serait super, et ça sortirait pas mal de gens de la pauvreté, ici. Quelle générosité, il nous donne déjà des soins gratuits depuis longtemps et maintenant, il nous donnerait de l’argent ! C’est à croire qu’un Dieu veille sur not’ village ! »

Le regard de la jeune fille brilla, et elle commença à s’imaginer dans de magnifiques robes, parée des plus beaux bijoux, au bras d’un magnifique jeune homme à un bal donné à Central City. Un jeune homme riche, bien sûr. Germaine fut sortie de sa rêverie par le compliment du nouveau venu sur son apparence.

-« Enchantée, Klaus. N’en dis pas trop, tu vas me faire rougir. Dis moi, tu me donnerais quoi comme prénom ? Qu’est ce qui irait bien avec mon physique ? »

Pour appuyer ses dires, elle fit un tour sur elle-même, les bras relevés et mains croisées sur la tête, légèrement cambrée pour mettre en valeur sa poitrine. La question sur les ishbals la laissa un peu interloquée.

-« Non, non, je ne suis pas Ishbale. C’est le travail dans les champs qui rend mon teint halé de la sorte. Cela ne te ferait pas de mal, d’ailleurs. Tu m’as l’air tout pâlot, comme si tu sortais d’une maladie. Si tu veux, je peux te trouver du travail, mon père saura quoi faire et il s’occupera bien de toi, il le doit au doc. Mais au fait, c’est quoi des lentilles ? »

Germaine fut interrompue par Rick, qui l’apostrophait bruyamment depuis le milieu de la salle.

-« Héé !! Le vieux Barty est parti sans payer sa bière ! Je fais quoi ? Il avait commandé une assiette en plus !! »

-« Encore ?? C’est pas vrai, va falloir lui courir après, on fait pas crédit !! »

-« Ehhh, compte pas sur moi, j’ai de la vaisselle à faire… »
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MessageSujet: Re: Etrange Docteur...   Ven 4 Déc - 21:00

Changer de nom, c'était fait. En choisir un n'avait pas été dur, le tout avait été d'en sélectionner un au hasard dans la liste dont sa mère avait parlé autrefois. Celle des prénoms retenus pour baptiser les enfants d'un petit couple plein d'avenir qui n'était aujourd'hui plus que poussière, et dont le doux logis était devenu cendres... Les aléas de la vie, et ses injustices. Le problème quand on se fait passer pour autrui, c'est de retenir son patronyme d'emprunt pour ne pas paraître suspect quand l'on est interpellé, ni se retourner à l'éventuel appel d'un nom que l'on est pas censé porter. Les deux schémas sont généralement gênants et posent problème, du genre course-poursuite avec pour tout armement un impressionnant rassemblement de pioches, de fourches et de torches. Il fallait être attentif et méticuleux pour ne pas éveiller l'attention et les soupçons de la communauté que l'on souhaite duper. Voir la jeune femme s'imaginer recouverte de paillettes de pied en cap, maquillée comme une reine et dotée des plus beaux habits était en soi un spectacle hilarant. L'argent était vraiment une tentation à laquelle succombaient trop de gens. La richesse ne fait pourtant pas le bonheur, elle ne fait qu'attirer les ennuis, les jalousies, les convoitises...

Alors qu'à la différence, l'on ne s'est jamais brûlé à la chaleur humaine et cela demeure le véritable trésor du monde. Une pièce de maître que les deux frères ont perdu voilà plusieurs années à présent, lorsqu'ils franchirent le cap et transgressèrent l'interdit, acceptant à leur insu un sacrifice qu'ils désiraient tant annuler. C'était le prix à payer pour avoir enfreint une règle fondamentale, la punition céleste reçue pour s'imaginer l'égal des dieux. Nourrir les ombres gisant, affamées, derrière les lourds battants de la porte de la vérité à partir de son propre être était le seul droit qu'ils avaient reçu. Et si tout avait fonctionné comme prévu ? Et si tout était rentré dans l'ordre ? Sans doute leur maturité d'aujourd'hui ne serait-elle qu'une douce illusion de laquelle ils se berceraient, même si ce qu'ils avaient du donner pour l'acquérir en suivant le principe le plus radical de leur art était plus que lourd. Le poisson était ferré ; plus qu'à le ramener à soi. La tenancière avait tout gobé de A à Z et s'était laissée avoir par cette promesse de monts et merveilles des plus fictives, allant jusqu'à fantasmer sur un avenir édifié dans une faste allégresse. Un Dieu veillant sur le village... Sottises.

C'en était donc déjà à ce point ? Si tel était le cas, alors ce patelin ne valait pas mieux que Lior, et ses habitants et les leurs avaient en commun une foi grotesque et une propension à la fascination surdéveloppée et facile à atteindre pour les amadouer. Ce toubib n'était pas forcément aussi mal intentionné que le défunt prêtre brisé au mythe par l'alchimiste d'état, mais sa réputation semblait approcher que la sienne, l'élevant à un panthéon virtuel. L'alchimie était réellement la porte ouverte à une manipulation des esprits, à de fausses croyances sur lesquelles pouvaient se reposer les esprits faibles en ne s'en remettant qu'au champ d'action de leurs pouvoirs en apparence illimités. Mais ce n'était que façade... Ed dut rassembler tout son sérieux pour ne pas être distrait par ce changement de posture plus que flatteur pour les courbes de la tenancière. Si les tenants et aboutissants des histoires à l'eau de rose n'avaient point d'intérêt à ses yeux, cela n'empêchait pas les proportions de la demoiselle d'être aguichante. S'efforçant de se concentrer sur des pensées différentes, il forma mentalement une image de Mustang, ce qui le crispa légèrement, avant de s'imaginer, triomphal, le pied posé sur le crâne de ce dragueur d'opérette étalé au sol de tout son long. Une vision idyllique qui supplantait le malaise du à toute courbe féminine, assurément. La question n'était pas des plus simple à gérer et il choisit de l'esquiver tant que faire se peut.


« J'sais pas, j'ai jamais été très doué pour les noms... Et puis j'aime pas l'mien non plus. Un nom de fleur peut-être...? »

L'image de Rose s'incrusta alors dans ses songes, suivie de passages de son épopée au sein e la ville du désert où vivait la fervente fidèle. Vinrent ensuite les coupures de presse que Mercedes lui avait mis sous le nez aussitôt rentré au bercail, en ville. Son estomac se noua légèrement, et il fut heureux d'avoir déjà englouti tout le contenu de sa gamelle : il n'aurait pu avaler une bouchée de plus dans cet état. Chassant la morosité et les remords pour ne pas attirer l'attention plus que de rigueur, il s'étira, repu et régénéré à l'aide de cette pitance fort appréciable malgré sa préparation rudimentaire. Comme quoi faire simple est parfois bien mieux que de se compliquer la vie. Un plat huppé l'aurait certainement moins attiré alors que tout ce à quoi il aspirait était une bonne nuit de repos dans un lit douillet, lové au plus profond du confort des draps fraichement changés. Le bonheur absolu. Ce qui interrompit cette séance de relaxation fut l'ultime question de la patronne, ignorant ce que pouvaient être des lentilles. Décidément... Technologiquement parlant, l'endroit était loin d'être à la pointe. On ne parlait pourtant pas d'une invention dernier cri...

Imaginer la bande de paysans peuplant l'établissement se déplaçant dans les rues d'une grande cité, à s'émerveiller devant chaque vitrine comportant des accessoires inconnus, fut une pensée rudement cocasse. L'heure n'était pas à rire toutefois, si ce n'est pour se délecter de son triomphe ; elle venait de lui donner une raison de plus de se rendre de toute urgence à la demeure du médecin. Qui mieux que lui pourrait s'assurer de sa bonne santé, mise en doute par la pâleur de son teint ? Cette dernière ne devait être que le fruit du surmenage et des nuits blanches passées à potasser des ouvrages pouvant contenir des informations-clés liées à leur quête – sans résultat, cela va sans dire. Il irait faire examiner cela une fois que tout serait terminé, ou par le docteur susnommé s'il était coopératif. Pourquoi pas, après tout ? Hochant du poignet pour agiter la main de bas en haut pour signifier de laisser tomber, la mine gênée en raison de l'humour involontaire imprégnant cette interrogation, le garçon aux automails entama un semblant de réponse évasive pour s'en défaire :


« Ça sert à... Non, rien, laissez tomber, c'est pas important. Si j'suis si pâle que ça, il vaut mieux que je file voir mon oncle avant la nuit, vous croyez pas ? »

S'apprêtant à quitter son siège après avoir déposé une liasse de billet sur le comptoir – sans doute bien trop, même en prenant en compte un séjour prolongé en tant que pensionnaire des lieux – il ne put s'empêcher de tendre l'oreille pour capter la nouvelle conversation en cours, touchant au bonhomme ayant été sur le point de l'agresser. Le budget alloué à ses extravagances allait encore en prendre un coup, et plutôt deux fois qu'une... Edward dut se retenir de faire craquer ses phalanges, d'afficher un sourire carnassier et tout ce qui aurait pu signifier son soudain accès de bonheur. Quelqu'un devait poursuivre cet irascible bonhomme, et c'était l'occasion rêvée pour lui flanquer son poing sur le nez en cas de refus de coopérer. On aurait pas pu rêver mieux pour se venger de son manque de sympathie. Après tout, on se doit de toujours accueillir les touristes de son mieux pour donner une image optimale du coin et de sa peuplade, et on ne pouvait guère dire que ce critère était respecté avec la violence dont avait fait preuve le concerné, tant dans ses gestes que dans son phrasé. À présent, un mot de travers et il était cuit. Il avait le sang chaud, on ne pouvait s'y tromper : quelques piques bien placées et il verrait plus rouge que ne l'était le manteau de l'alchimiste. C'était dire. Ce ne serait alors que de la légitime défense de l'allonger face contre terre après une bonne correction pour lui inculquer les notions élémentaires de politesse. Cette ouverture le rendait déjà fébrile à la simple idée de son accomplissement ! Il comptait déjà bien renvoyer l'ascenseur à ce gros bras d'une quelconque façon, et on venait de servir un motif dont il pouvait se saisir allègrement sur un plateau d'argent.

Tout était fait pour que ce benêt ramasse la raclée de sa vie. Ne pouvoir recourir à ses pouvoirs pour ne pas lever sa couverture serait un plus une fois le duel entamé : cela permettrait au blondinet de se décrasser quand, engagé au corps à corps, il devrait étaler ce gorille alcoolisé jusqu'à la moelle. Ses proportions ne faisaient naitre aucune peur dans ses entrailles, contrairement à ce qu'aurait pu penser l'assistance à la perspective d'un combat entre ce gringalet et la montagne de muscle qui venait de partir sans payer. Engoncé dans sa carcasse lustrée avec amour, son cadet prenait une dimension encore plus élevée que celle de ce personnage, et il n'était que trop commun que l'adolescent passe à deux doigts de le battre systématiquement. C'était bien ce qui rendait ces défaites consécutives si rageantes. Et cela ne concernait que son cher frère, muni d'un entrainement de pointe régulièrement entretenu par leurs rixes amicales. Alors si on remplaçait la grande armure par le corps massif de ce bonhomme qui, malgré ses airs de gros dur, ne devait certainement pas avoir la formation adéquate pour la ramener, et qu'on prenait en compte le taux d'éthylisme amené par les boissons ingérées... Ce ne serait pas beau à voir. Sentir l'os céder le passage à son poing de fer serait une jouissance sans égale s'ils en venaient aux mains – même si le jeune prodige, déjà certain de ce résultat, faisait sans doute montre d'un excès de confiance en tirant ces plans sur la comète si éhontément. Mimant l'innocence dans sa plus pure expression, il fit volte-face pour fixer à nouveau sa vis-à-vis, paré d'un charmant sourire niais auquel on ne pouvait rien refuser.


« Si vous voulez, puisque j'dois sortir, je vais en profiter pour lui courir après et vous le ramener, ça vous évitera de vous déplacer ! »

À mi-chemin entre l'intérieur et l'extérieur, il s'apprêta à s'en aller au pas de course dès que feu vert serait donné, pour aller coller une bonne trempe à ce mal élevé. La question du moment était de savoir avec quel bras le cogner serait le plus agréable...
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MessageSujet: Re: Etrange Docteur...   Dim 6 Déc - 20:39

Germaine avait posé les deux poings sur ses hanches, l’air extrêmement contrariée. On ne pouvait pas être tranquille deux minutes, dans cette auberge ! Alors qu’elle venait juste de trouver quelqu’un d’intéressant à qui parler, voilà que le devoir la rattrapait… Elle serait bien restée tranquillement au comptoir, à parler de prénoms à base de fleurs avec ce garçon blond. Mais c’était à croire que le sort s’acharnait : Klaus comptait rendre visite à son oncle avant la tombée de la nuit, ce qui impliquait son départ.

-« Tu pars déjà ? Quel dommage… Les soirées ici sont plutôt paisibles et plaisantes, quand personne ne cherche à les gâcher… Damné Barty alors… »

La jeune femme rassembla d’une main les billets laissés par le garçon. Un coup d’œil au visage de Klaus lui suffit pour comprendre qu’elle n’avait pas à rendre la monnaie… Le garçon semblait assez pressé, mais pas stupide au point de se tromper dans le règlement de son addition. Elle lui sourit en guise de remerciements, tandis qu’il se levait, prêt à partir. Ce même sourire s’agrandit encore plus lorsqu’il lui proposa de lui ramener l’abruti de Barty.

-« Oooooh, tu ferais ça pour moi ? C’est trop gentil, je ne sais pas quoi dire ! Enfin, si, je sais, on dit merci dans ces cas là, mais j’ai toujours l’impression que ce mot ne suffit pas. La maison t’offrira un autre verre à ton retour alors ! »

Germaine lui fit un signe d’au revoir, le regardant disparaitre par la même porte qu’avait emprunté Barty quelques temps auparavant. Puis elle se mit à réfléchir sur la façon la plus adéquate de dépenser ce généreux pourboire… Un nouveau bijou, une nouvelle robe ? Pour une fois, elle avait le choix !



Pendant ce temps là, Barty avait atteint la maison du docteur. Elle était située à la sortie du village, un peu à l’écart des autres. C’était une vieille ruine que les villageois avaient retapé pour permettre l’installation du médecin si précieux pour eux. Une faible lueur brillait à l’une des fenêtres, indiquant une présence humaine dans la bâtisse.


-« Doc Marwoh !! Doc !! C’est Barty !!! Ouvrez, faut que je vous parle ! »

Un raclement de chaises et des craquements de plancher plus tard, la porte s’ouvrit sur le fuyard de la taverne. Dans l’encadrement se découpait une silhouette d’un certain âge. Quelques mèches blanches parsemaient ses tempes, et son regard bienveillant détaillait le visiteur opportun.

-« Barty !! Que me vaut cette visite tardive ? Il y a une urgence ? »

-« Ahh Doc… Chuis v’nu vous prévenir… Un étranger est arrivé au village et il demande après un oncle, soi disant… Un oncle médecin… Il a pas l’air de faire parti de l’armée, il est trop jeune, c’est qu’un petit gamin… Mais c’est louche, j’vous dit. Les autres y voulaient pas me croire… »


L’inquiétude se lisait à présent sur le visage du docteur. Il n’avait plus de famille, alors qui était ce garçon ?

-« … Heu… Merci, Barty… Rentre chez toi, je vais prendre mes dispositions… »

-« D’accord Doc. Faîtes attention à vous, hein ? »


Seule une porte brusquement fermée lui répondit. Barty avait bien fait de le prévenir, le doc avait l’air inquiet, il ne connaissait donc pas ce prétendu neveu. Les mains dans les poches, l’homme regagna d’un pas tranquille sa maison, sans imaginer un seul instant que ses pas lui feraient croiser le chemin du jeune alchimiste d’état à ses trousses… Surpris, il lâcha le mot interdit sur un ton bien bourru, à son plus grand malheur…

-« Qu’est ce q’tu fais là, petit ? Retourne donc à la taverne, il faut pas traîner la nuit dehors, c’est dangereux… »



Dans la maison du docteur, c’était le branle bas de combat. Il n’y avait plus de temps pour fuir. L’homme avait éteint en catastrophe la lampe qui trahissait sa confiance et s’était emparé de la seule arme en sa possession. Le vieux pistolet fut chargé aussi vite que ses doigts tremblant le lui permettaient… Il se cacha derrière une cloison non loin de la porte, près à abattre le premier intrus qui passerait le seuil…
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MessageSujet: Re: Etrange Docteur...   Lun 21 Déc - 14:22

Il était agréable de voir que ses efforts de comédien payaient, et avaient valu d'attirer la sympathie de la principale autorité d'un bâtiment incontournable de ce petit village de campagne dans lequel il avait échoué. Le lieu, plus perdu encore que sa terre natale, ne plaisait guère à Edward tant il était désormais accoutumé aux grandes villes et à l'agitation qui y régnait en toutes circonstances. Loin des voitures, des immeubles, en un mot de la civilisation, il ne pouvait que se sentir profondément dépaysé. Le mal du pays, si on peut dire, même s'il n'était aucunement pressé de se retrouver coincé à nouveau dans un bureau pour affronter la tronche de cake du colonel Roy « playboy en solde » Mustang. Ce n'était certes pas un mal de se ressourcer loin de tout par instants, mais quand on ne le prévoit pas soi-même et qu'on est au maximum de son implication dans des recherches ne pouvant s'effectuer qu'au cœur d'un environnement urbain, c'est un désagrément plus qu'une aubaine. Le pourcentage de possibilités que la providence ait placé une bibliothèque dans cette bourgade délaissée de la technologie, et que ce bâtiment, s'il en était question, possède des ouvrages se rapportant à la pierre philosophale frôlait les pâquerettes, pour ne pas dire qu'il s'enterrait six pieds dessous.

Si on devait donner du bon à cette « commande » de la part de son supérieur, c'était celui de le mettre en situation pour affiner à l'extrême son interprétation de rôles virtuels tel que celui qu'il était en train de jouer. Il était une marionnette entre ses propres mains, et agitait les fils de ce personnage inventé de toutes pièces pour donner le change devant les habitants de ce bled. Et son interlocutrice actuelle avait été à la fois la première à être embobinée et celle qui y croyait le plus. Son statut de campagnarde ne la plaçait pas au-dessous de la norme en terme d'intelligence, elle avait même l'air relativement intelligente malgré cette crédulité. Il pouvait donc mesurer que son récit avait du sens, et que sa mise en scène tenait la route. C'était tout ce dont il avait besoin, et ne devait donc pas spécialement s'attarder dans le troquet pour acquérir la portée de paramètres similaires, convaincu de pouvoir s'en sortir. Cependant, ce qui le dérangeait le plus dans tout cela demeurait l'orientation prise par le gorille ayant précédé sa sortie ; un départ si brusque ne pouvait qu'éveiller les soupçons, et il y avait fort à parier que leur source soit nuisible incessamment sous peu, à la fois pour son boulot et à lui-même en tant qu'être.

L'alchimiste d'état ne pouvait que se demander dans quoi il s'était encore embarqué, en se pliant à ces consignes. Ce travail avait tout pour être simple, mais il faut parfois savoir gratter la couche des apparences pour découvrir la vérité, et ce qu'il commençait à entrevoir pourrait bien finir par lui pourrir la vie à toute allure sans qu'il n'ait eu le temps de s'en rendre compte. Il fallait agir, et vite. Et cette proposition ne faisait que finaliser son extirpation de ce premier contact pour neutraliser son détracteur, potentiellement avant qu'il ne crée des ennuis pouvant affecter le devoir qu'il avait à accomplir, bon gré mal gré. Le généreux pourboire avait fini de taire les soupçons quand à sa générosité et ses bonnes intentions, et il paraissait être un jeune bienfaiteur plein aux as venu régler des formalités d'usage pour l'être encore davantage. Alors que la belle rêvait de paillettes, il en profita pour filer avant qu'elle ne le retienne, la laissant compter les billets superflus – qui constituaient une bonne grosse majorité de cette donation. C'était l'état qui régalait... Pourquoi se priver ?


« J'fais tout ça, et j'reviens. Merci d'avance ! »


Récupérant la totalité de ses effets personnels, il emboita le pas, retard ou non, au dénommé Barty. Un nom qui ne brillait pas de prestige, et collait donc à merveille à son porteur, allant de concert avec la haute intelligence se dégageant de son regard morne et vitreux de grosse brute alcoolisée. Sa course effrénée ne tarda pas à le ramener à hauteur de ce menaçant personnage qui avait bien failli l'envoyer dans le mur avant de quitter les lieux sans demander son reste. Le suivre fut d'une simplicité enfantine : l'adolescent n'avait eu qu'à suivre les traces de pas. Il avait eu à loisir de fixer les bottes de l'énergumène, et leur taille comme leur forme n'avaient rien de commun avec les autres habitués venus boire leur verre – ni avec la série d'empreintes gravées dans la boue recouvrant de sa couche épaisse la majorité de la surface terrestre du village. Quoi de plus aisé alors que de suivre des indices si disproportionnés qu'on aurait pu les croire faits par un monstre quelconque ? Le rattraper n'avait demandé qu'une poignée de minutes et d'enjambées, éprouvant la robustesse de son automail en situation de course et finissant de mettre en lumière que les heures passées par sa mécanicienne sur sa structure n'avaient pas été vaines.

Le plus étonnant fut de croiser le colosse alors qu'il rebroussait chemin et revenait sur ses pas, avec la décontraction de celui qui s'est calmé aussi brusquement que sa poussée de colère était venue. Discrètement, le jeune homme blond avisa la bâtisse décrépie sur les bords qui s'édifiait non loin de là, à l'écart. Il ne fallait pas être homme de science pour deviner que ce sentier avait également été foulé au pied par son vis à vis, ni l'identité de l'occupant de cette demeure branlante. Son regard se durcit... Décidément, son intuition ne lui avait pas joué de tour en lui prédisant que ce grand gaillard allait lui ramener des tracas à la pelle. S'en débarrasser semblait maintenant indispensable pour la bonne marche de son plan. Et dire qu'il comptait faire dans la finesse... Ce ne serait p as pour cette fois. Pour couronner ce fiasco, un mot finit de le mettre sur les nerfs. Un rapport fait à sa petitesse. C'était impardonnable, inexcusable ! Une furie bouillonnante se mit à enfler puissamment en lui, lui faisant perdre tout contrôle de ses faits et gestes tant la rage le submergeait. Il s'apprêtait à entrer en éruption, et c'était ce foutu gâcheur qui allait voir la lave de sa frustration déferler de toute sa température...


«...Qu'est-c'que t'as dit ? Petit ?... Petit ? PETIT ?! »


Si sa silhouette efflanquée n'était pas du plus bel effet en tous les cas, elle avait le bienfait de le faire profiter d'une célérité hors normes que n'avait fait qu'accroître ses belliqueux entrainements avec son cadet, également une pointure en terme de combat. La fratrie Elric n'était pas répertoriée parmi les combattants les plus performants du globe, sans doute faute d'avoir de l'attention à accorder aux compétitions définissant ces broutilles, mais ils se défendaient plus que bien. Et le mastodonte vaguement humanisé ci présent allait en faire les frais pour mesurer toute l'étendue du point auquel la colère du militaire améliorait ses performances. D'un bond agile, il prit place au-dessus de celui dont il venait de faire son opposant et tenta de lui asséner un coup de coude à hauteur de la nuque, et ce de son bras inorganique. Pour soutenir le poids et le choc, il fit pression de sa poigne opposée sur celle d'acier, close en poing, afin de joindre la force de ses deux bras à sa masse pondérale dans cet assaut aérien d'envergure. Si cela fonctionnait au maximum de son rendement, le dénonciateur était parti pour une bonne sieste. La délation est un vilain défaut, et il fallait le lui entrer dans le crâne... Fut-ce en le défonçant pour l'incruster entre les débris.

« On verra qui est petit quand j't'aurai enfoncé dans le sol jusqu'au cou, gros lard ! »
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MessageSujet: Re: Etrange Docteur...   Lun 21 Déc - 21:26

Barty n’avait aucune idée de ce qu’il venait de déclencher avec ces quelques mots. Pour lui, ce petit nain en rouge n’était plus un problème, depuis que le doc était averti. Et il était loin d’imaginer que le gamin en question était un alchimiste d’état, pouvant lui mettre la raclée de sa vie… C’est donc avec un air goguenard qu’il vit le jeune homme entrer devant lui dans une colère noire. Que pouvait-il bien faire à présent ? Taper des pieds et faire un gros caprice ? Ou retourner dans les jupes de sa mère, à la ville ? Il n’était pas du coin, et certainement pas de la famille du Doc. Qu’il aille au diable !

-« Oui, j’ai dit petit. Maintenant, rentre chez ta mère pleurer dans ses jupes et laisse mon village tranquille… Je… »

Le pauvre homme n’eut pas le temps de finir sa phrase : le jeune homme lui bondit par-dessus la tête, tel un diable à ressort. Barty fut sidéré de voir qu’un mioche de cette taille pouvait sauter aussi haut ! Et cogner aussi fort !!! Le paysan eut l’impression qu’une enclume venait de s’abattre sur sa nuque. Il n’eut pas le temps de crier, le choc le sonna instantanément. Le regard vide, l’homme vacilla un instant sur ses pieds avant de s’écrouler de tout son poids au sol, faisant trembler la terre sous les pieds du jeune alchimiste. N’oublions pas que notre homme est un simple paysan, qui ne s’était jamais battu de toute sa vie, même ivre mort. La seule guerre qu’il mène constamment est celle contre les mauvaises herbes envahissant ses terres…

Barty parti pour le doux pays des rêves, une énorme bosse commençant à poindre le bout de son nez à l’endroit meurtri, Edward avait donc le champ libre pour rencontrer le fameux docteur. Mais le dit docteur était absolument réfractaire à toute visite. Il n’avait rien entendu du clash provoqué par Barty, et priait silencieusement dans sa maison éteinte pour que personne d’inconnu ne vienne frapper à sa porte… Il n’avait pas envie de retourner là-bas… La page était tournée, et ses recherches avaient fait assez de mal comme cela, il ne fallait pas que ça recommence…

Par contre, l’affrontement ne passa pas inaperçu auprès de la tenancière… Après s’être remis de ses émotions suite à un pourboire très généreux, la jeune femme était sortie prendre quelques buches pour alimenter le foyer de la salle commune. Le bruit de la bagarre attira son attention, l’attirant comme le nectar pour un joli papillon. C’est donc horrifiée qu’elle découvrit le corps inanimé du mauvais payeur.


-« Klaus !!! Mais qu’est ce que tu as fait ??? Il est mort ?? Je t’avais juste demandé de me le ramener, pas de le battre à mort parce qu’il n’avait pas payé son repas… Il faut vite aller chercher le docteur !!!»
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MessageSujet: Re: Etrange Docteur...   Ven 25 Déc - 23:45

Il se savait dominant dans cette querelle, en raison du taux d'alcool dans le sang avec lequel déambulait cet impressionnant soiffard. Ce qui ne l'empêcha pas d'être étonné de le voir s'écrouler comme une masse dès le premier coup porté. L'habit ne fait pas le moine, et ces proportions l'empêchant de passer les portes n'étaient à priori là qu'à but purement décoratif, d'après la frêle résistance reçue en réponse à son agression caractérisée. En tous les cas, cette débauche de violence n'avait pas été obsolète en tous points, puisque cela avait permis d'estimer que ses courbatures ne le rendaient pas impuissant au combat et que la puissance de ses coups n'en était pas affaiblie. Cette rixe de courte durée n'était pas assez étendue tant sur la longueur temporelle que sur la latitude des coups déployés pour le dégourdir pleinement après des heures d'oisiveté sous le coup d'une fatigue pesante, mais c'était toujours ça de pris. Il ne pouvait pas en vouloir à cet ours mal léché de savoir moins bien manier ses poings que pelles, bêches et outils de jardinages de tous poils. C'était même préférable : plus cela se serait éternisé, plus le danger d'attirer l'attention des citoyens de cette bourgade aurait été important.

Manquant de détruire d'un coup la couverture qu'il s'était confectionnée avec soin, fabriquant à tâtons cette fausse identité sous laquelle il était désormais connu du troupeau de poivrots squattant la taverne au centre de l'activité locale.... Il n'aurait pu être tranquille. En l'abattant par cette frappe solitaire, il s'assurait de pouvoir bricoler une excuse partiellement tangible si des questions étaient posées quand au sommeil abrupt de ce grossier personnage, ou de la bosse qui allait poindre sur son crâne dans les secondes à venir. Ce service à la communauté réalisé, il épousseta sa tenue, sans qu'elle n'ait été vraiment tachée par cette action héroïque. Au cas où. Ceci fait, il entreprit de se recoiffer sommairement, chassant quelques épis pour les ramener à l'amas scintillant de sa paire de mèches principales, celles encadrant ses traits juvéniles. Pour faire bonne figure, il était forcé de prendre garde à son apparence, veillant aux détails les plus insignifiants. Être présentable importait grandement dans la réussite de cette entreprise théâtrale, tout indice susceptible de mettre la puce à l'oreille pouvait faire basculer sa situation favorable dans d'atroces complications qui ne feraient que lui pourrir la vie tant qu'il devrait siéger parmi ces campagnards mal dégrossis.

À se demander comment une personnalité féminine comme celle de la tenancière avait pu se frayer un chemin parmi ces paysans ne jurant que par la culture des champs et des potagers que chacun entretenait derrière sa maison. À se demander comment leur société pouvait survivre alors que tous proposaient des denrées identiques et d'égal développement, tous n'ayant mieux à faire de leurs journées que s'occuper de ces plantations... Remis à neuf par ces retouches précaires de son apparence, il sursauta en percevant un timbre désormais connu dans son dos, qui le fit paniquer brièvement. Il était certes prévu que l'adolescent finisse par exhiber le corps inerte du soulard, mais il n'avait aucunement anticipé qu'on puisse venir le déranger en plein préparatifs sur cette route à l'écart du centre-ville. La déstabilisation fut durement évitée alors qu'il faisait volte-face pour toiser la silhouette de la tenancière déboulant avec affolement d'un pas précipité, visiblement stupéfiée par cette vision ne pouvant découler que d'un concours de gros bras qui avait mal tourné, d'après la protubérance dépassant de la boite crânienne de la victime de ce face à face. Se raidissant, embarrassé, il agita la main pour assister par sa gestuelle la négation de sa part de responsabilité dans cet évanouissement n'étant pas du au hasard ou aux aléas de quelques problèmes médicaux.


« Hein ? Mais non, il a juste voulu me frapper quand j'lui ai dit de revenir et j'me suis défendu comme je pouvais, c'est tout ! Vous croyez vraiment qu'un gringalet comme moi aurait pu l'étaler s'il avait pas été complètement ivre ? »

Se dénigrer était douloureux. Mais c'était un mal pour un bien. Il ne pouvait faire autrement que de se flageller de la sorte par un qualificatif qui lui donnait des aigreurs d'estomacs à chaque prononciation, que ce soit sous cette forme ou l'un de ses innombrables dérivés – qu'il connaissait tous ou presque sur le bout des doigts, en étant coutumier depuis sa plus tendre enfance – hélas. Chaque écho de cette insulte à sa hauteur plus que modeste dans son crâne orné d'une blonde chevelure était un coup de fouet, brûlant sa chair de son passage dans un claquement aussi douloureux que le stigmate gravé dans le derme de sa victime. Qu'est-ce qu'il ne fallait pas faire pour pouvoir agir sans être suspecté... Mustang aurait des comptes à lui rendre une fois cette aventure terminée, pour sûr. Pour l'heure, il devait prendre sur lui, aussi lancinante que soit cette diatribe à son propre égard, et jouer le gosse de bonne famille pour ne pas s'exposer aux regards indiscrets de ces concitoyens momentanés. Cela dit, avoir été pris la main dans le sac avait également ses bons côtés. Les ecchymoses causées avaient généré un aller simple pour la bâtisse dans laquelle vivait le toubib, et ce avec un prétexte tout choisi ne pouvant aucunement laisser à penser qu'il ne s'était rendu ici que pour l'alpaguer en le happant par le col pour éviter qu'il ne s'envole.

Le Fullmetal Alchemist eut du mal à réprimer un sourire victorieux à cette annonce et s'accroupit, devant occuper sa conscience satisfaite en la dirigeant vers des horizons ne se rapportant pas à ce premier pas vers la réussite. À savoir, l'effacement de cette montagne en devenir qui dépassait de la tête de l'assoupi, jeté dans les bras de Morphée avec pertes et fracas. Surtout quand on avait connaissance de la constitution du membre qui l'avait percuté de tout le poids d'un adolescent, certes de taille en dessous de la moyenne, mais néanmoins de proportions plus que respectables. Examinant cet ornement de toute beauté loin de mériter un prix de discrétion étant donné son volume, il finit par se relever, frottant ses genoux pour en ôter quelques bribes de poussière. Se porter volontaire ne pouvait pas être douteux, ou du moins pas sans y avoir mûrement pensé : étant vaguement plus âgée que sa propre personne, et appartenant à la gent féminine, elle serait plus à même que lui de veiller le blessé en attendant l'arrivée du médecin. Il pouvait donc se proposer pour aller le chercher sans l'ombre d'un doute quand au pour et au contre de ce volontariat soudain. Tout se passait très bien... Trop bien ?


« J'vais y aller, j'vous laisse vous occuper de lui pendant ce temps. Je sais pas par où c'est, vous me montrez ? » questionna-t-il innocemment, tout en sachant pertinemment que sa destination était la cabane sur le point de s'effondrer à quelques dizaines de mètres de là.

Perdre patience et se ruer au risque de trébucher sur la dernière ligne droite n'eut pas été professionnel, et il le savait malgré son excessive jeunesse aux yeux de ses pairs. Tout n'était question que de détails et d'adaptation. Et pour ce qui était de se tenir à un jeu d'acteur remarquable, il tirait son épingle du jeu malgré cette grande première. Mais cela durerait-il ? L'avenir le dirait. Et plutôt deux fois qu'une...
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MessageSujet: Re: Etrange Docteur...   Mer 30 Déc - 17:35

Regardant alternativement Klaus et le corps inanimé de Barty, la douce tenancière ne savait plus trop quoi penser. Il n’y avait finalement pas mort d’homme, tant mieux. Mais il était vrai qu’elle avait du mal à voir le petit homme blond mettre KO par la seule force de ses poignets cette montagne de muscle… L’alcool y était sûrement pour quelque chose, après tout. Mais faisant rapidement le calcul dans sa tête, elle ne voyait pas comment le paysan avait pu finir ivre aussi rapidement avec seulement 2 chopes de bière. Il avait l’habitude de tourner à bien plus, certains soirs ! Il était sûrement malade, il tenait moins bien l’alcool…

-« … Tu as sans doute raison… »

La jeune femme s’agenouilla également à coté de l’homme avachi sur la terre battue. On pouvait l’entendre respirer laborieusement, ce qui était bon signe. Mais quand même, quel abruti ! Il aurait mieux fait de payer son repas avant de partir…Tous ces embêtements ne seraient pas arrivés ! Mais elle ne pouvait pas s’empêcher d’apprécier cette situation, au final. Klaus était l’élément qu’il fallait pour briser la monotonie du petit village. Et puis, elle n’aimait pas particulièrement Barty. Il ne disait pas souvent bonjour et ne laissait jamais de pourboire à la taverne. Les temps sont durs pour tous, qu’il disait. Il avait sûrement raison pour son cas en ce moment…

-« Très bien, je vais rester là pour l’aider s’il se réveille. Le doc Marwoh habite dans la petite maison, là bas. »

Sur ces mots, la tenancière indiqua le cabanon légèrement délabré, un peu à l’écart du reste des maisons. Il était quasiment à la sortie du village, en lisière d’une forêt noire.

-« Mais… c’est étrange, il n’y a pas de lumière. Le doc est chez lui à cette heure d’habitude… Il a peut être été appelé en urgence dans le village… Bizarre qu’on n’en ait pas entendu parler à la taverne… »

Et pourtant, le docteur était bien chez lui, mais pas vraiment dans son état normal… Toujours armé, il écoutait attentivement tous les bruits autour de sa maison. Il était trop loin pour entendre l’échange entre Klaus et la jeune femme. Jetant un œil vers la porte arrière de son cabanon, il hésita un instant. S’il s’enfuyait dans cette forêt qu’il connaissait bien, il avait une chance. C’était étonnant qu’on ne soit pas déjà venu frapper à sa porte, d’ailleurs… Barty avait-il tenté d’arrêter l’inconnu ? Cela lui laissait alors du temps pour fuir… Mais le destin ne lui laissa pas le temps d’atteindre la porte arrière…

[HRP : Désolé, pas très inspiré, mais je ne veux pas déclencher quoi que ce soit. Pour information, le docteur tirera s’il aperçoit quelqu’un d’inconnu, que ce soit sa silhouette ou sa voix à travers la porte…]
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MessageSujet: Re: Etrange Docteur...   Mar 19 Jan - 5:48

« J'vais quand même allez voir. Bougez pas, j'reviens ! »

Jouer avec les sentiments des gens... Dans quel pétrin ce sens du devoir qu'il s'astreignait à suivre pour ne pas être lésé dans ses recherches l'avait-il encore plongé ? Travailler pour l'armée était décidément une bien basse besogne, pénible à digérer dans son entièreté – si seulement c'était possible, et il en doutait. Pour sa part, le blondinet n'avait su se faire à cette éthique parfois déplorable, identique à celle qu'il devait présentement revêtir en ne faisant que tenir un rôle admirablement bien joué. Interpréter ce personnage façonné n'était pas de tout repos et ne manquerait pas de le démasquer tôt ou tard. Son jeu d'acteur naissant n'était pas infaillible, il le savait ; le fait que ce soit sa première représentation le forçait à introduire dans ses prévisions de nuisibles facteurs tels que le trac ou la maladresse, qui ne seraient pas sans être remarqués. Il viendrait une circonstance ou son identité réelle ne pourrait qu'être dévoilée au grand jour, ou du moins son appartenance véritable. Les masques tomberaient et les lames avec eux, il n'était pas malaisé de prédire une levée de boucliers à son encontre. Sa mission devait être remplie au plus vite... Cette tension était malsaine en plus de le démoraliser, le mettant face à sa condition et aux bassesses qu'il était prêt à commettre dans le seul intérêt personnel qu'était celui de régénérer leurs corps sur le déclin. S'il s'engageait sur cette pente raide, qu'est-ce qui l'arrêterait dans sa descente vers les abysses de la corruption dans lesquelles beaucoup s'étaient perdus ? Les hésitations et scrupules se massèrent dans sa cervelle, s'y bousculant alors qu'il cheminait d'un pas pesant en direction de la bâtisse décrépie qui lui avait été renseignée. L'accueil s'annonçait houleux, si le pachyderme estourbi avait pu cheminer jusque là avant de finir allongé sur les pavés d'un coup judicieusement placé.

Heureusement, le pire à craindre était un bistouri, et son bras d'acier était là pour écourter toute offensive désespérée de la part de l'homme de médecine s'il adoptait une conduite hostile. Les incessantes fuites des militaires et frasques lui ayant été rapportées et décrites par Mustang l'avaient mis en garde plus que de rigueur pour parer à toute éventualité, et Edward comptait bien montrer que contrairement à ses prédécesseur, il ne se retrouverait pas sur les dents au terme de cette rencontre. Pour la bonne et simple raison qu'il ne pouvait perdre un temps précieux à jouer au chat et à la souris ; chaque jour que Dieu fait devait les rapprocher de leur seul et unique objectif, les rapprocher des chairs et des membres perdus dans le tourbillon de la vie qu'avait relâché la Porte dans une ouverture miséricordieuse. Ces ténèbres, il devait plonger dedans et y récupérer ce qui avait été volé. Et ce n'était pas un malheureux docteur sédentaire voulant lui faire faux bond coûte que coûte qui le ralentirait. Le retour aux origines était au bout du chemin et les pires embuches ne le feraient pas reculer. Même s'il devait vendre son âme au Diable pour ça, il irait reprendre l'enveloppe charnelle de son frère dans les abysses les plus noires des ombres hantant encore son esprit lorsqu'il s'engouffrait dans les cauchemardesques impasses du royaume onirique auquel lui faisait accéder son trop rare sommeil. Qu'il n'y ait pas de lumière voulait-il dire que le gorille avait échoué à le prévenir étant donné son absence, ou que bien au contraire le guérisseur avait été averti en bonne et due forme et camouflait sa posture dans la pénombre au sein de sa demeure, visible depuis le lieu de l'incident. D'une course tempérée vers ladite masure, n'étant nullement pressé de voir l'importun revenir à lui de sitôt, l'adolescent à la chevelure d'or réfléchit à ces alternatives, sceptique.

Qu'importe le cas, sa position se ferait d'une insoutenable vulnérabilité si le malappris se réveillait et chamboulait la stratégie qu'il jouait avec tant de précautions pour réussir à coup sûr. Arrivant sur le seuil, il se demanda s'il devait toquer, chercher à entrer comme si c'était tout ce qu'il y a de plus normal dans le cas de figure justifiant sa venue, ou crier de sorte à ce que l'occupant de ce gite délabré l'entende à travers la cloison. Dans tous les cas, le risque n'était pas à omettre et c'était plus que désagréable de se dire que le fugitif pouvait sortir en trombe pour tenter de le poignarder avec son outil chirurgical. La vision de cette scène n'était guère réjouissante, et l'alchimiste se tint prêt à contrer une telle charge si cela devait arriver. Au cas où. Alors qu'il s'apprêtait à faire savoir son arrivée d'une série de coups sur la porte au bois d'une solidité douteuse, il entendit de forts sons venant de l'intérieur qui lui firent aussitôt penser à ce qu'on définirait de bruits de lutte. N'écoutant que son incompréhension et sa stupeur, mais ne pouvant laisser quiconque faire du mal à sa « proie », le Fullmetal se recula de quelques pas et dirigea l'épaule vers l'avant. Se jetant littéralement contre le portail, il la fit sauter hors de ses gonds sans ménagement, l'élan la projetant contre le mur pour s'y écraser en piteux état. Cette entrée fracassante n'avait rien d'orthodoxe, mais si cela pouvait les sauver lui et ses rides d'un meurtre avec préméditation, il pensait pouvoir croire que Marcoh lui pardonnerait cette intrusion en fanfare.

« Qui est là ?! » tonna-t-il, sans laisser paraître la douleur parcourant sa clavicule depuis cette intervention musclée.


Dernière édition par Edward Elric le Mer 20 Jan - 21:25, édité 2 fois
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Zina
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MessageSujet: Re: Etrange Docteur...   Mar 19 Jan - 8:00

    De Central aux campagnes de l'est, c'est un long chemin. Long, même au goût de la jeune homonculus. Zina pesta contre Bradley. Après avoir quitté Wrath, elle avait croisé celui-ci qui lui coinfia la mission de remettre le Fullmetal Alchemist sur la piste de la pierre, celui-ci ayant trop tendance à s'égarer ... A quoi pouvait-il ressembler ? D'où tirait-il cette appelation presque ironique de "Fullmetal" ? Comment remettre une personne sur un droit chemin alors qu'on ne sait pas à quoi il ressemble ?

    Zina fût perplexe face aux questions se dressant dans sa tête. Les paysages défilaient et les routes s'éternisaient sous ses pas, son esprit était ailleurs à chercher la solution à son problème. Parler au Fullmetal n'aurait pas était une bonne chose, beaucoup trop louche. Alors ... Alors pourquoi ne pas aller voir celui pour qui l'Alchimiste était là ? Le Dr. Marcoh... Le stratagème allant être employé fit comme un tilte dans la tête de la jeune fille, tabasser l'doc.

    Si elle se mit à courir, se n'était non pas par l'envie de frapper loin de là. Non, juste pour arriver sur les lieux avant que le nabot ne se fasse executer. Le docteur était quelqu'un d'agressif, tirant sur tout ce qui bouge paraît-il. Une voix, une ombre, un bruit derrière la porte et le coup de feu partaitdans la direction du dérangeur. Enfin, tout cela était d'après les dires de Bradley. Le vieux n'avait pas vraiment toute sa tête, sûrement à cause de son corps vieillissant. A force de fréquenter les humains, on finit comme les humains; alors si tout était un peu déformé, cela n'étonnerait pas la demoiselle.

    Zina arriva près de la maison que l'on lui avait indiqué et vit une personne en sortir. Rien de bien grave. Elle s'arrêta, fixant la bicoque un instant. Elle observa Marcoh parmis les ombres mouvantes. Il n'y avait personne d'autre apparement. Action ...

    C'est dans l'élancement rapide d'une légère course puis un salto avant aérien que l'homonculus brisa la fenêtre, arrivant raide comme un piquet devant le docteur. Les légères coupures jonchant sa peau se refermèrent sur l'instant, éjectant les morceaux de verre hors de son corps.


    « Bonjour Docteur, j'ai à vous parler. Il est dores et déjà inutile de me demander qui je suis. »

    Celle que l'on qualifirait de monstre attacha ses cheveux blond dans un chignon rapide et montra l'ouroboros sur sa nuque au docteur, dans un sourire carnassier.

    « Inutile de tenter quoique se soit, ne gâchez pas le si précieux temps qui nous manque... »

    En s'avançant dans de petit pas d'une lenteur laissant envisager le pire, les morceaux de verre sous les pieds de la demoiselle se brisèrent dans un craquement horrible. Elle projetta la table qui la séparait du Docteur quelques mètres plus loi, complètement renversée. Tout commençait bien, il fallait d'abord l'éffrayer. Car même sous des apparences de jeunes filles juvéniles se cache le diable, Marcoh allait l'apprendre. Tout aurait pu continuer, le plan de Zina parfaitement se dérouler si un imbécile n'avait pas défoncé la porte. L'attention de l'homonculus fût détournée, fixant maintenant l'étranger qui s'envoya dans le mur. un blondinet, pas très grand, envoya un simple qui est là, sur un ton apparement énervé. La blonde se mit à sourire de toute ses dents, de façon atrocement carnassière.

    « Oh mais, ne serais-tu pas Edward Elric, le Fullmetal Alchimist ? Nous n'attendions plus que toi mon cher, approche. »

    Zina était à moitié de dos à celui-ci, il pouvait nettement voir l'ouroboros marqué sur sa nuque. Maintenant fallait-il qu'il sâche ce que cela signifiait.Comment allait-il agir ? Pas de façon bête, espérons-le. Il aurait été bête de faire du mal au jeune homme alors que le but premier n'était que de l'aider..
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MessageSujet: Re: Etrange Docteur...   Mar 19 Jan - 20:53

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Obsédé par les portes de la pièce, le docteur Marcoh était loin d’imaginer que quelqu’un pouvait s’introduire de cette façon dans la maison. Il n’avait pas surveillé les fenêtres, erreur grossière de sa part. L’une d’elles vola donc en éclat, obligeant le docteur à se protéger le visage par l’un de ses bras. Il en perdit son arme, qui tomba avec un bruit sourd à ses pieds.

-« AAAHH !!! »


Plusieurs morceaux de verre vinrent se ficher dans son avant bras, traversant le léger tissu de la veste. Une jeune femme était entrée dans la pièce en passant par la fenêtre. Celle-ci prit la parole de façon autoritaire, découvrant un étrange tatouage sur sa nuque. Le pauvre homme était totalement paralysé. Il émanait de cette femme un terrible sentiment de danger, tel qu’il n’avait pas ressenti depuis un sacré moment.

-« Que… Que ?!!! Qu’est ce que vous me voulez ??? »

La table du salon alla soudainement se fracasser contre le sol quelques mètres plus loin. La femme l’avait soulevé avec une telle facilité… Cela acheva de terroriser le docteur pour le moment, qui se recroquevilla en boule contre le mur en hurlant… Il était persuadé que l’armée l’avait retrouvé.

-« NON !!! LAISSEZ-MOI !!! JE NE VEUX PAS RETOURNER LA BAS !!!! »

Alors que la femme continua d’avancer vers lui, le regard du docteur Marcoh tomba sur son arme restée au sol. Il fallait qu’il s’en serve, où alors tout était fini. Il ne voulait pas retourner auprès de l’armée… Soudain, la porte d’entrée vola en éclats, et le responsable heurta durement le mur qui se trouvait en face. Marcoh comme la jeune fille se tournèrent vers le nouveau venu. Un garçon, plutôt jeune… Il ressemblait beaucoup à celui que Barty était venu décrire, un peu plus tôt. Le fameux neveu inconnu…. A priori, la jeune fille le connaissait, puisqu’elle l’interpella avec un air qui fit frémir le bon docteur. Quoi ??? Lui, un alchimiste d’état ??? Tim Marcoh n’en croyait pas ses oreilles… Elle devait se tromper… Quoi qu’il en soit, il en profita pour ramasser son arme et tirer 3 balles sur la femme dans un hurlement de terreur. Puis il partit à quatre pattes, rampant aussi vite que possible pour atteindre la sécurité relative de la table renversée sur une tranche, un peu plus loin.
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Kyushiro
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MessageSujet: Re: Etrange Docteur...   Lun 1 Fév - 15:00

Aussitôt entré, Edward esquissa un pas de recul en entendant la détonation caractéristique des coups de feu d'une vieille pétoire, l'odeur de poudre finissant de le faire frémir. Par réflexe, il avait porté ses bras en croix entre sa poitrine et son crâne, soit les deux zones qui pourraient l'envoyer manger les pissenlits par la racine si les tirs lui étaient destinés ou qu'une balle perdue venait à s'égarer au mauvais endroit. Mais ce n'était évidemment pas lui la cible, et la panique et les rhumatismes n'avaient visiblement pas suffi à empêcher le docteur de viser juste. Le problème étant que même en ayant pris trois balles dans le corps, sa visiteuse nocturne ne paraissait pas s'en effarer, bien au contraire. Elle restait d'un calme surnaturel devant une telle contre-attaque et ne paraissait même pas se soucier des dommages que pourraient procurer les projectiles maintenant logés dans son corps. Ce qui n'allait pas durer, puisqu'un phénomène de rejet eut lieu sans plus tarder, reconstruisant les chairs percées par les munitions que dépensa Marcoh en croyant se protéger pour finalement les faire choir au sol dans une série de légers tintements. Dans cette atmosphère tendue, chacun d'eux était comme la promesse d'une faux s'approchant de la gorge, l'haleine de la faucheuse prête à abattre sa sentence et à faire son office.

Frissonnant longuement, c'est avec le plus grand effarement que le Fullmetal contempla ce spectacle hors du commun, qui ne pouvait aucunement être lié à une forme d'alchimie. Qu'elle use ou non de cercle, elle aurait du réaliser un minimum de mouvements afin de se séparer de ce surplus pondéral fraichement implanté dans sa silhouette ne différant pas de celle d'une adolescente normale. En surface, tout était naturel, mais qu'est-ce qui pouvait se cacher en elle pour déclencher une telle anomalie ? Les yeux écarquillés, l'alchimiste blond ne put que rester pétrifié alors que ses blessures finissaient de se résorber, pour finalement laisser ses chairs intacte. Comme si elle n'avait jamais été impactées par ces perforations qui ne pourraient laisser personne de marbre. Du moins, personne d'humain. Quelques tremblements finirent de témoigner de l'ébahissement de l'amputé devant pareil système de défense, qu'il ne s'expliquait pas. Nulle intervention de son ressort n'aurait pu parvenir à pareil résultat, il en avait la certitude, pour la simple et bonne raison qu'agir sur le corps de la sorte tenait de la transmutation humaine. La pierre...? Possible. Seulement, elle ne paraissait pas porter d'ornement décoratif s'y apparentant de près ou de loin, ni être munie de poches pouvant contenir l'artefact laissant depuis fort longtemps les deux frères sur les dents faute d'indice.

Il ignorait pourquoi, mais un intime pressentiment lui faisait croire que cette fille aux pouvoirs illogiques pouvait être la clé d'une avancée de taille dans ses recherches. Parallèlement, les ordres l'obligeaient à prendre la défense du vieillard pétrifié de terreur maintenant campé derrière sa table. S'il échouait à le ramener en plus de le voir se faire tuer sous ses yeux sans s'interposer, le blâme serait terrible et pourrait sans nul doute aller jusqu'à une mise à pied. Ce qui ne serait pas pour l'arranger. Sur le long terme, il était plus rentable de se faire bien voir de la haute hiérarchie pour poursuivre sa quête en toute quiétude... Et il pourrait toujours l'interroger après l'avoir neutralisée, pourquoi pas en lui cisaillant les tendons ? Ce qui ne l'empêchait pas de se draper de nervosité, n'aimant pas avoir à faire à ce qu'il ne pouvait justifier malgré ses grandes connaissances et sa science infuse. En rajoutait à son malaise qu'elle semblait le connaitre, et pas que de nom : cet être irrationnel l'avait identifié au premier coup d'œil et en détails, encore bien. À croire qu'elle avait un dossier à son sujet à sa disposition... Ce qui impliquerait qu'il ait été suivi depuis une éternité sans s'en rendre compte, une sensation qu'il abhorrait. Tout en elle et en cette situation qu'elle avait générée était exécrable et elle l'horripilait, altérant affreusement ses nerfs pour le rendre particulièrement impulsif, faisant dominer la réflexion par l'instinct.

«
Et merde ! »

Ces deux mots retentirent alors qu'il bondissait vers l'avant, aussitôt suivis du claquement de ses paumes se rencontrant. La fraicheur du métal filtrant à travers le fin tissu des gants ne l'arrêta aucunement au contact de la chair et une pléiade de stries électriques entourèrent son automail supérieur pour remodeler sa forme. Sa structure n'en serait point altérée, seule sa forme : la pièce métallique du sommet s'étira jusqu'à se changer en une longue lame des plus affutées qui n'avait rien à envier aux épées des meilleurs forgerons. Sa course le mena rapidement à hauteur de l'intruse, de face, et il tenta de lui porter un premier coup au niveau de l'abdomen, contournant simultanément ses jambes de la sienne avant de la rabattre brusquement, voulant la faire tomber pour la maitriser une fois au sol.

Il n'y avait plus de mascarade qui soit. C'était quitte ou double.
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MessageSujet: Re: Etrange Docteur...   Lun 8 Fév - 21:32

    A peine Edward entré que Zina l'interpella, l'appelant par son nom et son titre. Ceci semblait étonné, et peut-être un poil horrifié aussi. Qu'importe, n'était-ce pas le but du jeu dans le fond ? Que les deux humains tremblent de peur, qu'ils fassent ce qu'on leur demande et basta ... Mais à peine joissait elle de cette terreur provoquée qu'une, ou plutôt trois, détonations assourdissantes se firent entendre. Une légère douleur se fit sentir entre les côtes de la demoiselle, et son sourire disparut à l'instant même de l'impact.

    Le regard de l'homonculus changea, tournant à un air agressif et animal. Les morceaux de métals s'extraient de son corps, claquant sur le sol d'un bruit cristalin, brisant le silence lourd qui pesait après ces coups de feu. Personne ne bougeait, comme immobilisés par ---- de l'action de rejet. Le blondinet finit par prendre la parole, lançant un juron fort peu élégant puis il s'élança dans une action un peu folle d'attaquer l'homonculus. Transformant son automail en lame tranchante, il se jetta alors sur la demoiselle qui ne bougea pas. Elle attrapa simplement sa lame, la cassant d'un revers de main. puis esquiva le balayge de jambe qu'il tenta de faire.


    « Tu ne devrais pas t'attaquer à plus grand que toi Edward, je pourrais te faire ... »
    Avant de finir sa phrase elle attrapa l'ignard à tresse blonde par la gorge, serrant un peu histoire de lui faire peur et l'empêcher de respirer, mais pas assez fort pour l'en tuer. Elle le plaqua au mur avec violence, pour qui se prennait-il ? Il n'était encore qu'un enfant, gamin écervelé un peu trop prétencieux malgrés le mal qu'il avait pu subir dans son passé.

    « Te faire mal. »

    Alors que Zina lâcher la gorge de l'humain suffoquant, elle se tourna vers la table jetter un peu plus tôt et la décala pour que Marcoh soit visible aux yeux des deux blonds.

    « Docteur, je me fiche pas mal que l'armée soit à votre recherche, il est de mon devoir de remettre ce petit sur la route de la pierre philosophal, je vous prie donc de nous parler de celle-ci. Sinon je me verrais obligée de vous faire très très mal et de prévenir l'armée. Mais cependant, si vous décidez de coopérer, je veillerais personellement à votre déplacement pour que vous puissiez vous cachez en toute sérénité. »
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MessageSujet: Re: Etrange Docteur...   Sam 13 Fév - 17:32

PNJ : DOCTEUR TIM MARCOH




Une fois caché par le bois de la table, le docteur Marcoh jeta un œil à la scène, persuadé d’y voir la femme se tordre désormais de douleur au sol. Que nenni. Une par une, les balles tombèrent sur le plancher, roulant jusqu’à la table. Impossible… Les yeux du docteur s’écarquillèrent et ses mains serrèrent un peu plus fort sa petite arme qui lui semblait à présent une protection bien inutile. Le regard de sa précédente cible était terrible. Quelque chose dans son regard lui fit penser à une femme qui travaillait dans son laboratoire de Central, à l’époque où il était encore dans l’armée…

-« Mon Dieu… »

Le combat s’engagea alors entre cette femme étrange et le jeune alchimiste d’état. Sous les yeux de Marcoh, il transmuta sans cercle apparent son bras automail pour en faire une arme tranchante et il se lança sur la demoiselle. Cette attaque se finit en échec cuisant. La lame fut brisée net par une force surhumaine et le jeune précipité violemment contre le mur. La maison entière en trembla, et Marcoh crut un instant que le corps allait traverser le dit mur, plutôt de faible constitution. Ayant relâché sa prise, la femme s’intéressa de nouveau au docteur et poussa la table/rempart qui le cachait jusqu’à présent. Il crut qu’il allait se faire frapper aussi et dans un geste réflexe de défense, il pointa à nouveau son arme dans la direction de ce monstre. Mais elle ne fit que parler et, au fur et à mesure du flot de paroles sortant de sa bouche, le docteur hallucina encore un peu plus…

-« La pierre philosophale… Mais comment savez vous que… ?»

Voilà des mots qu’il aurait préféré ne plus jamais avoir à entendre… Son regard changea alors, passant de la terreur à une profonde tristesse. Il avait fait tant de mal aux gens avec ça… Cela ne pouvait pas recommencer… Le docteur baissa son arme, cachant ses yeux dans sa main.

-« Je ne peux pas… »

Mais si elle prévenait l’armée… Ses notes seraient retrouvées, et il ne pouvait pas le permettre. Que faire ??? Et pourquoi voulait-elle remettre ce jeune homme sur la piste de la pierre ??? D’ailleurs, n’était il pas de l’armée lui aussi, en tant qu’alchimiste d’état ? A ce moment, pourquoi parlait-elle comme s’il n’en faisait pas vraiment parti ? Tant de questions et si peu de réponses en perceptives, elle ne semblait pas vraiment loquace. Et très solide… Le danger de mort imminent planait dans la maisonnette… Marcoh se cacha à nouveau partiellement derrière la table renversée, et de ce fait se rapprocha de l’armoire dans laquelle il conservait de nombreuses fioles. L’une d’entre elles pouvait faire la différence ce soir.

-«Je ne peux pas en parler, il y a déjà eu trop de morts innocents en Ishbal, cela ne doit pas recommencer !! »


Dans un geste de défi, le docteur pointa à nouveau son arme vers la femme. Il tenterait de viser la tête, cette fois si elle approchait. Elle ne pouvait pas résister à une balle dans la tête, personne ne le pouvait, du moins à sa connaissance…
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MessageSujet: Re: Etrange Docteur...   Sam 20 Fév - 2:41

La valise à la main mais l’esprit qui devait être dedans, Raijko se dirigeait vers un petit village dans la campagne de l’Est. Cet endroit lui rappelait des souvenirs, surtout les odeurs. Le foin fraîchement coupé, les animaux sales qui avait couru toute la journée et les enfants qui retournait voir leur parents après avoir jouer à cache-cache dans le prés, que des images agréables et qui redonnait le sourire a Raï, le temps qu’il oublie un peu tout les problèmes qui lui trottait dans la tête. D’ailleurs, l’un d’eux venait de revenir à son esprit. C’était aussi sa raison de sa venue et peut-être aussi la solution à un autre de ses problèmes.

Le but de sa venue s’était de retrouver Ed. Actuellement, il n’ait pas très influent dans l’armée et pour libérer Winry, il faudrait au moins un Major et l’influence qu’il a pour la sortir de la, surtout si elle est accusée injustement. Après cela par-contre, il n’aura rien à faire ce qui l’inquiétait bien. Il espérait pouvoir suivre Ed. Il se demandait ce qu’il faisait en fait. Avec un peu de chance, il est en train de s’enfoncer dans des problèmes jusqu’au cou. Raï serait occupé pour un bon moment u-u’. Mais bon, fallait se mettre à la rechercher de son nain préféré. Il prit la photo que Winry lui avait remis quand il était parti pour devenir Alchimiste d’état. Elle montrait Ed et Winry pas très longtemps après la réadaptation de sa jambe et de son bras métallique. Il avait donc une bonne idée de quoi il avait l’air. Raï se dirigea d’abord vers un bar pour faire savoir si Ed y était passé. Il vit rapidement que l’établissement était assez vieux. Les tables semblaient vieilles et poussiéreuses comme l’établissement, mais l’ambiance semblait sympathique. Il avança avec sa mallette. Certain villageois le regardait passés, d’autres chuchotaient des trucs comme tiens un autre étranger. Raï se réjouit d’entendre un autre étranger, ça pouvait bien être Ed… ou encore n’importe quel habitant de Est city. En tous cas, il avança vers l’homme qui se tenait derrière le comptoir. C’était un homme dans la cinquantaine, un peu barbu, bien enrobé. Il semblait avoir une hygièene moyenne mais bon c’est pas l’important. Il nettoyait une échoppe tout en le regardant, ou peut-être ne le redoutant. Il devait penser qu’il était justement un inspecteur X).

Bonsoir. Je prendrais une bière.

Il se tira un banc et il sortit sa photo alors que l’homme lui faisait une discutions composé de question genre vous êtes pas du coin vous, que venez vous faire et autres. Il prit sa bière et il en prit une gorgée. Il tendit la photo de Ed à l’homme et prit une autre gorgée.

Est-ce que vous …

PAN PAN PAN! Trois coups de feu explosèrent pas très loin. Rai se retourna brusquement et il analysa facilement d’où le bruit venait. Il posa sa mallette sur la table et il lui demanda s’il pouvait aller la garder, le temps qu’il aille voir ce qui se passait. Trois coups de feu en plein dans le village dans un après-midi ou tout le monde traînait pour retourner chez eux. C’est certain que c’est pas un animal. En plus, ça va être l’occasion rêver de tester le truc qu’il avait terminer dernièrement pour son examen. Il avait construit une sorte de lame cachée dans ses manches et qui s’extirpe lorsqu’il bouge le poignet (Non je suis pas un Gamer u-u). Ca lui avait pris un temps fou mais ca vallait la peine. Il tourna quelques points de rue puis il vit une femme accroupit sur un homme. Espèrons qu’il n’était pas… Il approcha et s’accroupit pour pendre sa pression. Il était vivant. À première vue, il ne semblait pas avoir reçu de balle. Il semblait plutôt qu’il avait la gueule de bois. Il regarda la jeune femme en lui demandant si tout allait bien. Elle avait les larmes aux yeux à cause des coups de feu. Quelqu’un venait de se faire tirer à l’intérieur et le meurtrier devait s’y trouver encore. Alors Rajko fit signe à la dame de rester, ou plutôt de s’éloigner avec le corps de ce gros bonhomme au cas ou le tireur sortirait. Il monta les escaliers de marbres sans un bruit, juste a temps pour voir une femme et le tireur, mais aussi un troisième qu’il ne reconnut pas tout de suite. Apparemment, la femme semblait être touchée vu les trous qu’elle avait dans le ventre… Et a son grand étonnement, les trois balles ressortirent de son corps, comme si elles avaient été rejetées. Ce qui était sure, c’est que cette femme n’était pas humaine. Personne n’aurait pu rester a trois balles comme ça mais surtout le rejeter. C’est alors que le petit blond se lança. C’est là qu’il le reconnut, juste après qu’il ait transmuter son automail en une grande lame. Ed? Qu’est-ce qu’il faisait!? Il allait la tuer! Ah mauvaise réponse. La femme attrapa lame et la brisa à main nue et il l’envoya de l’autre valser contre le mur. Ed semblait sonné. C’est normal, Raï avait senti la vibration quand il avait percuter le mur. Il avait peur pour lui un peu alors il fallait bien qu’il s’arrange pour le sauver et la tuer du même coup. Il n’aimait pas tuer, mais dans ce cas ci, ce sera une exception puisque cette chose n’était humaine. Il écouta ce qu’il disait. Pierre philosophale. Il en avait entendu parler mais rien de plus. Rajko n’avait plus rien a perdre, maintenant elle était de dos. Rajko prit son élant et sauta en sortant sa lame cachée afin de la planter dans son cou en écrasant la femme de tout son poids. Son autre main métallique s’était placé sur le canon de l’arme du tireur qui semblait seulement vouloir se défendre.

Ne tirez pas, je suis venu vous aider.

Sans lui demander, il ferma sa main sur la canon et lui arracha l’arme. Il tenta de retirer sa lame mais elle semblait prise. Raï tira d’un coup sec, mais on dirait que sa lame se brisa.

*Ça sera à rectifier. U-u’*

Il se leva en visant la tête de la femme avec le flingue volé en reculant vers Ed qui reprenait ses esprits. Il semblait pas trop mal en point. Il s’accroupit à coté de lui.

Ed ca va?

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MessageSujet: Re: Etrange Docteur...   Sam 20 Fév - 5:44

L'odeur agressive du plâtre l'écarta de ses songes alors qu'il errait entre deux rives, ni conscient ni assommé. Trente-six chandelles dardaient autour de son crâne en cercle concentrique, jusqu'à ce qu'elles finissent par menacer de lui brûler le bout des mèches, ce qui l'éveilla pour de bon. Quelques pans du mur s'écroulèrent à la fois sur son crâne et ses épaules alors qu'il équilibrait sa position en vue d'une remise debout qui serait de bon aloi pour poursuivre la route. Il ignorait ce qu'était exactement cette intruse mais ça ne l'empêcherait pas de la faire déguerpir d'ici, quitte à devoir la balancer par la fenêtre pour l'éjecter et mettre le médecin hors de danger. Lui pouvait bien récolter quelques blessures, il y était habitué et s'était préparé à avoir la vie dure et son lot de misères en s'engageant, mais la contrepartie était plus qu'il n'en faut pour lui faire ignorer ce danger constant. On lui avait dit que se faire engager pour être alchimiste d'état apportait sa part de troubles, notamment en raison de l'épée de Damoclès qu'est cette affiliation sans avoir besoin d'y greffer quoi que ce soit, mais jamais plus qu'aujourd'hui il n'avait compris ce que cette mise en garde pouvait laisser présager. Il avait vu de tout, des alchimistes au pouvoir si extraordinaire qu'il ne les égalerait jamais en passant par des utilisateurs de duplicatas de l'objet de toutes ses convoitises, pour finir par des chimères fabriquées par la mise bout à bout de morceaux d'un nombre effarant d'animaux sacrifiés au cours d'abominables études sur cette condition hybride.

Mais là, c'était le ponpon, la cerise sur le gâteau. Ça dépassait l'entendement et jetait aux orties son sens du rationnel pourtant si longuement cultivé à l'aide d'une éducation et d'une cervelle bien faites qui avaient élaboré son titre de prodige, avec toute la précocité que cela implique. Il ne pouvait concevoir avec crédibilité l'existence d'une créature à même de survivre à une volée de balles à un point plus que sensibles à de si lourds dommages et pouvant se régénérer sans sourciller, tout cela sans même laisser paraitre de faiblesse consécutive... Qu'était-ce donc que ce monstre caché sous des traits humains, pleins d'une innocence qu'une créature pareille ne pourrait revendiquer même en y mettant tout l'or du monde ? Cet aspect n'était qu'un déguisement factice, une enveloppe investie par une horreur qu'il ne pouvait décrire. Si ses connaissances n'avaient d'utilité que de lui encombrer l'esprit par des divagations parasites, il était meilleur pour son compte de déconnecter le génie qui lui était propre et de s'en remettre à son instinct. Agir avant de réfléchir s'était déjà plus d'une fois montré comme appartenant à ses habitudes, même s'il y préférait l'inverse quand il en avait la possibilité. Mais là, trop y penser ne ferait que le déstabiliser et l'amoindrir davantage alors que ce premier heurt venait déjà de le mettre dans un sale état, venant ajouter une force prodigieuse et surhumaine à la liste des signes distinctifs de la bestiole faussement féminine qui venait de salement l'amocher sans s'en retenir.


« Planquez-vous ! Restez à terre ! » Aboya-t-il de sa voix à la fois compressée et contrite, la prise maintenue par l'atypique gamine blonde venue à sa rencontre le faisant étouffer.

L'oxygène lui parvenait mais après un parcours du combattant éprouvant, et en quantités ridicules. C'était presque pire que de ne pas en avoir du tout, puisque cela lui faisait espérer de pouvoir recouvrer une respiration normale alors qu'il ne captait que quelques bribes d'un air à l'odeur offensive. Si avec cela son humeur de chien ne crevait pas le plafond... Mais quelques phrases bien senties lui firent oublier sa douleur sans qu'il s'en rende compte, le pétrifiant alors qu'il était en suspension au-dessus du sol au point d'en oublier de reprendre ce souffle qui lui manquait tant. Ce qu'elle était, en définitive, il s'en moquait éperdument. Ce qu'il voulait, c'était qu'elle crache tout ce qu'elle savait au sujet de la pierre. Il l'avait tant cherché et maintenant il l'avait, à portée de main... Tout ce qu'il devait faire, c'était l'obliger à parler pour lui dire tout ce que son crâne renfermait à propos de cette concrétisation de la quintessence alchimique, de cette panacée, du centre de tous les miracles. Le principe de causalité était annulé par la possession de cet objet mythique et il venait de recevoir oralement une preuve de son existence... Et également du fait que quelqu'un désirait l'aiguiller sur le chemin adéquat qui finirait par l'y conduire en bonne et due forme. Quand à l'identité de ce mystérieux bienfaiteur, ce n'était qu'une nébulosité de plus à élucider au plus tôt, mais il commencerait par l'artefact en question pour lequel il s'était tant usé les yeux le soir, à lire à la lueur d'une chandelle se mourant de solitude et d'usure pour un adolescent absorbé par de vaines recherches. Jusqu'ici, en tout cas. Même la personne la plus forte de ce bas monde n'aurait pu le retenir après avoir prononcé des mots-clés si lourds de sens à son oreille.

Un balancement bien ajusté l'aida à projeter ses pieds joints vers l'abdomen de son assaillante pour la rejeter à quelques mètres de distance, et ainsi avoir droit au répit nécessaire pour se remettre d'attaque. Ce n'étaient pas quelques plaies et bosses qui allaient le ralentir alors que ce qu'il avait tant voulu créer venait d'apparaitre sous ses yeux par le biais de cette erreur de la nature à laquelle il faudrait, à l'évidence, asséner une bonne leçon. Après tout, n'était-ce pas le sort réservé aux enfants manquant de sagesse et de discipline ? Si sa hauteur ne le différenciait que dans une moindre mesure des bambins susvisés, Edward n'en était pas moins avide de vengeance. La loi du Thalion avait enclenché ses rouages une fois de plus et il était le machiniste, prêt à rendre chaque coup tel qu'il l'avait reçu et même plus encore. On ne se fichait pas impunément du Fullmetal Alchemist, surtout pour aborder ensuite des sujets qui ne feraient que le mettre hors de lui tant par la légèreté avec laquelle ils étaient cités que par l'importance cruciale qu'ils revêtaient à ses prunelles d'ambre. Alors qu'il puisait dans le mur pour redonner sa forme originelle à son automail saboté en un tour de main par la violence que targuait cette visiteuse de mauvaise augure, la situation se compliqua avec l'arrivée d'un protagoniste de plus, qui ne ferait que lui alourdir la tâche, quel qu'il soit... Même si ce n'était pas là un parfait inconnu qui se jouait à cette fête en pleine dégénérescence.

«
Ouais, ça peut aller... » balbutia-t-il sous le coup de la surprise.

Et à en voir le sang-froid avec lequel il géra la disposition du schéma, il avait assisté de l'extérieur à un échantillon de ce qui venait de se dérouler, et avait mis dans cet état le jeune alchimiste. En somme, il venait de mettre le pied dans le piège à loups en connaissance de cause. Masochiste ? Ce serait un trait novateur chez son ami d'enfance, mais l'heure n'était pas à la mise à jour mémorielle de ses connaissances. Quand à ce qui avait fait venir l'intéressé jusqu'ici, c'était un questionnement dont il pourrait se passer pour le remettre à plus tard, une fois dans un environnement plus serein – ou en tout cas, qui ne serait pas hostile à en faire comprendre que le moindre relâchement rimerait avec une mort aussi brutale qu'assurée. Son membre artificiel rétabli après avoir vampirisé les composantes de la cloison à laquelle il s'était adossé pour reprendre des forces, il effectua quelques flexions pour s'assurer de sa mobilité. Si sa pièce d'armature avait cédé sous une pression phénoménale que n'aurait pu prévoir même un esprit aussi brillant que celui de sa mécanicienne, il avait su la reconstituer sans endommager le fonctionnement interne de sa prothèse d'acier. Ce qui lui épargnerait des souffrances bien plus terribles que celles endurées lors de ce combat imprévu, mais non moins disproportionné par rapport à tout ce qu'il avait connu. Il avait l'impression d'avoir été percuté par un immeuble de plusieurs étages en plein éboulement, et c'était peu dire pour illustrer ses sensations. Mais cela ne lui ferait pas faire demi-tour.

« Tu m'couvres, d'accord ? »

Il n'allait bien sûr pas attendre de consentement pour se jeter à corps perdu dans la bataille, aussi désespérée qu'elle soit au vu des aptitudes démesurées de son ennemie. Il n'aurait de cesse de penser que l'ingéniosité peut venir à bout de la pire des brutes si elle est bien utilisée, et qu'une matière grise judicieusement employée peut même aider à retourner sa violence contre lui avec perte et fracas. Et il ne comptait pas rendre l'âme si facilement, quand bien même elle remettrait cela avec encore moins de douceur que lors de la première salve qui l'avait déjà tant abattu. Si elle ne le rendait pas paralytique, il continuerait jusqu'à obtenir des réponses à nombre de questions se bousculant au portique de son esprit en pleine débandade. Un massage du crâne plus tard, il se précipita pour la seconde fois en direction de la responsable du grabuge en cours. Néanmoins, alors qu'il feintait la transformation de son bras en lame, il s'inclina à mi-chemin pour frapper le sol de ses mains après les avoir entrechoquée en un léger tintement métallique. L'empressement l'avait empêché de ménager sa force. Dévoiler le secret de son membre ne le tuerait pas, et après tout, chacun ici était au courant de sa nature... Tant est-il que du sol jaillirent à la fois de multiples lances de constitution minérale plus affutée qu'un fil de rasoir, alors qu'une caricature de main renforcée à outrance pour contenir la musculature négligeable mais performante de l'homonculus et la piéger. Et tandis qu'il gérait la conception de cette poigne de roche et son extension fulgurante vers sa proie, le blondinet tempêta :

« Tu vas me dire tout ce que tu sais sur la pierre, et ça que tu le veuilles ou non ! »
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Zina
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MessageSujet: Re: Etrange Docteur...   Lun 22 Mar - 18:01

    Quelqu'un jailli de l'entrée, une nouvelle personne, un boulet qui venait se joindre à une petite fête privée. Tournant son regard vers celui qui venait d'entrée, Zina se reçue un coup de pied dans l'estomac, lachant ainsi le petit blondinet. L'autre imbecile, enfonça sa lame dans son dos, juste en dessous de son tatouage rougeâtre. La lame se cassa, et pendant un instant, la demoiselle tomba, inconsciente.

    Le noir, cette impression de froid qui vous enveloppe comme une douce étreinte. Etait-ce donc cela la mort ? Tout semblait si calme d'un coup... Une etreinte de pierre serra le corps inconscient de l'homonculus, entre la mort et sa renaissance. Ils pensaient gagnés c'est deux là ? A deux contre un ? Qui plus est, deux hommes contre une dame ? Manque de civilitée totale. Edward lâcha des mots, qui ne se firent pas entendre, du mois qu'en bourdonnement à l'oreille de la jeune fille. Elle lâcha un rire machiavélique, à en glacer le sang. Elle releva la tête, les pupilles fermés, lui donnant un air ainsi des plus sauvages.

    «A deux contres un ? Contre une demoiselle en plus. N'est-ce pas un manque d'humanité totale ? »

    E
    lle tourna la tête vers celui qui s'était invité, plogeant son regard doré dans celui de l'homme qui semblait être alchimist.

    « Tu n'es pas invité à cette fête »

    A
    vec toute sa force, l'Ironie incarnée brisa la caillasse terreuse qui la maintenait prisonnière des deux incapables petits humains. Dans une vitesse déconcertante, elle frappa l'alchimist inconnu au niveau du thorax, juste à l'endroit où se trouve le plexus histoire de lui couper le souffle ainsi que toute motricité. Une fois l'homme plié, elle prit sa tête et l'envoya contre le sol, afin de l'assomer et cela ne manquait pas. Un si faible niveau contre un homonculus, pour qui se prennait-il ?

    « Mêles-toi de ce qui te regarde, minable »

    A
    près avoir réglé le compte de l'intru, elle se tourna vers le FullMetal Alchemist, l'air assassin et dévastateur. D'un pas félin, mais lent, elle se dirigea vers l'alchimist qui lui était de plus haut niveau, donc beaucoup plus drôle...

    « Tu veux des réponses sur la Pierre Philosophale ? »

    Z
    ina continuait d'avancer, s'approchant de plus en plus et insistant sur les mots qui semblait si lourd sur l'atmosphère. Elle était à présent si proche de lui que le souffle chaud de l'humain venait caresser sa peau, juste au coin de sa joue. Elle s'osa à aller plus loin encore, se penchant à l'oreille de l'adolescent. Le souffle de la demoiselle ricochait sur la peau encore enfantine d'Edward, elle aspira son odeur une fois comme un traqueur qui reniffle sa proie, mais beaucoup plus soignesement et discrètement. Le blond était devenu une proie, un jouet fidèle dont la femelle s'occuperait soignesement pour le long de son existance. Elle murmura sur un ton entre le taquinage et la sensualité :

    « Si tu veux des réponses, demande donc à Marcoh, il en sait bien plus que moi. D'ailleurs j'étais venue ici afin de t'aider pour te remettre sur la voie pour laquelle tu es parti de chez toi. »

    E
    lle lâcha un soupir d'aise, allez savoir pourquoi, mais une sensation inconnu la prennait de tout son long. Dan sun léger saut arrière, elle recula d'un mètre, un sourire étrangement plein de promesses et de sincéritée. La blonde se ré-avança un pas, pour être en sorte de tête à tête avec l'achimiste prodige, le fixant dans les yeux. Elle ne se souciait plus de Marcoh, qui devait sans doute être horrifié du spectacle donné.

    « Edward, j'espère sincèrement que tu reussiras ce que tu entreprends. Fais attention, je ne suis pas la seule à te suivre, mais je te promets que je te protégerais. Tu es à présent mon jouet favoris, tu n'as rien à craindre de moi, et ça tout humain ne peut pas s'en vanter »

    E
    t avant que le jeune homme ne puisse répondre de quoique se soit, Zina s'empara de ses lèvres, lui volant ainsi un baiser. C'était pour sceller cette promesse qu'elle fit cette acte, certe idiot, mais provocateur à l'image de la jeune fille. L'inconnu allait sans doute, pas tarder à se reveille ret pourtant, la dmeoiselle allait plus loins encore, passant ses bras autour de la nuque du jeune homme puis le relâcha quelques instants plus tard. Quelque part, c'était peut-être aussi un signe affectif, jurant l'attachement de la demoiselle. Elle avait prit conscience qu'ainsi, elle avait résigné son contrat auprès de Dante et avait prit à pleine main sa liberté. Elle se dirigea vers la porte, lançant un dernie rregard à l'assemblé et disparu, comme elle était venue. Mais cette fois ci par la porte qui n'en était plus vraiment une.


Zina quitte le topic Arrow


[HRP : Mes excuses auprès de tout le monde pour cette attente qui fût longue, j'ai eus quelques petites problèmes de PC et internet ces derniers temps ^^ mais voila qui est réglé.
Mes excuses à Rajko également, pour l'assomer dans ce post, mais il le fallait pour que j'puisse parler à Ed en toute tranquillité ^^]
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MessageSujet: Re: Etrange Docteur...   Sam 27 Mar - 19:05

PNJ : DOCTEUR TIM MARCOH



Tout s’accéléra. Le petit alchimiste conseilla au docteur de se planquer. Il obéit donc, bien à l’abri de sa table renversé, tout en gardant son arme pointée vers l’intruse. Un nouvel arrivant entra soudainement dans la pièce, se ruant sur la dangereuse jeune femme et la transperçant de sa lame. Le corps s’effondra et Marcoh ouvrit des yeux ronds. Etait-elle morte ? Et le petit blond, comment allait-il ? L’inconnu se plaça devant lui, lui enlevant l’arme des mains. Il venait aider. Un miliaire, encore ?? Bon sang, l’endroit n’était plus sûr pour le bon docteur. Avec tout ce remue-ménage, il y avait de fortes chances pour qu’une patrouille militaire vienne mettre son nez dans les affaires du village assez rapidement… Il fallait donc songer à mettre les voiles, et la porte restée entrouverte était très tentante pour vider les lieux, tant que les trois autres se tapaient dessus… Eh oui, le docteur avait parfois un coté très lâche.

L’action reprit de l’intensité. La demoiselle se releva et assomma d’un coup violent l’inconnu qui lui avait enlevé son arme de poing. Puis elle s’intéressa au jeune alchimiste d’une façon très… féminine, mais en même temps prédatrice… C’était le moment de vider les lieux. Marcoh se rua sur son armoire, laissant la jeune fille donner un baiser à sa proie. Il s’empara de la fiole de pierre rouge, l’un de ses péchés et sortit de la maison. Courant à perdre haleine, il s’enfonça dans cette forêt qu’il connaissait bien. Personne ne pouvait le retrouver. Pour le moment…


[HRP : Bon, je clos ce topic au niveau pnj. Dans le cas ou Ed ne revienne pas rp : Rajko, pour un peu plus de logique, on va dire que tu as été récupéré par les habitants du village et qu’ils t’ont soigné, car ils sont inquiets de la disparition de leur docteur et ils voudraient bien en savoir plus. A toi de voir si tu restes jusqu’à l’arrivée de la patrouille dans la journée du lendemain ou pas.]

(Hey, c'est qui qui m'a piqué ma réponse? blaz *meurt*)
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